Le Laboratoire
Tu te « responsabilises » par rapport à la dégradation de la planète, en triant tes poubelles, en économisant ton eau, ton électricité,… en te serrant
la ceinture pour permettre aux magnats de l’industrie de continuer leurs pollutions en toute tranquillité !
Ça c’est de la responsabilisation !!!
Parce que c’est une façon de faire accepter l’austérité. Economiser l’eau, le gaz, l’électricité,…
« Sauver la planète » disent-ils. Belle astuce pour faire passer leur besoin de nous serrer la ceinture !
Et pourquoi pas arrêter de respirer ?! Et on n’en est pas loin !
Pendant qu’on nous empoisonne et qu’on nous met de plus en plus de chicanes, ils se pavanent à des sommets où se négocient les permis de polluer. Tout s’achète et tout se vend. Les émissions de
gaz toxiques ça rapporte !
Toi, petit, tu dois te serrer la ceinture, pour que les grands de ce monde puissent continuer à s’engraisser.
Et si tu acceptes ces restrictions, ne nous fais pas croire que c’est par grandeur d’âme ! C’est avant tout par rapport à ce que tu as dans ton
portefeuille ! Ça fait écho à ces atavismes : épargner, "le bonheur c’est pour l’au-delà",… avec lesquels on nous a matraqués pendant des siècles. Tu économises sur la qualité de ton
alimentation, sur la qualité de ton sommeil,… tu t’empêches de vivre … pour le bien de cette économie qui détruit tout sur son passage.
Dans ce monde tout est argent. Et pour te faire accepter cette servitude sans broncher, l’Etat l’entoure d’un bel emballage vert écolo !
"C’est toi qui pollues !"
Les maîtres de ce monde veulent te faire porter le poids de leurs crasses. Ils te culpabilisent.
Facile ! Un des piliers de cette société c’est le sentiment de culpabilité sur tout et pour tout.
Le résultat : on te fait ainsi porter le tonnage d’excréments des grandes usines sans scrupule.
La société nous culpabilise d’être là, de vouloir vivre, prendre du plaisir, respirer, boire de l’eau, de vouloir faire des enfants, … ça entame son profit. Elle ne nous tolère que comme
machine à produire. Tu as seulement droit à ce qu’il te faut pour retrouver tes forces et retourner travailler le lendemain. C’est tout !
Grâce à la culpabilisation bien ancrée en nous depuis des siècles, cette campagne d’austérité fonctionne à merveille. Nous nous sentons redevables et tous coupables de cette soi-disant « richesse » dans laquelle nous vivons !
Mais de quelle richesse parlent-ils ?
On veut nous faire croire que nous sommes privilégiés, plus riches « qu’eux », « là-bas ».
Les pauvres des pays soi-disant sous-développés, soi-disant en voie de développement (ou, nouvelle terminologie à la mode "émergeants"), du soi-disant tiers-monde,… autant d’appellations pour
te séparer d’eux et t’inventer une « richesse » qui te fasse honte et surtout te fait taire… pour entretenir un malaise toi pauvre, face à ces pauvres « qui n’ont pas la même
chance que toi » !!! Ah qu’il fait bon d’être pauvre dans un pays « riche » !
Ils veulent calculer ce que tu consommes par jour en hectare de forêt, sans faire de différence entre toi, Petit et les grands de ce monde !
Ce que tu manges, tu consommes en essence, gaz, électricité, eau, vêtements,… par jour est mesuré en quantité d’hectares de forêt.
L’empreinte écologique met tout le monde sur un pied d’égalité. "Les américains" consomment autant, "les chinois" autant, "les vietnamiens" autant, "les
congolais" autant,… Mais quelle est donc cette égalité ?
Celle d’une industrie pétrochimique face à toi, petit ?!
Celle d’une centrale nucléaire face à toi, petit ?!
Celle d’une production à la Microsoft face à toi, petit ?
Celle des mines de Coltan face à toi, petit ?! …
Celle des émissions chroniques de toxiques dans l’atmosphère, les sols, les océans, par des sociétés anonymes, cartels, trusts,… face à toi petit ?!
