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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 17:15

vous pouvez  pour que le débat s'engage enfin à  Romans , Valence et  liresur le  site de rebellyon.infos

Ajouté le : 05 avril 2013

Ville : MONTELIMAR
Lieu : Manifestation départ devant le Théâtre
Heure : 14h00
Organisation : CGT
 

Ajouté le : 05 avril 2013

Ville : VALENCE
Lieu : Manifestation départ devant le Conseil Général
Heure : 14h00
Organisation : CGT, FO

Retrait de l’ANI

L’Accord national interprofessionnel signé le 11 janvier, par le Medef et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) donne pleinement satisfaction aux exigences du patronat en poursuivant le démantèlement du code du travail engagé dés juin et octobre 1999 par les lois Aubry. Le gouvernement veut désormais en faire une loi qui pourrait être adoptée dès la fin du mois d’avril. C'est inacceptable.

Car cet accord faussement présenté comme un moyen de « sécuriser l’emploi » est en réalité une machine de guerre pour licencier plus vite et moins cher, pour baisser les salaires, imposer la mobilité, rallonger le temps de travail, et finalement subordonner la vie, le salaire et les conditions de travail des salariéEs au profit de quelques-uns.

Un code du travail explosé au profit du patronat

Les grèves et les occupations des usines en mai-juin 1936 avaient imposé au patronat les conventions collectives qui garantissaient dans les différentes branches professionnelles un minimum de droits collectifs, pour protéger les salariés. Ensuite, dans les entreprises, les accords ne pouvaient qu’améliorer les conditions des prolétaires.

En 2013, au nom de la « compétitivité », l’ANI donnerait aux patrons la possibilité de contourner les conventions collectives dans la mesure où cela serait validé par des organisations syndicales "représentatives". C’est la régression assurée pour les droits des salariéES et une arme d’envergure pour le MEDEF afin d’augmenter les profits.

Le problème avec cet accord sur le "maintiende l'emploi" c'est que son adoption  se fait avant que soient calculés et annoncés les pourcentages entraînant la représentativité  de sorte  que ce sont  les anciennes  règles  qui s'appliquent : l'accord est valables'il est approuvé par la majorité des syndicats repreprésentatifs au plan national.Le fait que les dispositions  de l'accord soient reprises dans une loi résout cet imbroglio juridique et rends vain  tous ces palabres largement médiatisés

Un autre point de l'accord sur le" maintien de l'emploi" sur lequel  bien peu insistent est l'entrée non des  "salariés" comme on le présente  mais des syndicats dans les conseils d'administration  des entreprises. Comme si ces deux "administrateurs salariés" à plein pouvoir ne pourront être membres du CE, ni CHESS, du de la délégation du personnel, celà laisse une large place aux bureaucrates syndicaux

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 21:53

 

De retour du procés d'assise qui se passe actuellement à Lyon. Voici ce texte extrait du journal l'envolée de Mars 2007qui répond peut être au propos entendu lors qu'on osait évoquer l la peine de mort à la française.

S’il y a aujourd’hui autant de prisonniers (environ 65 000),ce n’est pas qu’il y ait plus de « délinquance » ou plus « d’insécurité », c’est que la loi crée sans cesse de nouveaux délits et allonge inexorablement les peines. Ainsi, en vingt ans les peines de plus de cinq ans ont triplé.Qu’on puisse condamner quelqu’un à trente ans d’enferme-

ment ne choque quasiment plus personne. L’image du monstre et celle de la victime fonctionnent aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons. Il y a toujours un coupable pour qui les condamnations ne sont jamais assez dures, et la souffrance d’une victime qui a besoin de peines pour faire son deuil. Dansles années soixante-dix, le monstre était le trafiquant de drogues, pour lui on a remis en vigueur « l’association de malfaiteurs », on a allongé la garde à vue, on a transformé en crime puni de la perpétuité des infractions qui n’étaient inscrites jusqu’alors que dans le code de la santé publique. Dans les années quatre-vingt-dix, ce sont les violeurs d’enfants qui ont pris le relais, pour eux on a instauré la perpétuité réelle.Les « terroristes » et les « nouveaux barbares » ont permis de justifier les lois sécuritaires successives. Et comme toujours, le«monstre » légitime les premières mesures dites d’exceptionqui ne tardent pas à se généraliser et masquent les raisons véritables du durcissement du système carcéral et judiciaire.

Si de 1945 à 1950, l’évolution allait plutôt dans le sens d’unassouplissement du régime des peines (souvenirs des camps nazis, interrogations d’élus sur la condition pénitentiaire, force des mouvements sociaux, etc.), les années qui suivent ont amorcé une logique d’enfermement systématique propre à encadrer les restructurations économiques.

