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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:57


Privés de carnaval, les Martiniquais ont fait monter la tension d'un cran, mardi 24 février, à Fort-de-France, selon un schéma voisin de celui de la Guadeloupe, voilà quelques semaines. La nuit a été émaillée d'échauffourées entre des jeunes et les forces de l'ordre. Plusieurs magasins ont été pillés. Des barrages enflammés ont coupé plusieurs grandes artères de la ville. Un coup de fusil a été tiré, sans faire de victime.

Dans la journée, quelque 2000 manifestants avaient encerclé la préfecture, aux cris de "Négociez, négociez !", tantôt secouant les grilles, tantôt dansant aux rythme des tambours et reprenant en cœur des mélopées.

A la mi-journée, les représentants du patronat qui voulaient sortir pour passer à table, ont été contraints par force de rester à celle des négociations.

Dans la soirée, l'ambiance est devenue survoltée : pneus brûlés, poubelles incendiées et caillassage de la préfecture. Vers 18 heures, une quinzaine de jeunes masqués, armés de barres de fer, de pneus et de bidons d'essence ont fait irruption dans les jardins, repoussés par le service d'ordre du "Collectif du 5 février 2009", qui mène le mouvement social.

Il a fallu plusieurs suspensions de séance, avant que les discussions ne reprennent, entre le Collectif et les élus locaux, puis entre ceux-ci et les patrons.

La Martinique fait encore le grand écart. Les syndicats demandent 354 euros d'augmentation pour tout le monde, alors qu'au bout d'une nuit de négociation, le patronat a proposé des hausses entre 10 et 60 euros mensuels. Les discussions doivent reprendre jeudi.

La journée de mercredi est attendue avec inquiétude. Le 25 février, mercredi des Cendres, on brûle et on pleure le roi du Carnaval. "Mais ce n'est pas Vaval qui va brûler demain, pronostiquait un manifestant, c'est la préfecture".

Discussions en sous-main en Guadeloupe

En comparaison, la Guadeloupe est restée étrangement calme, mardi. Pas de petit hélicoptère rouge et jaune pour débarquer, comme d'habitude, le préfet et ses deux médiateurs - affublés en douce autour de la table de négociations du sobriquet "les médiums". Pas de tambours à la capitainerie, ni de grand meeting à la Mutualité. Les discussions ont eu lieu en sous-main, sur la base de solutions imaginées entre Guadeloupéens et non par "la France", comme on dit ici.

Le LKP a refusé d'emblée, comme le proposait François Fillon, de mélanger les revenus du travail et les prestations sociales (le RSA) pour parvenir aux 200 euros demandés. Il y est d'autant plus opposé qu'il a en mémoire le précédent fâcheux de 1975. L'allocation de parent isolé, appelée par les Guadeloupéens  allocation de femme seule", créée par Valéry Giscard d'Estaing, a fait des dégâts considérables dans cette société matriarcale. Peu de couples y ont résisté. Car bon nombre de femmes ont eu des enfants de pères différents pour cumuler les allocations.

Le Collectif a également récusé les fourchettes d'augmentation proposées par le gouvernement - de 50 à 120 euros - le patronat s'accrochant au prix plancher. La solution à l'étude est celle des petits entrepreneurs de l'UCEG (Union des chefs d'entreprise de Guadeloupe), à laquelle se sont ralliées toutes les autres organisations patronales sauf le Medef.

Ces petits patrons ont les reins moins solides que d'autres, pas d'assurances ni de provisions pour des grèves, et hâte que le conflit se termine. Ils proposent un système transitoire, applicable sur trois ans, concernant 40 000 salariés qui touchent actuellement jusqu'à 1,4 smic : 50 euros accordés par les patrons, 50 euros venant des collectivités locales et le reste de l'effort consenti sous forme d'une exonération de la CSG et de la CRDS.

Elie Domota, Jean-Marie Nomertin et quelques autres leaders du LKP sont partis en trombe de la Mutualité, vers midi, pour boucler l'accord avec les collectivités locales.

De son côté, le Medef, propose une augmentation qui n'excèderait pas 90 euros, intégrant les primes et le 13e mois. Ce qui rend inéligible au dispositif un grand nombre de bas salaires. Provocation aux yeux du LKP, le Medef exige par ailleurs que les salaires soient gelés jusqu'en 2010.

"On laisse passer le carnaval et on va resserrer les boulons", menace un membre du LKP. Alors que les représentants des collectivités locales doivent rencontrer le premier ministre à Paris, jeudi, l'Etat avait décidé mercredi, de jouer la politique de la chaise vide à Pointe-à-Pitre et d'annuler pour le deuxième jour consécutif la réunion plénière de négociations. Un mercredi de cendres.

Béatrice Gurrey et Benoît Hopquin
Le Monde, 25 février 2009
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 09:44
Depuis 3 jours dans le journal local , les reproducteurs de la propagande policière , encore une fois , on montre du doigt les jeunes qui habitent  dans les quartiers à l'extérieur de la ville,
A chaque fois le même refrain qui fleure bon  le racisme contre ces  jeunes dealers qui roulent en grosse voiture,
 

Des voitures neuves pour transporter la drogue

Tout commence le 7 février 2008 à Reims quand des douaniers saisissent dans un véhicule 11 kilos d'héroïne et 5 kilos de cocaïne. Les suspects prennent la fuite, mais des éléments permettent de raccrocher l'affaire à Valence et Villefranche-sur-Saône. La police judiciaire de Lyon est saisie de l'enquête et commence son travail.

«Nous avons eu beaucoup de mal dans cette enquête à identifier les véhicules utilisées pour l'importation de la drogue. Grâce à notre coopération avec les polices allemandes et néerlandaises, nous avons appris que le réseau avait un complice en Allemagne qui fournissait des véhicules "clairs", c'est-à-dire non volés et achetés juste avant les faits, pour les opérations d'importation. Selon l'enquête, on impute à ce réseau une douzaine d'opérations d'importation. Et on constate qu'entre les deux saisies, il y a eu une montée en puissance. En fait, les bénéfices réalisés étaient réinvestis dans de plus grandes quantités de drogue», expliquait hier le chef d'État-Major de la D.I.P.J. de Lyon.

