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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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Sur la journée internationale du 7 octobre


[7 Octobre-Global] P...
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Point de vue sur la Journée Transnationale d’Action des Migrant-e-s

Lors du Forum social Européen d’Athènes plus de 200 groupes d’activistes ont lancé un appel, pour une troisième journée transnationale d’action des Migrant-e-s, autour de la liberté de circulation, une année après Ceuta et Melilla. A travers l’Europe et l’Afrique, les divers collectifs ont préparé actions et manifestations, afin de coordonner des luttes globales.

Actuellement les politiques migratoires ont largement dépassé des choix nationaux et tendent à s’uniformiser à travers le monde. De ce fait, l’Union Européenne a mise en place, une agence, FRONTEX, qui rassemble des acteurs politiques et militaires pour la « gestion globales des migrations ». Suivant l’exemple américain, l’UE souhaite équiper ses frontières stratégiques, au Sud et à l’Est, en utilisant les nouvelles technologies au grand profit des lobbies industriels et militaires, qui s’agite autour de Frontex, dont le siège est basé à Varsovie, en Pologne. L’un des objectifs, de Frontex est l’accompagnement, la formation, voir le contrôle des polices des pays frontaliers. Pour qu'ils acceptent de se dessaisir de leur souveraineté pour le contrôle de leurs frontières, l’UE n’hésite pas à faire pression en utilisant des arguments économiques, comme la signature des prochains accords régionaux de libre échange. Seuls ceux qui possèdent une légère stabilité économique ont la possibilité de refuser, comme l’Algérie ou le Sénégal. En finançant les polices d'Etat autoritaires comme la Lybie, la Tunisie et le Maroc, les pays européen se rendent complices des exactions commises, comme l’assassinat de migrant-e-s.

En Octobre 2005, simultanément des centaines de migrant-e-s ont tenté de passer les frontières à Ceuta et Melilla. Les gardes frontières ont tué quinze personnes, et la police Marocaine a expulsé des dizaines de personnes dans le désert, sans vivre ni eau. L’indignation et la colère a traversé l’Afrique et de nombreuses personnes dans le monde. Le Forum social Mondial Polycentrique en Janvier dernier, a réuni des dizaines de mouvements Africains pour chercher des pistes alternatives à l’urgence de la situation. Cette année, un hommage a été rendu aux victimes de Ceuta et Melilla. Des rencontres et manifestations ont eu lieu à Cotonou (Bénin), et à Lomé (Togo). A Bamako (Mali), un forum des migrations africaines a été organisé. Un rassemblement symbolique s’est déroulé devant les grilles de Ceuta et Melilla, au Maroc.