Depuis 1978, date de création de la peine de sûreté, ce processus s’accélère. Droite et gauche confondues, portées par la construction de l’Europe, ont durci réforme après réforme le code pénal et son application. C’est entre autres sous la présidence de Badinter que les juristes ont conçu le nouveau Code pénal de 1994. Ce n’est pas l’arrivée des socialistes au pouvoir qui a freiné cette logique : la guillotine, qui avait tué 19 personnes entre

1958 et 1981, a été remplacée par des peines de sûreté jusqu’à lamort avec tout un système de non-confusion, de multiplications de circonstances aggravantes, de disparitions des circonstances atténuantes, de diminutions des remises de peine... qui constituent un substitut de la peine de mort perfor-mant, propre et respectueux des droits de l’hom-me. Le nombre de prisonniers de plus de 60 ans en prison a triplé en moins de dix ans ; il y a un mort tous les trois jours en détention, jamais il n’y a eu autant de condamnés à perpétuité, de personnes souffrant de troubles psychiques graves incarcérées.

Quand se pose la question des peines de prison,c’est surtout autour du thème du «sens de la peine » que s’articulent des kilomètres de bavardages aussi vieux que stériles : comment faire de la prison un lieu de réinsertion, comment mêler punition, rétribution des victimes et rédemption du condamné, comment faire des prisons un lieu de vie, etc. Et quand se pose la question de la durée des peines, c’est de façon administrative,pour souligner les problèmes de ces pauvres matons qui, en bout de chaîne pénale et judiciaire, doivent gérer des hommes et des femmes qui a priori n’ont plus rien à perdre. Quant aux humanitaires, quand ils effleurent ces « problèmes », ils sont à larecherche d’une bonne mesure de la peine, d’une juste peine,comme les économistes parlent d’un juste salaire.La mesure de cette insensée comptabilité trouve son équivalentdans le rapport mortifère que fait régner l’argent dans l’économie.Tout a un prix et chacun est à vendre. Cette arithmétique s’ap-plique dedans comme dehors et transforme les objets, les êtres en valeur, et selon le tarif, on paie de son temps, c’est-à-dire de sa vie.Des vies entières de crédit ou de prison selon le chemin emprun-té : une voiture vaut cinq ans de crédit ou trois ans de prison. Quelques milliers d’euros valent une vie de travail ou trente ans de prison. Les macabres tables de calcul de la loi et de l’économie font défiler leurs colonnes jusqu’à l’épuisement. Rien n’estoublié : l’économique et le juridique ont horreur du vide.«Quelle mesure peut avoir une peine ? » Comment répondre à cette question « métaphysique », extraite de son contexte éco-nomique et social? Comment mesurer la démesure de cet acte dénaturé qui consiste à construire des cages où l’homme enfer-me l’homme et le tient emmuré ? Ce sont des vies entières arra-chées. Seuls ceux et celles qui l’endurent, ou leurs proches, sont à même de témoigner de ces ravages qui ne se mesurent pas mais se vivent, de cette mutilation qui le plus souvent se tait,parfois se chuchote, ou se crie dans un ultime acte désespéré. Etpeut-être que la rareté des écrits ou des révoltes de l’intérieur contre les peines elles-mêmes est due au fait qu’il est difficile,voire dangereux pour un prisonnier de se plonger dans l’absurdité de sa peine : on se retrouve rapidement dans la logique du «plus rien à perdre », de la vie et de la mort. Un mois, une année, une décennie,perpétuité... chaque prisonnier tente d’effacer le vide de ce temps trop plein, de tuer le temps, mais c’est

le temps qui le tue. Les choix sont maigres ; soit s’anesthésier avec cequi est largement proposé, télévison

et médicaments ; soit se jeter dans un espoir, religieux, ou parfois dans l’idée d’une évasion que l’on imagine sans la préparer ; soit reconstruire une micro société dans laquelle on devient un exemple, un cas à part,

quelquefois un mythe... Le temps si long et pauvre de la prison porte à son comble toutes les aliénations qui

existent dans cette société.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:34

lu ce texte ci dessous sur sans papier ni frontières

La grève de la faim de tou-te-s les retenu-e-s du CIE de Turin continue, et  les prisonnier-e-s racontent que deux d’entre elleux sont aussi en grève de la soif depuis plusieurs jours. Lundi soir, une vingtaine de solidaires s’est donnée rendez-vous Corso Brunelleschi pour  les soutenir dans leur lutte par un salut accompagné de slogans, de bruits et de pétards. Comme d’habitude  la réponse de l’intérieur ne s’est pas faite attendre. En outre, et ceci est nouveau, on entendait clairement les cris des femmes prisonnières. Mardi matin les retenus de la section jaune du CIE de Turin sont montés sur les toits des chambres et demandent dès lors que soient libéré-e-s au moins celles et ceux qui ont déjà passé 6 mois derrière les barreaux.

Nous profitons de l’occasion pour publier une vidéo tournée en février par des retenus de Turin, et gardée jusque là cachée pour protéger les auteurs. Dans ces images on voit clairement les plats consommés à même le sol suite à la suppression des tables, et l’état des latrines. Regarde la vidéo en la téléchargeant au format mp4.