Des dealers qui montaient en puissance

Le 1er février, les policiers montent une opération et prennent en chasse depuis la frontière belge une puissante BMW M5. Au barrage de Courcy, les policiers coincent les trafiquants avec des véhicules et des herses. Qu'à cela ne tienne, les dealers emboutissent un véhicule de police et traversent les herses à toute allure. «Finalement, l'interpellation s'est passée en douceur au centre-ville de Reims et nous avons fait cette importante saisie. Un des individus a été interpellé immédiatement et son complice un peu plus tard à Paris.»
Le démantèlement de ce réseau pourra peut-être permettre de comprendre comment Valence était devenue une plaque tournante du trafic d'héroïne sur le sud Rhône-Alpes.

presse bourgeoise.

 


ça suffit !!

j'ai trouvé un text poème  :

Compte d'Apothicaire

A dormir debout 

Prendre des pillules

pour dormir

prendre les pillules

pour supporter le métro

bosser pour les pillules

prendre des pillules

pour bosser

de telles façon  que

les plus grands pontes de l'industrie

chimique

se retrouvent à cheval

entre deux horares d'avion

entre deux coups de téléphone

entre deux déjeunet d'affaires et

suivent fiévreusement la tendance des cours de la bourse

et prennent des pilules pour dormir.

bosser prendre des pillules

pour tout ourne rond?

Non -mais ça va pa la tête?

9 septembre  1974

Robert

ce texte aussi soulève un voile différent  . "La fausse conscience gauchiste  ferait bien de lire quelques textes de référence."

"Le cadre est donc, toujours incertain et toujours déçu, au centre de la fausse conscience moderne et de l'aliénation sociale. Contrairement au bourgeois, à l'ouvrier, au serf, au féodal, le cadre ne se sent jamais à sa place. Il aspire toujours à plus qu'il n'est et qu'il ne peut être. Il prétend, et en même temps il doute. Il est l'homme du malaise, jamais sûr de lui, mais le dissimulant. Il est l'homme absolument dépendant, qui croit devoir revendiquer la liberté même, idéalisée dans sa consommation semi-abondante. Il est l'ambitieux constamment tourné vers son avenir, au reste misérable, alors qu'il doute même de bien occuper sa place présente. Ce n'est point par hasard (cf. De la misère en milieu étudiant) que le cadre est toujours l'ancien étudiant. Le cadre est l'homme du manque : sa drogue est l'idéologie du spectacle pur, du spectacle du rien. C'est pour lui que l'on change aujourd'hui le décor des villes, pour son travail et ses loisirs, depuis les buildings de bureaux jusqu'à la fade cuisine des restaurants où il parle haut pour faire entendre à ses voisins qu'il a éduqué sa voix sur les haut-parleurs des aéroports."

Comme Lundi lors de l'émission de radio labo . nous mettions le doigt sur l'importance du combat contre la psychiatrisation de la société.

ce texte là est fort important aussi :

"Le chomage conduit à l'incapacité . Le fait de manger une fois sur trois , d'être continuellement angoissé  de trouver un job , est déjà néfaste , celui d'être vu  comme un fénéant  aussi; quand ensuite il résulte de cela une marginalisation , le psychiatre ne remonte pas aux causes socio-économiques, il prend des effets pour des causes , et plutôt que de voir le dénuement résultant du chômage , il parle de toxines sécrétées par le cerveau , préférant trouver un moyen d'anéantir la protestation muette." lettre reçu au Laboratoire suite à l'émission de radio

extrait d'un livre intitulé "faire de la maladie une arme ",  texte  écrit par groupe SPKauprès duquel Georges Cipriani a milité

"Prenez la carte médicale et voyez votre cerveau, colonisé et gouverné par des noms (et par des méthodes médicales correspondantes !) comme Parkinson, Alzheimer, Bleuler etc., votre estomac par Billroth, votre cou avec la glande thyroïde par Basedow, vos muscles et votre comportement (peut-être soi-disant hystérique) par Charcot et Freud et liez tout ça avec ce que les Marxistes ont écrit sur l'impérialisme, à une époque encore très éloignée d'un soi-disant marché libre, et aujourd'hui avec un impérialisme autour de la banque des organes. Un impérialisme qui trafique par exemple avec des organes d'enfants, ici et maintenant, de même qu'il a trafiqué avec des pays et des peuples comme signalé dans les oeuvres de MARX.
Dans les temps encore plus longtains, il existait des cartes astrologiques où les maîtres de votre cerveau portaient des noms comme Lune ou Cancer et où les maîtres de vos muscles s'appelaient Mars etc. Ces noms anciens qui représentent quand même, encore aujourd'hui, des voies empruntées ainsi que des banques d'échange pour d'autres démons et diables, possédants et obsédants, intéressés par l'impérialisme, mais ennemis certains à toute révolution, aussi bien en matière sociale que cosmique (kosmisch-soziale Revolution)"



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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 08:55
remerciement  au jura libertaire
Tenter de s’évader pour un prisonnier, c’est comme se mettre en grève illimitée pour un travailleur. C’est refuser de se laisser écraser, d’être transformé en marchandise corvéable et jetable, détruite dès qu’elle n’est plus rentable ou qu’elle refuse d’accepter les lois économiques d’un
État au service des riches et des possédants.

Il devrait être impossible pour un cerveau sain d’imaginer qu’un être humain puisse en enfermer un autre. Alors, que dire de l’acceptation si répandue de voir des prisonniers emmurés à vie ou presque ? Ce délire de la longueur des peines a atteint son paroxysme. Et pour cause : vingt ans en moyenne, c’est devenu une mesure du temps, d’un temps économique, calculé, rentabilisé, c’est le temps d’un crédit bancaire, c’est le temps de l’«éducation» d’un enfant… C’est dans ce climat de misère que l’opinion publique ne parvient même plus à concrétiser ce que peuvent représenter vingt ans d’enfermement : juste parce que l’être humain a fait sienne les idées d’individualisme en croyant qu’il pourrait s’asseoir à la table des puissants. Pourtant aujourd’hui n’importe quel «pauvre» devrait comprendre que les prisonniers que l’on enferme ne sont pas dangereux pour lui, mais qu’ils servent de boucs  émissaires, de repoussoir pour tenter de calmer toute envie de résistance. Quel danger peuvent bien représenter Christophe Khider, Antonio Ferrara, Pascal Payet pour ne citer que les plus connus, à côté de voleurs patentés comme, entre autres, Marchiani largement grâcié par son ami Sarkozy, ou un vendeur d’armes responsable de la mort de milliers de personnes comme Jean-Christophe Mitterrand. Chaque fois qu’on ne voit pas que c’est un semblable, un frère qu’on tente d’éliminer, on accepte de continuer à se laisser exploiter.


