Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
note,j'ai trouvé ces textes sur le blog restructuration et jeles publie car cet après midi en rase campagne devant les anciens locaux de Reynoldsà terre de la peinture avec quelques slogans inscrits sur le sol.
Où en est cette lutte ?? et où en est cette société qui doit déménager , surement plus interrressant que la question altermondialiste
Réponse de Danet
Aux salariés de Reynolds.
Certains s’amusent à piocher dans mon passé.
Que les petits thuriféraires de Trosky utilisent la délation publique pour asseoir leur pouvoir.
Cela a toujours été et cela les a toujours marginalisés. Ils peuvent continuer. Ceci n’aura aucune incidence sur la suite des événements. Leur idéologie est morte.
D’autre part, je ne reproche pas à ces personnes d’avoir du temps à perdre, ni même de déduire de leurs recherches des conclusions hâtives et, certes, un peu caricaturales. J’ai l’habitude de ce genre de manipulations et de compilations. Laissons les extrapoler.
Sur le fond, les faits sont tout à fait exacts et ils ne sont qu’un aperçu limité de ma vie. J’ai passé ma jeunesse à lutter contre le communisme et ses avatars, j’en suis fier. L’histoire m’a donné raison et le Mur de Berlin est tombé.
Revenons aux faits qui nous intéressent.
Mr MC est un salarié estimé de tous pour ces compétences. Ce n’est pas un voleur. C’est simplement un homme de conviction qui a force de répéter que l’outil de travail appartient aux salariés a fini par croire à ce dogme. Il s’est auto-intoxiqué par sa propre propagande. Trop sûr de lui, il a agi sans réflexion et sans précaution. Il y a de la naïveté dans sa démarche.
Je ne me fais pas d’inquiétude. Pour lui, tout va finir par s’arranger (amnistie et négociations) et franchement je souhaite cette issue..
Une des missions qui m’était impartie était de stopper la vague de vol d’ordinateur dans l’entreprise. J’ai agi. Manque de chance : le premier a pâtir de ma démarche fut Mercier. Cela aurait pu tomber sur un autre. Il n’était pas question de laisser la situation se dégrader.
Quand aux circonstances de son interception sur la parking en face du local du CE , la version que donnent certains délégués me fait bien rire. Il est vrai que je ne me suis pas laissé faire quand certains ont essayé de m’enlever l’objet du délit des bras.
Je remercie, aussi, certains salariés et délégués de m’avoir insulté copieusement sur le site et au commissariat central de Valence et d’avoir fait pression sur la direction pour que je quitte le site immédiatement. Je suis parti, c’est la règle. De toute façon, j’ai plusieurs cordes à mon arc et sachez que je n’ai aucune rancune vis-à-vis de ceux qui sont allés pleurer (sans aucune pudeur) auprès de la direction.
Franchement, mon but ce n’était pas de nuire aux délégués ni même de les faire tomber de leur piédestal.
Je n’ai rien contre eux. Au contraire, dans des circonstances difficiles, j’ai toujours dialogué avec eux pour résoudre les problèmes et éviter que la situation se délite dangereusement dans l’entreprise. Mais dans cette affaire, les délégués et la direction se sont crus au théâtre. Chacun a joué son mauvais rôle. Les procédures, les décrets et la loi ont tué le dialogue social dans ce pays. Tout devient affrontement.
Sinon je souhaite bonne chance à tous les salariés de Reynolds. J’espère que leurs démarches pour retrouver une vie active seront couronnées de succès. Je sais que se remettre en cause est difficile. Mais c’est la vie et il ne faut pas avoir peur de l’affronter.