Librement traduit de macerie

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:08
nouvelle chaîne de production de la FBFC de Romans
on a lu cet articlesur le midi libre,la  presse financé grace à la publicité. Mais c'est une pièceau dossier  pour le débat actuelle sur la transition énergétique. on publie nos sources de l'article et même le nom du journaliste même sans lui demander car on a trouvé cette article en faisant des recherches concernant la nouvelle chaîne de production de la FBFC
 
PIERRE BRUYNOOGHE
10/07/2012, 06 h 00
Luc Oursel, président du directoire d’Areva, était hier sur le site de Marcoule.
Luc Oursel, président du directoire d’Areva, était hier sur le site de Marcoule. (Photo M. ANISSET)

Le fabricant de Mox, un combustible à base de plutonium et d’uranium recyclés, investit dans la recherche.

La catastrophe de Fukushima ne freine pas le développement de la filière nucléaire française. Hier, la société Melox, installée sur le site de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a inauguré un tout nouveau centre de recherche et de développement qui lui permettra d’asseoir son avance technologique et commerciale.

Filiale du groupe Areva, Melox est le principal fabricant mondial de Mox, un combustible fait à base d’oxydes de plutonium et d’uranium recyclés, destiné aux centrales de production d’électricité. L’un des réacteurs de Fukushima utilisait d’ailleurs ce combustible, dont un seul assemblage peut alimenter en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an. Le Mox est donc un produit extrêmement puissant. Au point que de nombreux pays, s’attendant eux aussi à une flambée inexorable du prix des carburants fossiles, se tournent vers lui.

"10 % de l’électricité produit grâce au Mox"

"Plus de quarante réacteurs dans le monde fonctionnent avec le Mox. Rien qu’en France, il est à l’origine de 10 % de l’électricité produite", rappelait hier Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, qui avait tenu à assister à l’inauguration du centre de recherche de Melox.

Ce nouvel équipement a été mis en chantier en 2010. Près de 10 M€ ont déjà été investis dans sa création. Areva y mettra encore 24 M€. C’est que le jeu en vaut la chandelle, compte tenu des perspectives qui se profilent. Et pour cause : Melox participe à la construction d’une usine de Mox aux Etats-Unis. "En Grande-Bretagne, nous sommes prêts à répondre à l’appel d’offres qui sera lancé pour la construction d’une usine. Les Russes sont intéressés par l’utilisation du Mox. Nous travaillons aussi sur les appels d’offres qui seront lancés en Filande, en République tchèque et nous sommes en discussion avec la Chine sur des projets d’usines", énumère Luc Oursel. En outre, Melox a conforté sa collaboration avec EDF pour plusieurs dizaines d’années.

D’où le centre de recherche qui abritera un atelier Uranium, dont les buts seront notamment de développer et valider "à l’échelle industrielle" les évolutions du produit et les améliorations technologiques du procédé de fabrication, mais aussi d’apporter une aide et un accompagnement aux clients. "Nous croyons dans l’avenir de l’énergie nucléaire", résume Luc Oursel.

L’usine Melox emploie directement 900 salariés.

"Le nucléaire restera la première énergie produite"

Luc Oursel, à vous écouter, la catastrophe de Fukushima n’a pas eu d’impact sur la filière nucléaire...

C’est vrai que nos perspectives sont très favorables. Le carnet de commandes de notre groupe est très bon. En fait, après Fukushima, il n’y a pas eu d’hiver nucléaire. Pour preuve : en 2011, nous avons enregistré un niveau record de production. Reste que Fukushima nous a rappelé qu’il faut toujours rester modeste et exigeant, et travailler sans relâche.

Quelle est la position de François Hollande ?

Le président de la République dit que la part du nucléaire sera ramenée à 50 % de la production électrique. Ce qui signifie une chose essentielle : le nucléaire reste et restera la première énergie produite en France. En outre, j’ai également entendu François Hollande dire que la construction de Flamanville (dans la Manche, NDRL) sera poursuivie.

Si le prix de l’électricité produite en France est bien en dessous de la moyenne européenne, beaucoup de consommateurs redoutent que ça ne dure pas. Ont-ils raison ?

Nous entrons dans une ère où le coût des énergies, en général, augmentera inéluctablement. Le nucléaire a, dans ce contexte, un avantage énorme : son coût est prédictible. Sachant que nous maîtrisons sa production. De plus, le nucléaire permet de lisser les hausses de prix sur plusieurs dizaines d’années.

Le fabricant de Mox, un combustible à base de plutonium et d’uranium recyclés, investit dans la recherche.

La catastrophe de Fukushima ne freine pas le développement de la filière nucléaire française. Hier, la société Melox, installée sur le site de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a inauguré un tout nouveau centre de recherche et de développement qui lui permettra d’asseoir son avance technologique et commerciale.

Filiale du groupe Areva, Melox est le principal fabricant mondial de Mox, un combustible fait à base d’oxydes de plutonium et d’uranium recyclés, destiné aux centrales de production d’électricité. L’un des réacteurs de Fukushima utilisait d’ailleurs ce combustible, dont un seul assemblage peut alimenter en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an. Le Mox est donc un produit extrêmement puissant. Au point que de nombreux pays, s’attendant eux aussi à une flambée inexorable du prix des carburants fossiles, se tournent vers lui.