Une évasion, ou une tentative d’évasion
n’est pas un fait divers, c’est un geste de survie d’un être humain que l’on tente de faire mourir à petit feu dans des prisons bunkers où l’isolement sans limite est la règle : cela fait plus de six ans que Antonio Ferrara subit un isolement total, sans jamais voir la lumière du jour, menotté et entravé au moindre de ses déplacements, privé de tout contact avec quiconque si ce n’est des surveillants surarmés, appliquant ce régime nommé «Icare».

Une évasion ou une tentative d’évasion
n’est pas une scène d’un mauvais film devant lequel frémissent des millions de téléspectateurs, c’est le refus d’accepter l’hypocrisie d’une justice qui condamne à des peines sans limites, à des peines de mort à peine déguisées. Il y a peu de temps, 10 prisonniers longues peines de la centrale de Clairvaux avaient même demandé que soit rétablie pour eux la guillotine, préférant l’euthanasie à l’agonie infinie. Un directeur de prison a affirmé lors d’un procès que pour lui il valait mieux dix «suicidés» qu’un évadé ! Pas difficile à vérifier quand on voit le nombre de morts derrière les barreaux pour le seul mois de janvier 2009.

Une évasion ou une tentative d’évasion
ce n’est pas un jeu, c’est un acte où les prisonniers mettent leur propre vie dans la balance car les agents de l’administration pénitentiaire et les policiers ont pour ordre de tuer, dès qu’ils le peuvent, les candidats à la belle. Pour preuve, aucun blessé chez les surveillants durant l’évasion de Fresnes de 2003. Aucun blessé, aucune violence physique pendant l’évasion et la courte cavale de Christophe Khider et Omar Top El Hadj. Dans les deux évasions, les seuls blessés sont les évadés ou leurs amis.

Une évasion ou une tentative d’évasion
ce n’est pas des «monstres dangereux et sanguinaires» lâchés dans la nature, c’est des êtres humains qui veulent retrouver un peu de liberté même s’ils savent que de toutes façons, dans la plupart des cas, il y a un mur devant eux.

Une évasion, ou une tentative d’évasion
ce n’est pas un coup pour rire, ce n’est pas une provocation : ce sont, une fois les prisonniers repris, des années d’isolement, de transferts au quatre coins de l’Hexagone, un traitement spécial ; ce sont autant de peines infligées aux familles et aux proches même lorsqu’ils ne sont pas déclarés «complices». Et pour ceux qui ont cherché à arracher par amour un emmuré de son tombeau, c’est le début d’un calvaire carcéral  et judiciaire : comment ne pas comprendre qu’une mère, un frère, une compagne ne supporte pas l’idée de laisser crever un proche. Christophe Khider était, avant l’évasion de la prison de Moulins, libérable en 2045… Et si les médias, le pouvoir, présentent ces hommes et femmes à qui il reste encore un peu d’humanité comme des parias, c’est pour essayer de faire accepter à tout un chacun que la prison, le contrôle à tous les niveaux, le tout sécuritaire serait le remède aux dysfonctionnements de cette société fondé sur le profit pour quelques uns au détriment du plus grand nombre ; c’est pour justifier la construction de nouvelles geôles, histoire de continuer à battre un record d’emprisonnés. Ils construisent, dans l’urgence, des nouvelles prisons comme hier ils bâtissaient les barres des cités  de banlieue : ils préparent de nouvelles maisons de correction pour les enfants, des prisons spécialisées pour les détenus grabataires, d’autres pour les malades mentaux (près d’un tiers de la population pénale est atteint de troubles psychiques graves), des prisons souterraines pour les détenus dangereux…

Fermeture des quartiers d’isolement.
Fin des longues peines.
Solidarité avec les évadés,
leurs familles et leurs proches.

Par courriel, 24 février 2009
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 06:56
italie retention



De violents affrontements entre des sans-papiers et la police au centre de rétention de Lampedusa (Italie)
Depuis quelque temps circule l'idée qu'il est nécessaire de militariser les centres de détention pour migrants (CPT en italien). Aujourd'hui la situation dans le CPT de Lampedusa est devenue insupportable. Depuis ces épisodes bien connus qui ont vu les citoyens de l'île se mettre en grève générale, il y a eu plusieurs évasions de migrants, sans parler des tentatives de suicide. Ces épisodes sa'joutent aux affrontements avec la police, affrontements qui ont aussi impliqués et les natifs de l'île, que la police avait confondu avec des migrants et qui donc "méritaient", pour reprendre l'expression de la ligne dure adoptée par le gouvernement à leur encontre, d'être frappés avec des matraques. Au même moment, les expulsions vers la Tunisie ont commencé, et les vies d'une centaine de femmes ont été mises en péril quand l'incendie a éclaté dans l'ex-base de l'OTAN de Loran, où elles avaient été transférées à cause de la surpopulation et des conditions de détentions déplorables dans le centre. Pendant ce temps, les autorités judiciaires d'Agrigente ont commencé enquêter sur les irrégularités rapportées au centre de réception de Lampedusa. Ces initiatives de la justice ne peuvent toutefois se comparer à la montée de l'indignation populaire contre ces centres de rétention inhumains, et les appels, les péttions, les mobilisations et la solidarité ne cessent de s'étendre.
18.02.09 Le contrôle de la situation est complètement perdu suite à la révolte des migrants qui a commencé le 17 février. Le centre de Lampedusa, qui n'est pas aux normes anti-incendie, part facilement en flammes. Le maire de Lampedusa dénonce le danger de la situation et demande la démission du ministre Maroni. Voir la vidéo sur :

