Hier: Nous avons publié sur le blog un compte rendu de la résistance citoyenne à Privas contre l'expulsion d'une famille algérienne. Pour amener un élément supplémentaire au débat, nous reprenons l'article signé par le journaliste du Dauphiné Fabien Roux Nous pouvons lire : Par communiqué de presse , le préfet a hier matin un discours différent . Il a ainsi affirmé que '' débouté du droit d'asile '' cette famille a fait l'objet d'une mesure d'éloignement [...] et par ailleurs elle avait ''décliné les offres de recours qui lui ont été faites, et s'est embarqué pour son pays d'origine''.
Le compte rendu des faits relatés par le dauphiné différe radicalement de ceux qui ont été indiqué par le communiqué de la préfecture. ''En arrivant au centre de rétention, vendredi , nous avons rencontré le directeur qui nous a dit que nous resterions en attendant de passer devant le tribunal samedi'' de quel tribunal s'agit'il? ''Mais le lendemain à 6 heures , des policiers sont venus nous dire de préparer nos bagages [...]Je leur ai dit que je voulais pas partir!" dans la version du Préfet la famille semble consentante En très peu de ligne les mensonges s'accumulent: qu'ils viennent de la part de l'état nous étonnera pas, c'est dans la logique du pouvoir. Cette expulsion qui a prise une ampleur médiatique considérable par l'intervention sur la radio nationale de la mère de famille mérite de s'attarder sur les faits. Loin de nous de penser et remettre en cause le journaliste la question du mensonge qui sous tend cette histoire n'est pas anodine Le préfet déclare : 1'' la famille a décliné les recours" 2 '' s'est embarqué pour son pays d'orgine'' L'avocat affirme : 1 avoir déposé une requête introductive d'instance la famille leur a dit 1 ''je leur ai dit que je ne voulais pas partir''
Nous espérons bénéficier des éclaircissements dans la presse ou à la radio lundi 7 et que la mobilisation annoncée par le blog de l'astiv ne soit pas entâchée par le doute