"10 % de l’électricité produit grâce au Mox"

"Plus de quarante réacteurs dans le monde fonctionnent avec le Mox. Rien qu’en France, il est à l’origine de 10 % de l’électricité produite", rappelait hier Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, qui avait tenu à assister à l’inauguration du centre de recherche de Melox.

Ce nouvel équipement a été mis en chantier en 2010. Près de 10 M€ ont déjà été investis dans sa création. Areva y mettra encore 24 M€. C’est que le jeu en vaut la chandelle, compte tenu des perspectives qui se profilent. Et pour cause : Melox participe à la construction d’une usine de Mox aux Etats-Unis. "En Grande-Bretagne, nous sommes prêts à répondre à l’appel d’offres qui sera lancé pour la construction d’une usine. Les Russes sont intéressés par l’utilisation du Mox. Nous travaillons aussi sur les appels d’offres qui seront lancés en Filande, en République tchèque et nous sommes en discussion avec la Chine sur des projets d’usines", énumère Luc Oursel. En outre, Melox a conforté sa collaboration avec EDF pour plusieurs dizaines d’années.

D’où le centre de recherche qui abritera un atelier Uranium, dont les buts seront notamment de développer et valider "à l’échelle industrielle" les évolutions du produit et les améliorations technologiques du procédé de fabrication, mais aussi d’apporter une aide et un accompagnement aux clients. "Nous croyons dans l’avenir de l’énergie nucléaire", résume Luc Oursel.

L’usine Melox emploie directement 900 salariés.

"Le nucléaire restera la première énergie produite"

Luc Oursel, à vous écouter, la catastrophe de Fukushima n’a pas eu d’impact sur la filière nucléaire...

C’est vrai que nos perspectives sont très favorables. Le carnet de commandes de notre groupe est très bon. En fait, après Fukushima, il n’y a pas eu d’hiver nucléaire. Pour preuve : en 2011, nous avons enregistré un niveau record de production. Reste que Fukushima nous a rappelé qu’il faut toujours rester modeste et exigeant, et travailler sans relâche.

Quelle est la position de François Hollande ?

Le président de la République dit que la part du nucléaire sera ramenée à 50 % de la production électrique. Ce qui signifie une chose essentielle : le nucléaire reste et restera la première énergie produite en France. En outre, j’ai également entendu François Hollande dire que la construction de Flamanville (dans la Manche, NDRL) sera poursuivie.

Si le prix de l’électricité produite en France est bien en dessous de la moyenne européenne, beaucoup de consommateurs redoutent que ça ne dure pas. Ont-ils raison ?

Nous entrons dans une ère où le coût des énergies, en général, augmentera inéluctablement. Le nucléaire a, dans ce contexte, un avantage énorme : son coût est prédictible. Sachant que nous maîtrisons sa production. De plus, le nucléaire permet de lisser les hausses de prix sur plusieurs dizaines d’années.

Le fabricant de Mox, un combustible à base de plutonium et d’uranium recyclés, investit dans la recherche.

La catastrophe de Fukushima ne freine pas le développement de la filière nucléaire française. Hier, la société Melox, installée sur le site de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a inauguré un tout nouveau centre de recherche et de développement qui lui permettra d’asseoir son avance technologique et commerciale.

Filiale du groupe Areva, Melox est le principal fabricant mondial de Mox, un combustible fait à base d’oxydes de plutonium et d’uranium recyclés, destiné aux centrales de production d’électricité. L’un des réacteurs de Fukushima utilisait d’ailleurs ce combustible, dont un seul assemblage peut alimenter en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an. Le Mox est donc un produit extrêmement puissant. Au point que de nombreux pays, s’attendant eux aussi à une flambée inexorable du prix des carburants fossiles, se tournent vers lui.

"10 % de l’électricité produit grâce au Mox"

"Plus de quarante réacteurs dans le monde fonctionnent avec le Mox. Rien qu’en France, il est à l’origine de 10 % de l’électricité produite", rappelait hier Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, qui avait tenu à assister à l’inauguration du centre de recherche de Melox.

Ce nouvel équipement a été mis en chantier en 2010. Près de 10 M€ ont déjà été investis dans sa création. Areva y mettra encore 24 M€. C’est que le jeu en vaut la chandelle, compte tenu des perspectives qui se profilent. Et pour cause : Melox participe à la construction d’une usine de Mox aux Etats-Unis. "En Grande-Bretagne, nous sommes prêts à répondre à l’appel d’offres qui sera lancé pour la construction d’une usine. Les Russes sont intéressés par l’utilisation du Mox. Nous travaillons aussi sur les appels d’offres qui seront lancés en Filande, en République tchèque et nous sommes en discussion avec la Chine sur des projets d’usines", énumère Luc Oursel. En outre, Melox a conforté sa collaboration avec EDF pour plusieurs dizaines d’années.

D’où le centre de recherche qui abritera un atelier Uranium, dont les buts seront notamment de développer et valider "à l’échelle industrielle" les évolutions du produit et les améliorations technologiques du procédé de fabrication, mais aussi d’apporter une aide et un accompagnement aux clients. "Nous croyons dans l’avenir de l’énergie nucléaire", résume Luc Oursel.