http://www.c6.tv/archivio?id=3017


Au lendemain de la révolte qui a partiellement détruit le CRA de Lampedusa, 27 tunisiens ont été transférés au CRA de Turin sur un vol de la compagnie Air Italy.
 Pour faire de la place aux rebelles de Lampedusa, toutes les prisonnières du CRA de Corso Brunelleschi (Turin) ont été libérées. Meme si beaucoup d’entre eux sont blessés, ils ont encore la force de lutter. A leur arrivée, ils commencent tout de suite une grève de la faim qui entraine aussi les autres prisonniers déjà présents. La nouvelle circule. A 17h30, quelque dizaines d’anarchistes et antiracistes solidaires se sont rassemblés en face du CRA. Au son de cris, zik, tam-tam, pétard et fumigènes, les détenus renversent les poubelles dans la cour et balancent les matelas depuis leurs cellules, sous les yeux des flics. Avec les micros de "radio blackout",on a fait résonner dans toute la ville de Turin la voix des prisonniers, et leurs histoires. Histoires d’arrestations absurdes, insensées, histoires de tabassages, foutages de gueule et cachetons dans la bouffe. Et surtout, beaucoup d’envie de liberté. Avant de repartir, vers 21h, les manifestants crament des pneus, du bois et des poubelles sur la rue, contraignant la police à appeler les pompiers. Mais il y a des incendies qu’aucun canon à eau ne pourra éteindre.

20 fevrier 2009. CPT de Turin. la grève de la faim continue. Il y a eu une manifestation car un détenu a eu son parloir refusé. Au moins la moitié des prisonniers du camp de Corso Brunelleschi (Turin) sont encore en grève de la faim pour obtenir la libération immédiate de tous, comme les femmes ont été liberées hier. Et, ils ont démenti de cette manière la fausse rumeur de quelques journaux citoyens selon lesquels les sans-papiers protestaient contre l’arrivée des gars de Lampedusa.

Ensuite, il y a eu une manifestation devant le CPT en solidarité avec une femme qui s’est fait violemment virer par les gardiens du lager, alors qu’elle venait donner un pack d’habits à un parent detenu.


Consorzio Sisifo (Catania) (0039) 095430365


Blu coop (Agrigento) (0039)0922608938

Ils adhèrent a Legacooperative

Ecoute la Manifestation de Turin enregistrée sur radioblackout http://www.autistici.org/macerie


 Télécharger toutes les pièces jointes  
Appel manif2.pdf
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affiche Mmanifestation.pdf
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fly Manifestation.pdf
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sSamedi 28 février à 17h manifestation devant le CRA de Nimes




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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 06:17


Un état démocratique en Palestine ? En 1969, le Fateh, principale organisation palestinienne, dirigée par Arafat, déclarait dans son programme : « Nous combattons […] pour créer […] une Palestine progressiste, démocratique et non confessionnelle dans laquelle chrétiens, musulmans et juifs auront la liberté de culte, travailleront et vivront en paix, jouissant de droits égaux ».

L’impasse des « accords de paix », la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, la dépendance de l’Autorité palestinienne à l’égard d’Israël et de l’impérialisme, rendent illusoire la viabilité d’un Etat palestinien à coté de l’Etat sioniste. Elles réactivent le débat sur les perspectives. Trois positions se dégagent dont certaines sont antagonistes (2).
En 2008, une pétition signée par des personnalités palestiniennes (3), dont certaines liées à l’Autorité, constatant que l’existence de deux Etats est irréaliste, propose l’annexion pure et simple des territoires de 1967. La lutte nationale est abandonnée, l’objectif n’est plus que la lutte pour l’égalité dans un Etat unique qui reste sioniste. Cette position est saluée par une partie de la gauche israélienne, en particulier celle liée à la IVe internationale, trotskiste, comme une « approche intéressante ». Elle est une capitulation devant le sionisme.
La deuxième position est celle d’Abna el Balad (les fils de la terre) (4) .  Cette organisation, créée en 1969 dans les territoires de 1948 (Israël), se bat pour un Etat unique et pour le droit au retour des Palestiniens. Elle ne reconnaît pas l’Etat sioniste et refuse de participer aux élections à la Knesset. Elle est très fortement réprimée par les sionistes. Elle organise des Palestiniens, arabes comme juifs. Selon une de ses dirigeantes rencontrée en juillet 2008, les membres juifs de l’organisation ont été multipliés par cinq au cours des dernières années. En juin 2008, Abna el Balad a organisé à Haïfa une conférence sur le droit au retour et l’Etat laïc et démocratique, qui a rassemblé des Palestiniens de toutes origines (300 à 400 personnes). Le contenu de la déclaration finale reprend des positions similaires à celles de la brochure de 1970.
La troisième position est exprimée par le marxiste Adel Samara (5). Il caractérise le mouvement palestinien comme un mouvement national et de classe. Il considère qu’Israël est indissolublement lié à l’impérialisme et bénéficie de l’appui des bourgeoisies arabes. Pour lui, si le but est limité à un Etat démocratique et laïc, le sionisme ne sera pas entièrement démantelé. Le pouvoir économique et politique restera entre les mains de la bourgeoise sioniste. Il juge insuffisantes les positions d’ Abna el Balad. La lutte palestinienne doit s’inscrire dans la révolution arabe et mondiale contre l’impérialisme et le capitalisme. Seul le socialisme permettra la ré-appropriation de la terre et du pays par le peuple palestinien. Il propose la nationalisation de toutes les terres et l’expropriation du capital. Il reconnaissait lors d’une réunion tenue à Paris en 2008, que ce but est encore lointain, compte tenu et des trahisons de la gauche palestinienne (6) et de la faiblesse de la gauche anti-sioniste en Israël.


