Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
« Nous pouvons donc dire que la lutte de classe se situe à l'intérieur même de l'agriculture et qu'elle est présente à travers toute une histoire et toute une tradition de combats »
citation d'un paysan travailleur enregistrée au Larzac en 1974
Désormais les militants paysans se voient cantonnés par le contenu écologiste de leur proposition , ou des actions médiatiques , à
la seule adresse , pour la deuxième action , de ceux qui sont sensibles aux questions alimentaires et des qualités des produits traçables
-I)Deux dates dans l'année 2001 ont marqué l'histoire de la bataille contre les OGM dans la Drôme
a)Ce matin, 11 août 2001, dans les localités de
Montségur-sur-Lauzon, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Roussas (département de la Drôme), nous avons décontaminé 4 sites de maïs génétiquement modifié parla société Meristem Therapeutics. La
déssémination en cours portait sur du maïs trafiqué pour que son ADN exprime la lipase gastrique de chien, à des fins médicales.
Dans la société capitaliste industrielle, la course au "progrès technologique" légitime une concentration hégémonique des pouvoirs et des savoirs, aux dépends des
populations, de leur survie et de leur autonomie. Dans le domaine de l'alimentation comme dans le domaine thérapeutique, les OGM représentent le dernier maillon en date de ce processus de
désappropriation de
la maîtrise de nos moyens d'existence. Tout comme il n'y a pas de "bon" nucléaire, l'alibi thérapeutique ne justifie pas plus la poursuite d'un tel processus que les nécrotechnologies
agro-productivistes. Nous ne pensons par ailleurs pas que la codification dans une charte de ce processus de dépossession (cf. "Le Monde" d'avant-hier, page 10) le rende acceptable parce que plus
transparent. Notre intervention faisait suite aux décontaminations récemment opérées en France, Italie, Hollande, et Belgique, sans attendre l'échéance de l' "ultimatum"
fixé au 12 août 2001.
La seule façon de combattre les OGM, c'est de combattre le monde qui les produits.
Rappelons qu'il reste à ce jour dans la Drôme plusieurs sites de maïs génétiquement manipulés :
Monsanto à Pierrelatte et à Salettes, Meristem Therapeutics à Pierrelatte et à Donzère, Biogemma à
Cléon d'Andran et Lagarde Adhemar.
Les limes à grains
« Cette attaque porte contre un embrion monstrueux de l'industrie pharmaceutique implanter dans le ventre fécond de
l'agriculture industriel » René Reisel
Le syndicat confédération paysanne Drome a monté avec les divers écolo locaux l'action de l'arrachage du 26 aout pour masquer la deuxième campagne OGM ( contre l'escroquerie pharmaceutique vendue avec le pacage des campagnes caritatives type Téléthon)
un simple anarchiste
b)le Dimanche 26 aôut 2001, 200 personnes participent à une action symbolique de fauchage de maïs transgénique dans la
Drôme
le syndicat agricole Confédération paysanne a
poursuivi dimanche dans la Drôme (sud-est) son calendrier de destruction
de plants d'essais d'OGM (organismes génétiquement modifiés).
Une parcelle de maïs de l'américain Monsanto a été arrachée à Salettes.
Puis, à Cléon d'Andran, un plant de la société Biogemma, filiale à 55%
de la coopérative française Limagrain, quatrième semencier mondial, a
connu le même sort.
Ces plants en extérieur sont exclusivement destinés à l'expérimentation.
Presque aucune plante transgénique n'est en effet commercialisée en
Europe depuis trois ans, en raison d'un moratoire de l'Union européenne
sur les nouvelles autorisations de mise en culture commerciale.
Au-delà de l'illégalité de ces actions, fortement dénoncée par les
semenciers et plusieurs membres du gouvernement, le ministre de
l'Agriculture Jean Glavany a cherché à apaiser la colère de la
Confédération paysanne en lançant une piste: "faire un tri parmi les
essais".
"Je réfléchis à un dispositif. Mon idée est de prendre en compte
l'intérêt et les objectifs des essais OGM avant d'accorder ou pas une
autorisation d'expérimentation en plein champ", a-t-il déclaré au
Journal du Dimanche.
La recherche publique, qui vise "essentiellement à évaluer les bénéfices
et les risques potentiels des OGM", n'est pas en cause aux yeux du ministre.
i
La société Biogemma, a eu les plants de maïs ont été arrachés dimanche à Cléon d'Andran.
En conclusion qui vaut une reculade face à l'enfer moderne
Cette fois, le secrétaire général de la Confédération paysanne Bernard
Moser:
« a assuré que "ce maïs transgénique n'est pas destiné à produire
des substances pour la médecine humaine" mais bien à "tester leur
résistance aux herbicides".