L’usine Melox emploie directement 900 salariés.

"Le nucléaire restera la première énergie produite"

Luc Oursel, à vous écouter, la catastrophe de Fukushima n’a pas eu d’impact sur la filière nucléaire...

C’est vrai que nos perspectives sont très favorables. Le carnet de commandes de notre groupe est très bon. En fait, après Fukushima, il n’y a pas eu d’hiver nucléaire. Pour preuve : en 2011, nous avons enregistré un niveau record de production. Reste que Fukushima nous a rappelé qu’il faut toujours rester modeste et exigeant, et travailler sans relâche.

Quelle est la position de François Hollande ?

Le président de la République dit que la part du nucléaire sera ramenée à 50 % de la production électrique. Ce qui signifie une chose essentielle : le nucléaire reste et restera la première énergie produite en France. En outre, j’ai également entendu François Hollande dire que la construction de Flamanville (dans la Manche, NDRL) sera poursuivie.

Si le prix de l’électricité produite en France est bien en dessous de la moyenne européenne, beaucoup de consommateurs redoutent que ça ne dure pas. Ont-ils raison ?

Nous entrons dans une ère où le coût des énergies, en général, augmentera inéluctablement. Le nucléaire a, dans ce contexte, un avantage énorme : son coût est prédictible. Sachant que nous maîtrisons sa production. De plus, le nucléaire permet de lisser les hausses de prix sur plusieurs dizaines d’années.

Le fabricant de Mox, un combustible à base de plutonium et d’uranium recyclés, investit dans la recherche.

La catastrophe de Fukushima ne freine pas le développement de la filière nucléaire française. Hier, la société Melox, installée sur le site de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a inauguré un tout nouveau centre de recherche et de développement qui lui permettra d’asseoir son avance technologique et commerciale.

Filiale du groupe Areva, Melox est le principal fabricant mondial de Mox, un combustible fait à base d’oxydes de plutonium et d’uranium recyclés, destiné aux centrales de production d’électricité. L’un des réacteurs de Fukushima utilisait d’ailleurs ce combustible, dont un seul assemblage peut alimenter en électricité une ville de 100 000 habitants pendant un an. Le Mox est donc un produit extrêmement puissant. Au point que de nombreux pays, s’attendant eux aussi à une flambée inexorable du prix des carburants fossiles, se tournent vers lui.

"10 % de l’électricité produit grâce au Mox"

"Plus de quarante réacteurs dans le monde fonctionnent avec le Mox. Rien qu’en France, il est à l’origine de 10 % de l’électricité produite", rappelait hier Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, qui avait tenu à assister à l’inauguration du centre de recherche de Melox.

Ce nouvel équipement a été mis en chantier en 2010. Près de 10 M€ ont déjà été investis dans sa création. Areva y mettra encore 24 M€. C’est que le jeu en vaut la chandelle, compte tenu des perspectives qui se profilent. Et pour cause : Melox participe à la construction d’une usine de Mox aux Etats-Unis. "En Grande-Bretagne, nous sommes prêts à répondre à l’appel d’offres qui sera lancé pour la construction d’une usine. Les Russes sont intéressés par l’utilisation du Mox. Nous travaillons aussi sur les appels d’offres qui seront lancés en Filande, en République tchèque et nous sommes en discussion avec la Chine sur des projets d’usines", énumère Luc Oursel. En outre, Melox a conforté sa collaboration avec EDF pour plusieurs dizaines d’années.

D’où le centre de recherche qui abritera un atelier Uranium, dont les buts seront notamment de développer et valider "à l’échelle industrielle" les évolutions du produit et les améliorations technologiques du procédé de fabrication, mais aussi d’apporter une aide et un accompagnement aux clients. "Nous croyons dans l’avenir de l’énergie nucléaire", résume Luc Oursel.

L’usine Melox emploie directement 900 salariés.

"Le nucléaire restera la première énergie produite"

Luc Oursel, à vous écouter, la catastrophe de Fukushima n’a pas eu d’impact sur la filière nucléaire...

C’est vrai que nos perspectives sont très favorables. Le carnet de commandes de notre groupe est très bon. En fait, après Fukushima, il n’y a pas eu d’hiver nucléaire. Pour preuve : en 2011, nous avons enregistré un niveau record de production. Reste que Fukushima nous a rappelé qu’il faut toujours rester modeste et exigeant, et travailler sans relâche.

Quelle est la position de François Hollande ?

Le président de la République dit que la part du nucléaire sera ramenée à 50 % de la production électrique. Ce qui signifie une chose essentielle : le nucléaire reste et restera la première énergie produite en France. En outre, j’ai également entendu François Hollande dire que la construction de Flamanville (dans la Manche, NDRL) sera poursuivie.

Si le prix de l’électricité produite en France est bien en dessous de la moyenne européenne, beaucoup de consommateurs redoutent que ça ne dure pas. Ont-ils raison ?

Nous entrons dans une ère où le coût des énergies, en général, augmentera inéluctablement. Le nucléaire a, dans ce contexte, un avantage énorme : son coût est prédictible. Sachant que nous maîtrisons sa production. De plus, le nucléaire permet de lisser les hausses de prix sur plusieurs dizaines d’années.