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:24


lien vers:http://www.netvibes.com/assr38#Fac38

IUT En grève Valence est dans le mouvement/

Université en grève

Le SNESUP a reçu ce matin une invitation de la Ministre à une réunion vendredi 27 février.
Vous trouverez ci-dessous le texte de ce courrier et la réponse faite ce jour par le SNESUP.
L’INVITATION DE LA MINISTRE :
Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Secrétaire Général,
J’ai le plaisir de vous confirmer l’invitation de Madame la Ministre pour une réunion des organisations syndicales représentatives siégeant au comité technique paritaire des personnels de statut universitaire (CTPU), destinée principalement à présenter les orientations du travail mené par la médiatrice, Madame Bazy-Malaurie, dans l’objectif d’arrêter de concert les principes devant conduire à la rédaction du nouveau texte du projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs.
Bien entendu, la discussion pourra porter également sur tous les sujets d’intérêt commun que vous souhaiterez aborder dans le cadre de cette rencontre. Cette réunion se tiendra le vendredi 27 février à 10 h en salle Hubert Curien, 21 rue Descartes 75005 Paris. Je vous remercie de bien vouloir confirmer la représentation de votre organisation auprès de moi-même ou de
mon secrétariat (secretariat.marchand@recherche.gouv.fr).
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Secrétaire Général, à
l’expression de ma considération distinguée.
Dominique Marchand, Cabinet de la Ministre
LA REPONSE DU SNESUP
Madame la Ministre,
En réponse à l’invitation transmise par D. Marchand pour une réunion le vendredi 27 février 2009 à 10 heures,
voici notre réaction :
Le SNESUP s’étonne que devant l’ampleur de la crise qui touche le monde universitaire et l’intensité de la mobilisation qui en résulte depuis plusieurs semaines sur tout le territoire national, vous proposiez une simple réunion technique, qui peut passer pour la répétition du CTPU. La contradiction subsiste entre les propos publics que vous tenez et les revendications exprimées par la mobilisation et par le SNESUP.
Notre organisation vous rappelle avec force que l’attente préalable des collègues est l’annonce explicite du retrait des projets que vous avez rendus publics. Le mouvement de protestation a mis en avant quatre sujets au coeur du débat :
- le retrait du projet de décret statutaire concernant les enseignants-chercheurs ;
- le retrait du projet actuel de mastérisation de la formation des enseignants et de leur recrutement ;
- le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires et la révision de la politique d’allocation des moyens ;
- le maintien du rôle des organismes de recherche et l’abandon du nouveau projet de contrat doctoral.
C’est bien sur l’ensemble du dossier que doit porter une réunion qui permettrait de sortir de la crise que votre politique a provoquée et qui associerait toutes les organisations syndicales et les collectifs investis dans le mouvement. Cette sortie de crise suppose qu’une telle réunion se déroule hors des bases pré-contraintes que vous dessinez pour l’heure, à savoir la simple réécriture du décret statutaire par la médiatrice, sans en revoir les principes. Dans ce cadre nouveau, le SNESUP pourrait prendre toute sa place dans les négociations.
Recevez, Madame la Ministre, l’expression de notre considération.
Jean Fabbri, Secrétaire Général
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – FSU

78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – PARIS
Tél. : 01. 44. 79. 96. 21. – 06.59.12.69.81. – Fax : 01. 42. 46. 26. 56.

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 12:57

voir les votes à  Lyon 2, les faschos hors de la fac Stendhal


La 4ème Coordination nationale des universités exprime son exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis de son mouvement et de ses revendications, vis-à-vis de l’ensemble de la communauté universitaire.

Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées.

En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ».

Motion 1

« De la maternelle au supérieur »

Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des disciplines et des statuts nationaux.

La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».

Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce mot d’ordre début mars.

Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées. Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du 14 mars à Montpellier.

Motion 2

“Pour une nouvelle loi”

La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS, les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation et de véritables négociations.

Motion 3

La 4ème Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 reprend à son compte les motions votées dans les Coordinations précédentes, avec l’ensemble des revendications qu’elles contiennent, et l’appel du CNRS voté le 12 février. Nous continuons à exiger :

- le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)
- la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels (revalorisation du point d’indice et intégration des primes dans les salaires)
- le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants
- la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.

La coordination nationale des universités appelle à intensifier la mobilisation et les luttes en cours. Elle soutient les revendications de la Coordination étudiante du 14-15 février. Elle soutient les « désobéissants » qui refusent dans les écoles de mettre en place le soutien individualisé, et demande l’arrêt immédiat des sanctions contre les enseignants du primaire.

Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois .

Motion 4

Solidarité avec les étudiants

La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.

Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).

Calendrier national

- 24 février : multiplier les actions en direction du public.

- 26 février : journée nationale de manifestations.

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:29


Source : Rhône-AlpeSolidaires

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l'Etat montre sa volonté d'abandonner les missions qui sont les siennes quant à l'accueil, l'information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale.

 

Il marque son désintérêt pour les pratiques d'accueil et de conseil, qu'elles soient mises en oeuvre lors d'activités collectives ou d'entretiens individuels. Ces missions d'utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l'Etat. 

 

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d'information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !  

 

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l'Etat est la fermeture programmée d'un grand nombre de ces lieux d'accueil individuels et collectifs.

 

L'Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l'article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73. 

L'Etat ne doit pas supprimer les lieux d'écoute et de parole, mais les développer. 

L'Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer. 

L'Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd'hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.  


Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,

Nous avons lutté pour les obtenir. Luttons ensemble pour les défendre !  

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez en ligne la pétition.

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:16

texte donné par le blog restructuration

La salle d'audience du tribunal des prud'hommes de valence était archi pleine hier. tellement même que les portes ont du rester ouvertes afin que tous puissent entendre les plaidoiries. En effet, beaucoup d'anciens reynolds était là. Maître Meyer représentait les plaignants. L'audience s'est tenue en deux fois. D'abord, les plaintes de deux anciens cadres ont été plaidées, puis ce fut le tour des employés.
Au cours de sa plaidoirie, M Meyer a insisté sur l'aspect strictement juridique des questions posées. Il s'agissait donc de savoir si :
  • D'une part, le périmètre d'appréciation retenu par Newell (l'usine Reynolds) pour arguer de difficultés économiques était pertinent. Ou s'il était plus pertinent, comme le soutenait sa plaidoirie, de retenir l'ensemble de la division écriture du groupe Newell.
  • D'autre part si la décision de fermer l'usine était réellement nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité.
C'est en effet en répondant à ces deux question que l'on pourra juger de la cause réelle et sérieuse des licenciements. Pour cela, la plaidoirie a rappelé l'historique des faits ainsi que les données comptables qui permettaient de voir que l'usine Reynolds supportait notamment un niveau élevé de charges du groupe. Ont été aussi évoqués les manques criant en ce qui concerne la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), ainsi que les baisses significatives des investissement sur les moyens de production.
La plaidoirie de M Meyer a presque durée 1:30 ! Plaidoirie vivante et nous l'espérons, convaincante.