Celle de la construction des routes, des parkings, des ports,… face à toi, petit ?!
Cette égalité est tout sauf égale !
« Agir pour réduire ton empreinte écologique » !?!
Premièrement, ça nous donne l’idée que toutes ces grandes industries tournent pour nous alors que c’est l’exploitation de notre force de travail, le sacrifice de nos vies qui les font tourner. Nous perdons notre vie à la gagner !
De plus, ça te donne l’idée que toi individu, coupable de consommer ces produits qui t’intoxiquent, tu peux enfin faire quelque chose, tu peux racheter ta faute.
On te dit que tu peux, à ta petite échelle, être acteur de changement. Et on te plonge la tête dans tes poubelles.
A genoux, pénitent d’avoir tant consommé !
Ne vois-tu pas que c’est une parade pour que tu ne t’occupes pas de là où se trouvent les réelles responsabilités ? L’Etat te fait voir petit pour que tu élimines toi-même toute
perspective de remise en question radicale.
L’empreinte écologique et le bel emballage vert écolo sont des fausses réponses de la société aux problèmes de pollution ; elles nous détournent des réelles causes et du lien avec nos conditions de vie qui, tous les jours, s’aggravent.
On veut t’imputer les dégâts des routes, des ports, des aérodromes, des mines de Coltan et le reste,… Mais pourquoi existent toutes ces choses ? Pourquoi existent la voiture et le téléphone portable, etc. ? Pour faire circuler les marchandises, pour nous faire aller travailler, pour gagner du temps, pour produire plus vite, pour contrôler notre emploi du temps, nous envoyer nous requinquer sur une plage bondée… Dans quel but ? Dans le seul but de faire du profit, plus d’argent ! Vive le capital !
Et toi, Petit, quel impact cela a-t-il sur toi ? Toujours plus d’empoisonnements par le stress, la bouffe, les médicaments, la pollution électronique,
l’ignorance, l’abrutissement, la misère des relations, des loisirs,…
Waouw ! Vive le progrès !!!
On en arrive à oublier le principal qui est : que nous ne vivons pas dans une société dont le but serait le bien-être humain, nous vivons dans une société de classe dirigée par l’argent ; c’est le profit contre les besoins humains, c’est les riches contre les pauvres, les bourgeois contre les prolétaires, la mort contre la vie !!! Où toi, Petit, tant que tu ne te réveilles pas, t’es en train de crever !
Tu penses que les maîtres du monde cherchent une solution à cette merde ambiante ? Qu’ils veulent t’aider et sauver la planète ?
NON, ils cherchent juste à protéger leurs intérêts… leur profit immédiat, sans scrupule quant à la destruction de la planète, de l’homme et de tout ce qui l’entoure ! Tout au plus se sentent-ils concernés par la pollution dans la mesure où elle empêche leur tiroir caisse de fonctionner.
Toi PETIT, tu vois que ça va mal ! Tu veux aider, te responsabiliser ! Ce ne sont pas les écolos qui vont changer le monde. La réponse des écolos est simple, ils te vendent un sac poubelle… pour que tu le remplisses de bonne conscience.
Quand les gens se posent trop de questions, l’Etat se doit de donner d’apparentes réponses pour que nous restions soumis. L’écologisme, aujourd’hui, est cette réponse.
Les grands de ce monde ont accaparé toutes les sources d’énergie et ont fait main basse sur toutes les richesses de ce monde ; ils nous ont privés de tout
accès à la terre, aux rivières et aux océans, ils nous ont rendus esclaves de leurs productions, dépendants de leurs salaires de misère.
Ils polluent sans compter, sont responsables de la dégradation chaque jour plus profonde de notre quotidien, et ils pointent la consommation d’eau, de gaz, d’électricité, de bois, de pétrole,…
de Toi, Petit !
Ils cherchent à te culpabiliser pour que tu te serres volontairement la ceinture et que tu arrêtes de réfléchir. Ils te plongent la tête dans tes poubelles pour que tu te fasses encore plus
petit, que tu courbes encore un peu plus l’échine.