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 09:47

On passe ce message en toute confiance.On ne peut envisager d'être présent parmi les soutiens des inculpéEs au procés en coursà Lyon

** CAMPEMENT ANTINUCLEAIRE DE BRIQUE-BEC **
Le Mox ne passera pas : ni à Fukushima, ni ailleurs.
 Campement, discussions, actions …
(aux alentours de la mi-avril, RDV à Bricquebec 24h avant le départ du MOX
de la Hague)** CAMPEMENT ANTINUCLEAIRE DE BRIQUE-BEC **
Le Mox ne passera pas : ni à Fukushima, ni ailleurs.
 Campement, discussions, actions …
(aux alentours de la mi-avril, RDV à Bricquebec 24h avant le départ du MOX
de la Hague)** CAMPEMENT ANTINUCLEAIRE DE BRIQUE-BEC **
Le Mox ne passera pas : ni à Fukushima, ni ailleurs.
 Campement, discussions, actions …
(aux alentours de la mi-avril, RDV à Bricquebec 24h avant le départ du MOX
de la Hague)

CAMPEMENT ANTINUCLEAIRE DE BRIQUE-BEC ** Le Mox ne passera pas : ni à Fukushima, ni ailleurs. Campement, discussions, actions … (aux alentours de la mi-avril, RDV à Bricquebec 24h avant le départ du MOX de la Hague) Appel au camp de Brique-Bec Areva a annoncé le prochain transport de combustible nucléaire MOX (mélange d’uranium et de plutonium) de la France vers le Japon, ce qui constituera la première livraison de ce type depuis l’accident de la centrale de Fukushima en mars 2011. Le dernier transport maritime de MOX vers le Japon remonte à 2010, celui prévu au printemps 2011 ayant été repoussé après l’accident à Fukushima. L’envoi de MOX est destiné à Kansai Electric Power pour le réacteur de Takahama 3, aujourd’hui à l’arrêt. Il est à craindre que son démarrage soit imminent. Mais surtout, AREVA doit coute que coute refourguer son MOX que la dégradation du plutonium va bientôt rendre inutilisable comme combustible nucléaire. Il est intolérable de laisser AREVA poursuivre son ignoble commerce. Nous ne pouvons pas rester plus longtemps les bras croisés à regarder la catastrophe s’aggraver sans nous attaquer frontalement à l’industrie nucléaire et mettre des bâtons dans ses roues. Nous avons su poser des gestes forts lors du transport Castor de novembre 2011 qui se dirigeait vers Gorleben en Allemagne, ainsi que dans la lutte contre la ligne THT Cotentin-Maine. Notre détermination n’a pas faibli d’un pouce et c’est fort.e.s de ces expériences que nous comptons entraver le bon déroulement de la machinerie nucléaire lors du transport des conteneurs de Mox par camion entre la Hague et le port de Cherbourg. C’est pourquoi nous vous invitons à venir nombreux et nombreuses au camp à Bricquebec, afin de nous organiser pour empêcher le bon déroulement de ce transport. A Fukushima la catastrophe n’est pas terminée, nous ne nous résignerons jamais, ni ne ferons de compromis quant au cauchemar que nous inflige la société nucléaire. Comme il est inadmissible de pousser le Japon a redémarrer son industrie nucléaire, nous ne vous laisserons pas poursuivre votre infâme besogne dans le silence. Ce transport scandaleux doit être annulé, que ce soit par la force ou la discussion.

QUE CRÈVE LE NUCLÉAIRE ET SON MONDE !

Rendez-vous à Bricquebec 24h avant le départ des camions du site
d’AREVA à la Hague pour bloquer le transport de Mox à destination du
Japon.

Contact : collectifbriquebecstopmox@riseup.net


Les détails du camp seront sur le blog :
https://briquebecstopmox.noblogs.org/

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 22:31
posté sur le cite de rebellyon des commentaires  et ausssi sur celui là.
A tous compagnones, camardes, amis,. Actuellement , depuis le mardi 2 avril, il ya un procés d'assise.Je sais c'est déjà publié sur rebellyon.infos: http://rebellyon.info/Du-02-au-19-avril-2013-aux-assises.html. j'insistes car la présence des compagnons et compagnones , camarades, soit syndicalistes de la CNT parce que votre présentes massives pour ce procés c'est indispensables face aux syndicats de matons ( parti civiles)contre les inculpéEs, face au président du tribunal d'assises qui harcéle, provoque avec ses policiers les soutiens des inculpéEs présents au procés de christophe khider. Aujourd'hui un des soutiens a eu l'outrage d'avoir envie d'utiliser les wc du tribunal des 3 colonnes, alors que certaines matones et des matons étaient présent dans ce lieu d'"aisance"*. il en a suivit: "un qu'est ce qui fait là celui-là, dégage!!". voilà un exemple parmi d'autre . Une personne de radio dio a été obligée de se mettre au dernier rang d'une travée, alors que les place proches des prévenuEs étaient libre . Laurent Jacqua a voulu s'assoir à un premier rang avec deux autres personnes. la police leur a intimé de s'assoir plus loin.Pour que ce procés soit face à la campagne médiatique avec ce grand spectacle à l'opéra avec :http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/03/28/claude-comme-un-chant-qui-monte-de-l-enfer-des-prisons_3150009_3246.html La bourgeoisie ne se trompe pas, ils dépensent des sommes énormes pour le mensonge de l'abolition de la peine de mort.perdure , alors que les peines de prisons'allongent. Si tu peux passer au tribunal pour montrer que intolérable doit cesser. eux qui n'ont jamais vu la façon utilisée pour déplacer les prévenuEs
fourgon de transport de fond, moto d'escorte des ninjas et motards de la police et hélicoptère et deux voitures
au vitres fumées
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 20:52