Même si on ne peut attendre de moi une grande objectivité sur ce sujet, il faut reconnaitre que la plaidoirie de la partie adverse était assez peu convaincante. Moins sans doute par le faible niveau de charisme de l'avocat, tout parisien qu'il soit, que par la cruelle absence d'arguments crédibles. Naturellement, il a joué sur les chiffres, expliquant par exemple que certes, les bénéfices de la fermeture de Reynolds n'avaient pas été immédiats, mais on commençait à en voir les effets ! Je crois que cette seule affirmation suffit à faire sourire, n'était l'aspect dramatique de cette histoire, n'importe qui un peu au fait de ce qui reste de cette marque. Mais l'argument dont tous se souviendront, et qui a fait pouffé la salle entière, c'est l'évocation du nouvel an chinois comme une des causes qui ont rendu la délocalisation de la production peu efficace. Il fallait oser !
Une affirmation aussi, a été faite à plusieurs reprises, et autant que je me souvienne, elle est absolument fausse. A propos des rumeurs de fermeture, au début de cette triste histoire, l'avocat a affirmé que ce genre de rumeur courrait sur le site à chaque venue de M Leclerc. C'est la première fois que j'entends ça et je crois que c'était le cas de toute la salle. Enfin, sur le reclassement, l'avocat a parlé de 90 % de gens reclassé, ce qui est un peu excessif !

Le délibéré est pour le 23 avril 2009.

Espérons que les juges soient convaincu de notre bon droit !



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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:07
On en a rêvé, ils l’ont fait.

Comme il était prévisible, la municipalité de gauche (PSOE [
Parti socialiste, au pouvoir à Madrid (État espagnol), à Séville (gouvernement autonome d’Andalousie), et à la tête de la municipalité de Lebrija] et IU [Gauche Unie. Petite coalition politique créée à l’origine par le PCE et des socialistes «indépendants» avec la participation active de divers groupes d’extrême-gauche trotskistes. IU connaît depuis des années une crise permanente, revers électoraux, perte d’influence dans les syndicats, avec hémorragie de militants, de cadres… Récemment, les groupes d’extrême-gauche ont quitté le navire et tentent de former une force «anticapitaliste» sur le modèle du NPA de France. IU ne participe pas au gouvernement à Madrid mais s’allie avec le PSOE dans les régions et les municipalités.]) n’a pas répondu à la demande de la population qui, à trois reprises, est descendue dans la rue pour demander la création d’une Bourse du travail transparente, sous contrôle d’un comité d’habitants et du syndicat CNT (anarcho-syndicaliste) et une juste répartition du travail censé être créé par les mesures économiques «anti-crise» décidées à Madrid par le gouvernement Zapatero.

Le 18 février dernier, a donc eu lieu une grève générale dans cette localité andalouse de 26.000 habitants. D’après le porte-parole de la CNT, seul syndicat appelant à la grève, Victoriano Vela, celle-ci a été suivie à 90%, chiffre confirmé par la police locale d’après le quotidien El Confidencial.


Le mouvement a été général : grandes surfaces, agences bancaires, entreprises de services, secteur de la construction, jusqu’aux kiosques, boulangeries, cafétérias, petits commerces… tous fermés ! Seuls quelques bars et une station service sont restées en activité. Une manifestation de 1500 personnes s’est formée en direction du Mercadona, seul supermarché demeuré ouvert sous haute protection policière par la volonté de la municipalité d’en faire un enjeu contre la grève. Ensuite, les manifestants décidèrent de repartir dans l’autre sens et de se diriger vers la mairie afin de montrer leur colère contre l’équipe municipale, relais local du gouvernement espagnol.

Jusqu’à 21 heures, un piquet d’une centaine de personnes est resté aux abords du supermarché resté ouvert grâce à la présence policière.

Au cours de cette journée, le gérant d’une superette explique qu’il a fermé son commerce pour appuyer la grève afin que «l’argent qui arrive soit partagé de manière équitable et qu’il serve à ce qu’il y ait du travail».

D’après un conseiller municipal du PP (opposition de droite) la municipalité devrait recevoir au moins cinq millions d’euros du gouvernement central pour les travaux publics (construction d’un parking) et des emplois municipaux temporaires. Tout l’enjeu de cette lutte est d’en finir avec le favoritisme, les emplois réservés à ceux qui ont la carte d’un parti ou syndicat de gauche.

Si le PP et le Parti Andaluciste (opposition municipale) ont déclaré soutenir la grève pour des raisons d’opportunité très politicienne, les petits patrons qui lors des précédentes manifestations avaient fait mine de soutenir le mouvement, se sont bien évidemment ralliés au front anti-grève.

Partis et syndicats de gauche contre la grève

La municipalité a décidé de mener une intense campagne contre la grève dans un véritable déchaînement de mensonges, de criminalisation, de lynchage contre les initiateurs du mouvement. Par un déploiement policier sans précédent qui a créé un climat de tension, de harcèlement contre les grévistes tout le long de la journée. Guardia Civil et police locale postées à toutes les entrées de la ville, patrouilles permanentes, contrôles des piquets de grève, protection du seul supermarché ouvert…

Elle a pu compter sur les forces politiques et sociales qui la soutiennent. Et d’un silence médiatique quasi parfait. Localement, l’association des parents d’élèves a lancé un appel contre la grève et «à la responsabilité de tous les parents afin qu’ils emmènent leurs enfants à l’école comme une journée normale car beaucoup travaillent en dehors de la commune et n’ont personne à qui confier la garde des enfants».

