Cette semaine c'est l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl le 12 avril 2007, jour d'anniversaire et les lobby nucléaire en toute impunité continuent à intoxiquer, d'assassiner par des cancers multiples et variés. Cette électricité nucléaire bénéficie des heures de pub à la télé. Cette semaine nous donnerons quelques infos glanéEs de ci de là. Au laboratoire anarchiste c'est le mois du nucléaire; voici le lien de la criirad C'est une raison supplémentaire de boycotter les élections nationales. Dimanche 22 avril nous refusons de collaborer avec les assassins du nucléaire;
quelques nouvelles du nucléaire Le chercheur biélorusse réaffirme la nécessité de créer un laboratoire indépendant « pour la vérité sur Tchernobyl » et dénonce les forces qui s’opposent à ce projet.
Le 21 avril 2006, le professeur Youri Bandazhevsky quittait la Biélorussie pour s’exiler sur le sol français. L’ancien recteur de l’académie de Gomel devait ainsi pouvoir poursuivre sous des cieux plus cléments ses travaux sur les conséquences de Tchernobyl. Condamné pour avoir prétendument reçu des pots de vin, celui-ci avait payé au prix fort sa contestation de la gestion biélorusse de la catastrophe et ses conclusions sur les dangers persistants pour les populations vivant dans les régions contaminées. Remis en liberté en août 2005, après six ans d’emprisonnement, le professeur Bandazhevsky était devenu salarié de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD). Avec cette organisation française, il travaillait à la mise en place d’un laboratoire indépendant de recherches biomédicales, avant d’être invité à rejoindre pour une année l’université de médecine de Clermont-Ferrand (ville jumelée avec Gomel et dont il fut nommé citoyen d’honneur). Mise devant le fait accompli, la CRIIRAD n’avait pas manqué de s’interroger sur les conditions de ce départ précipité. A son arrivée en France, Youri Bandazhevsky affirmait alors être venu « dans des conditions tout à fait normales » et restait évasif sur la possibilité de regagner la Biélorussie pour y diriger un laboratoire indépendant [#1]. Face aux enjeux diplomatiques dont il était l’objet, et alors que ses deux filles étaient restées au pays, le chercheur se drapait dans une réserve somme toute légitime. Neuf mois ont passé, et Youri Bandazhevsky ne s’embarrasse plus. Collaborant à nouveau étroitement avec la CRIIRAD, il réaffirme son attachement au projet d’un laboratoire indépendant. Dans l’entretien qu’il a accordé au Courrier, le chercheur met également en cause l’attitude des autorités françaises depuis qu’il a réaffirmé ses positions. Il estime ne pas avoir les moyens nécessaires pour poursuivre ses recherches et prévient « ne plus vouloir être un pion qu’on déplace ». Enfin, il fustige la position des lobbies qui présentent le nucléaire comme l’alternative idéale face au déclin des énergies fossiles.