Les écolos mangent à la même table que les grands de ce monde. Ils ne veulent pas changer cette réalité. Les écolos (de toutes tendances) font partie intégrante de cette machine à polluer.
On te dit que tu vas sauver la planète en triant tes poubelles !
C’est pour mieux te cacher la réalité, la réalité de la propriété privée et des rapports d’exploitation.
On veut nous faire croire qu’il n’y a plus assez d’eau potable disponible !
Le vrai problème est la propriété privée, l’eau est privatisée et son accès en est contrôlé.
Alors que c’est un besoin humain vital, il faut payer pour en avoir !
Si tu n’as pas de sous, tu peux crever de soif !!!
Et même si tu as des sous elle est de moins en moins bonne qualité. La bonne eau c’est pour les riches !
Ceux qui possèdent tout et ceux qui ne possèdent rien !
Ceux qui ne possèdent rien sont dépendants d’un travail, d’un salaire. Si tu n’arrives pas à te vendre, tu crèves !
L’idéologie écologique, l’écologisme n’est pas quelque chose de nouveau mais en quelques décennies c’est devenu le centre de campagnes de plus en plus envahissantes. Toutes sortes de colloques, conférences, sommets,… tous les rouages de l’Etat se mobilisent pour nous embrigader dans ces campagnes.
Mais les réponses de l’Etat sont aussi idiotes qu’assassines. Halte à la croissance, pour la décroissance, croissance durable… alors que tout capital ne survit qu’en s’accroissant, qu’en se reproduisant de façon élargie, en n’obéissant qu’à son profit immédiat ! Halte au capital ! Voilà qui n’est pas dit !
Quand un problème est trop criant, comme l’Etat ne prend jamais les choses à la racine, il ne fait que le reporter et le remplacer par un autre plus grave encore. Il ne fait qu’approfondir la catastrophe générale.
De plus, le discours écolo vient à point pour faire passer des augmentations des taxes et autres ponctions sur les salaires,… Et quoi de mieux que de se servir de réels problèmes pour faire augmenter le taux d’exploitation. Vive le capital !
Il s’agit donc toujours de préserver le capital, son développement, sa capacité à faire du profit.
L’écologisme ce sont de nouvelles entreprises, l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, des entreprises de recyclage, des bâtiments aux nouvelles normes à construire,… le développement
durable ça rapporte,… Les éoliennes, les panneaux solaires, les banques éthiques… autant de nouvelles perspectives de profit.
Certains misent sur les futures catastrophes pour développer leurs capacités à intervenir rapidement et s’en mettre plein les fouilles !
Exemple : grâce au Tsunami de 2005, plusieurs hôtels de luxe ont pu s’installer sur les restes de petits commerçants, petites auberges, petits bistrots,…
L’écologisme appuie le mouvement de centralisation des capitaux dans chaque fois moins de mains et le développement des bidonvilles.
"Aujourd’hui même nous sommes fiers de pouvoir recycler votre merde et en faire des burgers !" Au Japon, un scientifique à réussi à recycler les excréments
pour en faire des steak. Petit problème : il faut nous convaincre de manger notre propre merde et de deux, le procédé de recyclage coûte cher, il n’y en aura pas pour tout le
monde !
Que c’est beau le progrès !!!
***
A force de plonger la tête dans nos poubelles, nous ne voyons plus ce qui se passe autour de nous.
Il faut cesser de nous faire croire qu’il pourrait être efficace de mettre des pansements sur un corps pourri à la base. De cette façon, nous ne touchons pas à la
racine du problème. Des pansements tel que « le recyclage » ne changent rien, au contraire. La saloperie continue à s’entasser !!! Les armes continuent à être produites pour
mener la guerre du profit !!!
Au lieu d’arrêter cet engrenage, nous le graissons.
Si ce n’est pas toi, Petit, qui commence à foutre le feu aux poubelles, qui le fera ?!
Arrêtons tout et tout de suite… Arrêtons cette machine infernale.
Nous sommes des millions ! Prenons conscience de notre force !