Dans la ville de Lebrija, les organisations PSOE, IU, CCOO [
Commissions Ouvrières. Syndicat longtemps dirigé par le PCE. Aujourd’hui les sociaux-démocrates y sont majoritaires, le PCE gardant quelque influence dans certains secteurs.], UGT [Union Générale des Travailleurs, syndicat socialiste]… ont multiplié les appels contre la grève et ses organisateurs. IU qui est l’organisation la plus «à gauche» s’est distinguée en allant le plus loin dans la campagne de dénonciation de la grève et a lancé «un appel à la responsabilité de tous pour que la journée de mercredi se déroule dans la normalité la plus absolue, en respectant le droit au travail et le libre exercice de leurs activités les citoyens et citoyennes de Lebrija qui gagnent par leurs effort leur pain et celui de toute la famille». Dans la journée, c’est de ce secteur qu’ont été lancées les attaques les plus féroces contre les organisateurs de la grève, appelant à ce que la Guardia Civil «contrôle» les piquets…

Pour le responsable des CCOO cité par un journal local proche de la municipalité, «une grève locale dans une ville ne fait que dévier l’attention sur l’origine du problème. Si nous devons aller à la grève générale, nous irons mais ensemble, pas seulement une petite ville.» Il rappelle que son syndicat participe à différentes commissions d’embauche, que ce soit au Service andalou de l’emploi ou à celui de la municipalité de Lebrija et que cela suffit pour «garantir» la clarté dans le fonctionnement de ces organismes. Pour Felipe Pereira de l’UGT, tout au long de leur histoire, CCOO et UGT «ont travaillé et solutionné les problèmes de beaucoup de camarades» et d’ajouter qu’«en des temps obscurs naissent de faux prophètes».

Pour la presse, c’est plus simple. Soit la grève n’a pas eu lieu car elle n’a pas fait l’objet du moindre article, soit elle a été un échec car les manifestants n’étaient que 150 (!) et tout s’est passé normalement…

Pour la CNT de Lebrija, le bilan est tout autre. Cette grève a été un succès. C’est la première grève générale contre le crise capitaliste dans l’État espagnol, même si elle s’est déroulée à une échelle locale.

Retour au local justement : c’est aussi la première grève générale dans l’histoire de Lebrija, avec notamment la fermeture des grandes surfaces, objectif qui n’avait jamais été atteint même par le secteur historiquement combatif des agriculteurs. Une lutte contre le caciquisme, les notables, toute une camarilla de petits bureaucrates, de professionnels du syndicalisme jaune, tout un système de petits arrangements entre amis, de partage du pouvoir et de ses avantages à quelques-uns…

Le blocus total de la presse et la réaction des forces politiques et syndicales de gauche est le signe de la panique qui s’empare des différents pouvoirs devant les capacités de lutte et de transformation que le peuple peut acquérir et exercer directement comme cela se passe à Lebrija. Le blocus médiatique n’a pas atteint ses objectifs car toute la population de la commune sait à quoi s’en tenir sur ce qui s’est passé. La seule conséquence a été pour les organisateurs de la grève (CNT et Comité des Citoyens) de redoubler d’efforts, de diffuser des milliers de tracts, d’affiches, de multiplier les contacts dans les entreprises… Sur la réaction des forces organisées, Victoriano Vela de la CNT note que «le plus dur est de voir confirmée la soumission totale vis-à-vis du PSOE dans laquelle se trouvent beaucoup de collectifs et d’organisations, quelque chose qu’on n’arrive pas à comprendre, c’est terrible».

Si la grève a été un succès dans ce qu’elle a démontré de la détermination des habitants de cette commune, bastion historique de la gauche, elle n’a pour l’heure rien obtenu sur la revendication principale : une Bourse du travail contrôlée par le Comité des Citoyens de Lebrija (composé majoritairement par des chômeurs) et la CNT en lieu et place d’un bureau d’embauche de la municipalité socialiste dans laquelle n’interviennent que les «amis» des CCOO et UGT. Et, au-delà de cette bourse, la fin des licenciements, des heures supplémentaires, une juste répartition du travail. En toute logique, lutte continue donc…

Ça bouge ailleurs…

D'autre part, à Martin de la Jarra, petite ville de 2000 habitants, également de la province de Séville, des ouvriers constitués en assemblée se sont enfermés dans la Mairie pour demander la création d’une Commission municipale pour l’administration des fonds publics que vont fournir la communauté autonome d’Andalousie et le gouvernement et que dans cette commission soient représentés les partis politiques, les syndicats et une commission d’ouvriers au chômage.

Les ouvriers exigent également la transparence absolue aussi bien dans les contrats avec les entreprises que pour les embauches en donnant la priorité aux projets qui créent le plus d’emploi et donnent la possibilité de futures embauches.

L’Assemblée des chômeurs appelle à une «cacerolada» (concert de casseroles) devant la Mairie en appui à l’occupation. L’Assemblée des chômeurs qui se déclare indépendante des partis et associations proteste parce que la municipalité veut destiner les fonds du gouvernement du plan «anti-crise» à la réalisation de travaux d’envergure, ce qui obligera à les sous-traiter à de grandes entreprises et non à l’embauche des chômeurs de la localité. Ils demandent «la clarté dans les embauches et que soit favorisé le travail des résidents» de cette localité.

  21 février 2009.
Sources : El Confidencial, Kaosenlared, La Haine, Rebeli­ón, ADN.es


Une ville d’Andalousie se mobilise contre le chômage


«La municipalité embauche toujours les mêmes», dénoncent les habitants qui ont manifesté trois jours dans la même semaine pour créer une «Bourse de l’emploi transparente et sans favoritisme», pour que l’argent qu’ils vont obtenir de l’aide anti-crise soit répartie à travers cette Bourse. Les habitants craignent le «favoritisme» du PSOE et de l’UGT. Cette mobilisation a rencontré le soutien de l’associaton des PME de la commune lors d’une autre réunion. Une première manifestation a réuni plus de 500 personnes qui, après avoir parcouru les principales rues de la ville, s’est terminée devant l’Hôtel de ville où des slogans ont été scandés en direction de la maire, Maria Fernandez, «Mari Fernandez le peuple a faim», «Mari soit raisonnable ou les gens vont t’abandonner» et «Une répartition équitable du travail».

