Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Il était né après Tchernobyl dans la zone de la fatalité celle qui se trouve entre Pierrelatte et Cruas
Dans une ville moyenne dotée par le nucléaire , il a entendu parfois au détour des conversations que le carabe rodait auprès des habitations. Né dans une ville grassouillette du nucléaire, il savait qu'il était de ceux qui jamais accéderait à la poudre d'or du nucléaire. Il avait essuyé les plâtres du nouveau dispositif carcéral EPM . Il n'en avait jamais entendu parler auparavant . Pris dans les filets de l'
éducatif carcéral . Il avait bien tenté de s'échapper par deux fois par des T. S comme ils disent les ceux qui comprennent . Au détour d'un conciliabule il avait appris qu'il ne sortirait pas de la toile d' araignée éducative , il devait partir plus tard vers un CER de haute Loire. Ce n'était pas la liberté espérée , celle qui permet de faire les rencontres aléatoires permises par le hasard.
En haute Loire chez les bouseux, lui le gamin de la ville on allait lui apprendre à se comporter, à exprimer correctement ses souffrances et arrêter de faire « des passages à l'acte ». Tout cela c'est bien trop compliqué comme ils parlent les éducs. . Ils n'ont pas pu entendre le cri de la liberté celui qui ont fait brûler les draps au sans papiers dans les centres de rétention à Vincennes où ailleurs. C'était tout simple il avait pris ses vêtements pour les brûler. Comment se fait 'il que toute la bonne conscience de gauche des ''éducateurs'' n' a pas compris? Ils soutiennent bien à St Exupéry les sans papiers . Peut- être parmi ceux qui entourent les derniers moments du ''jeune montilien'' ont parlé de la manif du 19 janvier. Mais c'était inexorable pour lui la décision de '' Voilà un garçon qui avait pris un mois ferme avec un projet d'aménagement de peine en Centre de placement immédiat (CPI).'' . Il ne lui restait plus que quel que jour pour s'échapper de la machine à broyer.
Il avait bien compris que le fichier conservera la trace indélébile ( avec l'électronique maintenant ça vous poursuit de partout). On sait ça nous dans les quartiers lorsque les Keufs nous arrêtent même avec un gentil sourire. Noms , prénoms lieu de naissance, quand c'est pas nom du père et de la mère
à l'énoncer tout s'embrouillait dans sa tête avec l'ordi embarqué, ils pouvaient le suivre tout le temps, comme les éducs maintenant qui ne lui lâchent pas la grappe .
Bonjour la liberté. Le papillon s'est envolé.