Tiré du site cévennes en lutte
Nous avons décidé de publier cette article et nous indiquons que indymedia.toulouse a publié un post sur la manifestation devant l'hopital pour demander la vérité sur la mort
de jon Anza. Mercredi matin à Dammarie-les-Lys et de Villiers-en-Bière (Seine-et-Marne), la machine anti
terroriste s'est mis en marche pour masquer l'énormité de la collusion de la DCRI sur l'affaire Jon Anza.
17/03/2010
Goizeder TABERNA
«Agé de 48 ans, s'exprimait en français avec un accent espagnol. Il était de forte corpulence (90 kg). Cheveux coupés courts, poivre et sel, yeux marron, il mesurait 1,70 cm et portait des lunettes à monture noire qu'il était obligé de porter en permanence. Le 29 mars, il portait un blouson en cuir noir, un pantalon de survêtement bleu marine et un T-shirt rayé», se sont les indications données par la police judiciaire de Toulouse pour retrouver la trace de Jon Anza, ce militant basque disparu depuis le 18 avril 2009, dont le corps a été retrouvé la semaine dernière à la morgue de l'hôpital Purpan de Toulouse.
Lancé hier, l'appel à témoin devrait permettre aux enquêteurs de reconstituer l'emploi du temps de Jon Anza du 18 au 29 avril, grande zone d'ombre de l'enquête dirigée par la procureure de Bayonne Anne Kayanakis. Cependant, ce dossier suscite de nombreuses autres interrogations.
L'une d'elle porte sur la transmission des demandes de renseignements entre les différents services qui mènent l'enquête et ceux del'hôpital . A ce stade de l'investigation, il est tôt pour détecter avec exactitude les lacunes de la chaîne qui aurait dû permettre de retrouver Jon Anza et son corps entre le 29 avril, date à laquelle il entre au Centre hospitalier de Toulouse, et le 20 mai, date d'émission d'une demande de renseignements par les enquêteurs aux hôpitaux.
Absence d'enquête
Toutefois, les questions sont claires. Le Centre hospitalier de Toulouse affirme, certes, que trois signalements d'un corps non identifié avaient été émis, il dément en revanche avoir reçu une demande de renseignement sur la disparition de Jon Anza et, encore moins, d'avoir répondu par la négative. «Nous n'avons jamais répondu à une telle demande», insiste la directrice de la communication du CHU, Marie-Claude Sudre, «il faudrait surtout qu'on nous dise quand et à qui on a formulé la demande». Les responsables del'hôpital disent avoir vérifié tous les courriers.
Un fax a été envoyé à l'hôpital par les personnes chargées de l'enquête le 20 mai, d'après le Parquet de Bayonne, et le 4 juin un appel téléphonique semble avoir été réalisé dans le but d'obtenir une réponse. La compagne de Jon Anza ayant, de son côté, déjà contacté ce centre en avril, le Parquet n'aurait pas cru bon de réitérer la demande.
Concernant les différents signalements émis par l'hôpital aussi bien au commissariat de police, au Parquet de Toulouse qu'à l'Office central chargé des disparitions inquiétantes, et qui n'ont pas été suivis d'effets, Anne Kayanakis, la procureure de Bayonne, est en «cours de récupération des informations». Dans l'édition d'hier de La Dépêche du Midi, on précisait : «le représentant duparquet qui l'a reçu affirme l'avoir transmis au commissariat central. Aucun pli de ce genre n'a cependant été enregistré à l'hôtel de police».
Plus l'enquête avance, plus l'inquiétude augmente au Pays Basque. Les questions sans réponse engendrent de la colère parmi ceux qui rendent le ministre de l'Intérieur espagnol, A.P. Rubalcaba, et la ministre de la Justice française, M. Alliot-Marie, responsables de la disparition de Jon Anza. Ainsi, pour dénoncer la situation des rassemblements auront lieu à midi au rond-point des Joncaux d'Hendaye, et en soirée à Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Pée, Ascain, Bayonne, Bassussary, Mauléon, Hasparren, Bidart et Hendaye.
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