Les images disent et montrent . Nous( le collectif le laboratoire) sommes  toujours aux côtés des personnes qui ne veulent pas ce monstre destructeur, symbole du marchandisation. Réapproprions nous nos vies ...contre toutes les dépossessions A lire aussi la brochure  "ultima fermata"

Presidio per Baleno

Giovedì 28 Marzo

Presidio informativo a 15 anni dalla morte di Edoardo Baleno Massari. Suicidato in carcere dallo Stato il 28 Marzo 1998.

Appuntamento alle 16,30 ai giardini di Corso Vittorio angolo Corso Inghilterra.

freccia rossa torino

Il presidio si trasforma in una colorata sfilata che si spinge fin davanti al piazzale antistante l’OGR, tra Corso Stati Uniti e Corso Castelfidardo, dove e’ in mostra un freccia rossa….pronto per essere impacchettato !

tav=mortei colpevoliIMG_0953

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:52

 

Ancora passi per ricordare, altri per continuare a lottare”:15 anni fa il suicidio di Baleno

marzo 28, 2013 in Hot News, L'informazione di Blackout

soebawebsmall

 

La mattina del 28 marzo di quindici anni fa in una cella del carcere delle Vallette veniva trovato il corpo di Edoardo Massari, Baleno, detenuto da alcune settimane insieme a Silvano Pelissero e Maria Soledad Rosas con l’accusa di avere messo a segno una serie di sabotaggi contro i primi cantieri per l’Alta Velocità in Valsusa.

Con Arturo ricordiamo brevemente quell’intenso periodo del 1998, quando la lotta No Tav in Valsusa non era ancora estesa a livello di massa, e presentiamo la due giorni di iniziative in programma il prossimo fine settimana a Brosso, nel Canavese, per continuare a “camminare” sulla strada seguita a suo tempo anche da Baleno.

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Nel pomeriggio di giovedi 28 marzo a Torino è in programma anche un presidio di commemorazione e controinformazione nei giardini di corso Vittorio Emanuele angolo corso Inghilterra.

traduction:

au matin du  jeudi 28 Marsilya quinze ans dans une cellule  de la prison de la vallette a été découvert le corps sans vie  de Eduardo Massari, Baleno, arrêté depuis quelque semainesen même temps que silvano Pelissero et Maria Soledad Rosas sous l'accusation d'avoir commis une série de sabotagescontre les premiers chantiers du TGV Lyon Turin

Avec Arturonous nous nous souvenons brièvement cette intense période de l'année 1998, lors que la lutte dans le val de Susa n'avait   pas encore atteint ce niveau de mobilisation de masse et on va présenter les deux jours d'iniatives à Brosso , dans le canavese, pour continuer à marcher sur la route suivi en son tempsussi par Baleno.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:42

deux ans après la catastrophe de la centrale nucléaire de  fukushima. les nucléocrates continuent  . le président d'areva inaugure tranquillement la deuxième tranche de geeorges besse II. Daans la Drôme les proches de l'usine georges besse II ont -ils oublié Fukushima?

 

Uranium enrichi : Areva investit 4 Mds€ au Tricastin

Une partie de la nouvelle usine avait lancé en 2011 ses premières productions commerciales.
Une partie de la nouvelle usine avait lancé en 2011 ses premières productions commerciales. (D.R)

Dans la Drôme, la nouvelle unité de l’usine d’enrichissement de l’uranium Georges-Besse II sera inaugurée ce vendredi 28 mars par Luc Oursel, président du groupe Areva.

La deuxième et dernière tranche de l’usine d’enrichissement de l’uranium Georges-Besse II est terminée. Elle sera inaugurée ce vendredi sur le site nucléaire de Tricastin à Pierrelatte (Drôme), en présence de Luc Oursel, le président d’Areva, qui fera ici sa troisième sortie officielle dans le Midi depuis sa nomination à la tête du groupe français.

Luc Oursel avait, lors d’une de ses deux précédentes venues, inauguré le centre de recherche de Melox, une autre filiale du groupe, installée sur le site de Marcoule (Gard). C’était le 9 juillet 2012. "Nous croyons dans l’avenir de l’énergie nucléaire", avait alors insisté le président d’Areva, quelques mois après la catastrophe de Fukushima.