Lors de la troisième manifestation, les manifestants étaient entre 2500 et 3000, ce qui est plus qu’imposant pour une localité de 26.000 habitants. La CNT avait reçu le soutien de tous les groupes politiques représentés au Conseil municipal sauf le PSOE.

Lors de cette manifestation, on pouvait entendre des slogans tels que «Nous voulons travailler, pas mendier» ou «Contre le chômage, la lutte des travailleurs». La manifestation s’est terminée par un meeting au cours duquel Victoriano Vela, porte-parole de la CNT, a rappelé à la maire Mari Fernández (PSOE), qu’elle ne peut pas «indéfiniment faire la sourde oreille à la voix du peuple» et a exprimé l’intention du syndicat «d’appeler à une grève générale pour le 18 février si le Conseil municipal ne répond pas favorablement à la juste demande du peuple».

Alasbarricadas s’est rendue vendredi dernier (6 février) à Lebrija, petite ville sevillane de 26.000 habitants, où nous avons assister à la manifestation qui ce jour-là a parcouru les rues du village et avons pu rencontrer le camarade Victoriano Vela, 35 ans, travailleur de la construction et l’un de ceux qui, en tant que militant du syndicat local de la CNT, ont impulsé les manifestations qui ont eu lieu la semaine dernière dans la ville, exigeant une Bourse du travail sous contrôle populaire qui fournisse des emplois aux chômeurs de la localité. 

Voici le contenu de l’entretien que nous avons eu avec lui.

Comment est née cette mobilisation et quelles sont leurs revendications ?

Eh bien, les choses ont commencé à bouger en octobre dernier, lorsque des camarades se sont présentés au local syndical, en abordant le problème du recrutement dans les services de la Ville, le clientélisme total qui y règne à un point tel que les postes ne sont donnés qu’à des gens proches du PSOE. 

Il est connu que sur les 500 candidats qui se sont soumis aux examens du Conseil municipal seuls 20 ont été approuvé. Il est absurde que des maçons aient ratés le test pour ouvriers non qualifiés, alors qu’ils sont qualifiés dans leur métier, que c’est ça qui devrait être exigé et non autre chose. Parce que la question est qu’il y avait un examen écrit et que la majorité d’entre eux peuvent difficilement réussir, parce que je peux être le meilleur à manier une pelle, mais ne pas être capable d’écrire un roman. Car, que demande la Ville à un maçon, de construire un bâtiment ou d’écrire le Quichotte ? Ce système n’a aucune logique, il est conçu pour maintenir tout le monde en dehors et permettre de choisir pour les postes de travail uniquement les fidèles à l’administration municipale. Et ça, les gens le savent et c’est pourquoi il y a tant de colère. 

Nous avons créé une commission au sein du Syndicat pour étudier cette question et trouver un moyen de créer une Bourse du travail juste, transparente, qui évite le favoritisme. Le sujet a été débatu et il a été convenu que la meilleure chose à faire serait de créer deux Bourses du travail, une pour le régime agricole et une autre pour le domaine général, cette dernière devant être divisée par métiers (peintres, soudeurs, maçons…), sous la surveillance et le contrôle de la municipalité et du Syndicat. Les contrats seraient de trois mois au lieu de six pour que le travail doit être mieux réparti. Par cette Bourse serait évaluées la situation économique dans laquelle se trouve chaque famille afin de créer de nouveaux barêmes. L’idée est que tous les travaux commandés par le Conseil municipal doivent passer par la Bourse et que le travail soit bien réparti, qu’il y ait une rotation. 

Le 31 janvier, nous avons convoqué une réunion pour discuter de cette question à la Maison de la culture de la ville. 250 personnes se sont présentées. Le local s’est retrouvé trop petit et les gens ont décidé aussitôt de sortir en manifestation jusqu’à l’Hôtel de ville. 

Le lendemain, même chose, mais nous ne sommes plus 250 mais 300, et plus de gens s’ajoutent encore. Dans la manifestation précédente à celle d’aujourd’hui (vendredi 6) il y avait 500 personnes. Aujourd’hui, comme vous l’avez vu, nous avons été 2500. Le maire ne peut pas continuer à se boucher les oreilles et à refuser d’écouter la voix du peuple.

Avez-vous prévu de prendre d’autres mesures, en plus des manifestations et les rassemblements devant la mairie ?

Oui. Si à la date du 18 février la maire n’a pas répondu aux demandes de la population nous appelleront à une grève générale qui paralysera Lebrija et lui démontrera, si jamais elle ne l’avait pas encore réalisé, ce que veulent les gens.

Comment pouvons-nous soutenir votre lutte, de l’extérieur ?

Le grand problème que nous avons, c’est de l’argent. Avec les cotisations et quelques contributions extraordinaires nous parvenons à peine à payer le loyer du local syndical et toutes les moyens nécessaires pour soutenir cette lutte : système de sonorisation, chaises, tables, affiches, autocollants, tracts… Toute aide économique nous serait bienvenue. Toute contribution financière peut être faite sur le compte suivant, qui est celui du syndicat : 2100-2615-11-0110294467. 

Et bien sûr, nous envoyer des messages de soutien, ce qui signifie un super encouragement pour nous.

Nous sommes dans les prémices d’une grave crise économique qui frappe déjà très fortement les familles ouvrières, que pensez-vous que nous puissions faire pour lutter contre les effets de la crise dans nos maisons ?

Il n’y a pas de recette universelle, et certainement ce que nous faisons ici, à Lebrija n’est pas très utile pour une ville comme Madrid, où le problème n’est pas le clientelisme. Mais cela peut être un bon exemple pour les autres villages de l’Andalousie qui sont dans la même situation que nous. 

Ce qui est clair c’est que les travailleurs doivent s’organiser, nous avons besoin de nous unir dans des syndicats forts, indépendants, dynamiques, où les décisions nous les prenons toutes nous-mêmes. Nous devons prendre l’initiaive, ne plus avoir peur et agir. Si nous les travailleurs nous nous réunissont pour résoudre nos problèmes, rien ni personne ne pourra nous arrêter et nous pourrons obtenir ce que nous proposons.

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