
Je ferais mieux de lire le journal de Mickey, au lieu de mes déprimantes feuilles de chou gauchisantes, satiriques, écolo ou décroissantes…
Hier, je lis le numéro de mai de “La décroissance”, consacré à la célébrissime “Malbouffe” : de quoi entamer une grève de la faim illimitée !
Ce matin, c’est le jour du Canard, qui ne trouve rien de mieux que de sortir une sombre histoire de plats cuisinés de grandes marques contaminés par de l’huile de vidange d’origine ukrainienne importée par la société qui possède la marque “Lesieur”. Inutile de préciser qu’un boycott de cette marque s’impose ! Ce lot acheté à bas prix pour des raisons lucratives est toxique, mais nos chères autorités ont autorisé la commercialisation des produits qui en contiennent moins de 10%… Ca ne vous rappelle pas le funeste écoulement des stocks de sang contaminé ? Ni responsables, ni coupables, etc…
Il y a donc en ce moment même dans nos hypermarchés des produits de grande marque et au prix fort, assaisonnés à l’huile de vidange ukrainienne toxique…
Quand va-t-on les empêcher de nuire, ces empoisonneurs patentés, dont le seul but est le profit à tout prix, même si le prix est celui de nos vies ?
Le dossier commence pourtant à être lourdement chargé !
- Ils foutent 10 fois trop de sel dans leurs aliments, non seulement pour leur rendre un peu le goût qu’ils n’ont plus, mais aussi et surtout pour nous donner soif
et nous faire acheter les boissons qu’ils vendent aussi.
- Ils utilisent à gogo les acides gras trans (par exemple dans les frites ou les chocos BN de vos gamins !) sous forme d’huile de palme hydrogénée, parce que c’est pratique et surtout pas
cher.
- Ils balancent 27 couches de pesticides sur les pommes. ***
- Ils gorgent leurs yaourts et leurs plats cuisinés d’arômes artificiels à peine sortis de labos de chimie
- Ils “élèvent” les animaux dans des camps de concentration épouvantables.
- Ils leur font bouffer n’importe quoi, des céréales OGM, quand ce n’est pas des carcasses pourries de leurs congénères, comme aux vaches folles ou aux saumons.
- Ils dévastent des régions entières d’Espagne ou du Maroc pour produire a vil prix et sous serre des fruits insipides qui parcourent des milliers de km en camion, et exploitent les esclaves du
21ème siècle, ceux dont Sarkozy ne parlera pas dans les écoles.
- Leurs produits n’ont plus aucun goût, et ils veulent imposer partout leur uniformité.
- Pour faire des économies, ils achètent désormais leurs matières premières dans le monde entier, jouant sur le prix anormalement bas du transport, et utilisant des techniques non évaluées telles
que l’irradiation des aliments. Une part croissante des produits que nous ingurgitons vient de Chine, d’Inde ou d’ailleurs, et l’exemple de l’huile Ukrainienne coupée à l’huile de vidange montre
que plus personne, pas même les industriels, n’est capable de garantir ce qu’il y a dans les assiettes.
- Ils inventent sans arrêt des produits purement marketing pour gogos dans de beaux emballages en plastique qui n’ont aucun intérêt pour les consommateurs qui se laissent piéger mais beaucoup
pour les actionnaires (cf les fromages light, l’eau fluo, Actimel, Danacol…)
- Les marchands de produits laitiers vantent leur teneur en calcium, alors que tout semble prouver qu’ils sont surtout responsable d’obésité et de cholestérol)
- Sous de fallacieux prétextes hygiénistes, ils veulent aseptiser tout ce qu’on bouffe, (cf les camemberts AOC) et éliminer toute production artisanale.
- Ils veulent nous faire croire que leur flotte hors de prix contenue dans de polluantes bouteilles en plastique est meilleure pour la santé que l’eau du robinet, comme Nestlé avait jadis fait
croire au femmes africaines que son lait en poudre était meilleur que le lait maternel.
- Ils veulent généraliser les OGM (on peut rigoler 5 mn sur la mascarade parlementaire d’hier, mais il ne faut pas se réjouir trop tôt : ils reviendront évidemment à la charge jusqu’à parvenir à
leurs fins)
- Ils voudraient même pouvoir qualifier de “bio” des produits contenant jusqu’à 30% d’OGM
- Ils augmentent leurs prix de manière démente en prétextant l’augmentation du coût des matières premières
- Ils ferment ou délocalisent des usines dès que les actionnaires jugent que les profits sont insuffisants
- Ils entraînent les gamins dans des “néfastes food” où se cultivent dès le plus jeune âge obésité, diabète et maladies cardiovasculaires.
- Et enfin ils nous inondent d’un dégueulis continu de pub mettant en scène des familles idéales avec de beaux enfants blonds, et veulent nous faire croire sans rire que leurs produits sont
savoureux, naturels, et bons pour la santé…
morceau de lettre réponse de Guirardhie. publié après des commentaires sur son texte - livre "lettre aux survivants" non publié " en Français à ce jour
Je comprends que celui qui confesse ou craint d’être tombé dans l’abîme souhaite ne pas s’étendre sur la description du négatif. Je comprends moins, si ce n’est comme symptôme d’une hypnose de l’angoisse, qu’ensuite, entre un reniement et un autre de thèses grossièrement mal comprises, il ne se lasse pas de répéter, comme une litanie plaintive, la liste non exhaustive des maux du monde (que personne, hors les hordes de serviteurs volontaires, ne réfute) sans y opposer une dynamique minimale d’opposition active.
Peut être parce que, se sentant tombés dans l’abîme on se sent survivant seulement à ses propres espérances de révolution, cette dernière devient un mythe abstrait qui habite en filigrane, comme un souvenir de touriste,le sentiment d’impuissance qui domine le monde. Une magnifique photographie devant la vitrine à peine fendue d’une banque, outre le fait qu’elle constitue une preuve à charge très utile à la répression, n’est qu’une variation politisée de soi- disant vacances intelligentes. Une autonomie qui se réduit à faire les provisions pour les temps terribles que désormais tous annoncent en cœur, rend ces temps inéluctables. Je me bats pour une autonomie qui évite cet avenir. Les temps actuels suffisent et prodiguent de quoi satisfaire tous les cauchemars et toutes les souffrances.
Pour les survivants qui ne sont pas encore précipités dans le gouffre il y a mieux et plus urgent à faire que de compter et de dénoncer d’un ton aristocratique le troupeau des zombies authentiques ou présumés qui repeuplerait l’abîme. Il faudra bien partir du constat partagé de ce qui est pour nous le négatif, de manière positive cependant, en se dirigeant ailleurs, si on veut se donner une chance de réinventer le monde- planète et ne pas se contenter de créer des boucs émissaires à notre impuissance à vivre.



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