En Europe des milliers de personnes se sont rassemblés dans de nombreuses villes pour manifester et réaliser des actions. A Bruxelles(Belgique), capitale politique de l’UE, des centaines de personnes se sont retrouvés pour une action « Reclaim the street » sous surveillance policière massive. A Varsovie , dans un climat politique intérieur mouvementé, des activistes se sont réunis pour une « street party », et un certains nombres d’actions. Des réfugiéEs tchétchènes réfugiéEs tchétchènes qui se rendait en bus depuis Lublin à la manifestation, ont été bloqué, trois réfugiés sont sous menace d'expulsion. Les manifestants ont bloqué le bureau des affaires étrangères et de déportation.A Bologne(Italie), des activistes anti-racistes et autonomes, se sont rassemblée devant le centre de rétention pour interpeller les nombreuses ONG et associations qui travaillent avec le ministère des Affaires étrangères. Illes ont exigés la fermeture immédiate des centres de rétentions. Des manifestations se sont déroulées à <a href=" http://italy.indymedia.org/news/2006/10/1161737.php "> Palerme , Milan et Rome. A Londres (Angleterre), environ 500 personnes ont marchés à travers la ville dans une atmosphère festive. Les manifestants se sont arrêtés devant Becket House, l’agence d’immigration, où ils ont remis une lettre, l’ont lu et traduit en espagnol pour les nombreux hispanophone. Une marche s'est aussi déroulé à BirminghamA Vienne (Autriche), après deux actions, 350 personnes ont marchés jusqu’au centre de rétention où fut raconté la situation d’un détenu, et dénoncé les nouvelles lois contre les migrant-e-s., Les manifestations ont rassemblé 400 personnes à Cologne (Allemagne), 700 personnes à Hamburg, 250 personnes à Fribourg. A Lindau, après la manifestation, des activistes ont symboliquement retranscrit le quotidien des migrant-e-s qui tente de traverser la méditerranée sur des bateaux de fortune: illes ont construit un radeau, puis au milieu du lac se sont fait « interceptés » et « amenés » en centre de rétention. A Athènes environ 500 personnes ont marché à travers la ville emmené par des enfants. A Moscou des activistes se sont rassemblées en scandant "Personne n'est illégal". A Lausanne (Suisse), une marche a rassemblée plusieurs centaines de personnes qui s’est transformé en une fête spontanée. A coté d’Amsterdam (Pays-Bas), des activistes ont informé la population de la construction d’un nouveau centre de rétention. A Roterdamm, des manifestants ont occupé un centre de rétention en construction, 8 d’entre eux ont été arrêtés. A Barcelone(Espagne), dans le quartier de Raval, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes. A Malaga une manifestation a été suivit d’un concert. Les associations qui s’étaient rassemblées à RIVAS-MADRID durant le Forum Social Mondial des Migrations ont renouvelé l’appel à signer une charte des droits des migrants. A Gotheborg, un rassemblement s'est déroulé en mémoire des disparus. A Paris LIEN (France), alors que la mobilisation de Cachan a obligé les pouvoirs à reloger les personnes après leurs expulsions, la pression pour la régularisation des sans papiers se poursuit, une marche a été organisé. A Rennes, des activistes se sont enchaînés aux anciens locaux de la police de l’air (PAF) puis ont manifesté contre la construction d’un centre de rétention à proximité de l’aéroport. A Marseille, le 6 octobre, un rassemblement spontané a rassemblé des personnes devant le nouveau centre de rétention du Canet pour exiger la libération de MrAMIR . Plus tard dans la journée la mobilisation a permis a Mme Nouioua et ses deux enfants de 8 et 10 personnes d'éviter une expulsion à l'aéroport. Le 7 octobre, après de l'information sur le quartier multiculturel de Noailles, un festival du film militant a projeté durant 7 heures des films sur la situation au Togo, au Mali et des sans papiers en France.

Au lendemain de cette journée transnationale il est apparent que la mouvance participant aux actions et manifestations, diffuse et polycentrique, a permis de renforcer les luttes locales et globales des migrant-e-s. La force d’une journée comme le 7 octobre 2006 réside justement dans sa diversité, tant aux niveaux des pratiques qu’aux niveaux des réflexions. Il apparaît qu’une importante convergence est possible pour le droit de circulation. Les actions à Bologne ont montré les critiques, partagés par de nombreux activistes, d’un certains nombres d’ONG qui cautionnent –de fait – les politiques migratoires en acceptant de travailler avec les gouvernements. Sur le continent Américain, une seule action a été annoncé sur la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Une possibilité plus grande d’impact, des actions simultanées peut être imaginé avec les mouvements du continent Américain et Asiatique.

Une année après Ceuta et Melilla, une conscience existe que ces drames quotidiens doivent cesser. Pourtant des bateaux partent tous les jours, des migrant-e-s risquent leurs vies tous les jours. Une seule journée d’action est une mince contribution à la lutte globale menée pour la dignité et contre le racisme, surtout lorsqu’en Europe resurgissent les nationalismes. Pourtant ce fragile lien qui nous relie symbolise « un entre deux », un entraide entre les peuples, une ouverture entre les frontières, un intervalle temporel, une faille dans le système, une rage. Appelles le comme tu veux, et préserves ce lien, car s’il casse nous serons tou-te-s, dans la merde.

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* L’auteur de ce texte considère que « Nous sommes tous des Migrant-e-s ». La condition humaine est celle d’un-e Migrant-e depuis la nuit des temps. Ce n’est que récemment, avec l’industrialisation et les Etats-Nations que se sont créés leurs frontières tel que nous les connaissons. Il est urgent d’abolir ces frontières ! Liberté de circulation et de migration
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