"Couvrir l’ensemble du cycle du combustible"

La création de Georges-Besse II confirme sa position. Exploitée par la Société d’enrichissement du Tricastin (SET), cette nouvelle usine travaille l’uranium pour qu’il puisse être utilisé comme combustible dans les réacteurs des centrales nucléaires. Elle remplace l’ancienne usine Georges-Besse d’Eurodif, dont l’activité a été stoppée sur le site de Tricastin en juin dernier. Depuis 1978, Eurodif enrichissait l’uranium par diffusion gazeuse. Georges-Besse II recourt à une nouvelle technologie d’enrichissement, la centrifugation. Cette usine "offre les meilleures garanties en termes de compétitivité, d’économies d’énergie, de fiabilité technique, de réduction de l’impact environnemental", assure Areva.

Une activité stratégique

La construction de Georges-Besse II a mobilisé, au total, 4 milliards d’euros. L’usine s’articule autour de deux unités distinctes. La première, dénommée Georges-Besse II Sud, fut inaugurée en 2010 par l’ancienne présidente d’Areva, Anne Lauvergeon. La seconde et dernière unité, appelée Georges-Besse II Nord, fait l’objet de la prochaine cérémonie, celle de vendredi. L’usine est donc en partie mise en service. Elle a lancé en 2011 ses premières productions commerciales. En tout cas, grâce à Georges-Besse II, le groupe Areva se présente désormais comme "le seul acteur mondial à couvrir l’ensemble du cycle du combustible nucléaire ; l’enrichissement de l’uranium constitue une activité stratégique".

Cet investissement complète d’ailleurs ceux engagés sur les deux sites de la Comurhex. Cette autre filiale d’Areva réceptionne et fait les premières préparations de l’uranium naturel pour qu’il puisse être utilisé plus tard par l’industrie nucléaire. Comurhex investit ainsi 600 M€, dont 200 M€ sur son site de Malvési à Narbonne où est réceptionné le minerai naturel, le reste étant investi sur son site de Tricastin.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 14:52

information u sur modialisme.org à faire circuler.

En sep­tem­bre 2012, un cer­tain nombre de déboutés du droit d’asile ont com­mencé à ins­tal­ler des cam­pe­ments à La Haye et à Amsterdam. Depuis un an, ils mènent une lutte acharnée contre les poli­ti­ques bru­ta­les de rejet et d’exclu­sion menées par le gou­ver­ne­ment. Pendant des jours et par­fois des semai­nes, les deman­deurs d’asile ont campé et subi le froid, la pluie et le vent devant le siège d’orga­ni­sa­tions comme le Centre d’enre­gis­tre­ment et d’expul­sion Ter Apel et les bureaux de l’IND (Service d’immi­gra­tion et de natu­ra­li­sa­tion) à Zwolle et à Den Bosch (1) . Contester la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale dans la rue est une stratégie de combat extrê­mement cou­ra­geuse et non un acte de dés­espoir.

Grâce à leurs tentes, les deman­deurs d’asile ont rendu dou­lou­reu­se­ment visi­ble leur lutte quo­ti­dienne pour la survie. Ils ont trans­formé leur pro­blème indi­vi­duel en un enjeu col­lec­tif, et leur lutte indi­vi­duelle est deve­nue une bataille col­lec­tive. Les cam­pe­ments mili­tants ne sont pas un signe d’impuis­sance : ils reflètent la force, le cou­rage et la persé­vér­ance des par­ti­ci­pants à l’action. Il ne suffit pas de se battre en orga­ni­sant des mani­fes­ta­tions et des réunions, non, nous avons d’autres armes : la vie quo­ti­dienne des deman­deurs d’asile est la prin­ci­pale. Les cam­pe­ments ne sont pas sim­ple­ment des endroits où s’orga­ni­sent des actions de pro­tes­ta­tion, ces lieux eux-mêmes incar­nent et concré­tisent la pro­tes­ta­tion. En plaçant leur propre corps dans l’arène poli­ti­que, les deman­deurs d’asile indi­quent clai­re­ment qu’ils ne veu­lent plus être exclus de la société, qu’ils désirent pou­voir recons­truire leur exis­tence et vivre une exis­tence digne. C’est pour­quoi ils deman­dent la régu­la­ri­sation et l’attri­bu­tion d’un loge­ment décent.

Dans ces deux villes néerl­and­aises, chaque cam­pe­ment a été confronté à un maire ayant recours à des mét­hodes différ­entes. Aucun de ces élus, bien sûr, n’a déf­endu ni ne déf­endra les intérêts des deman­deurs d’asile.

Dès le début de l’ins­tal­la­tion du cam­pe­ment qui a pris le nom de « Droit à l’exis­tence », Jozias van Aartsen, le maire de La Haye, a clai­re­ment fait savoir qu’il ne se pré­oc­cu­perait pas du sort des deman­deurs d’asile. Il a inter­dit aux orga­ni­sa­tions huma­ni­tai­res d’offrir leur aide à ceux qui dor­maient dans les tentes, et la muni­ci­pa­lité n’a fourni aucune ins­tal­la­tion. Les deman­deurs d’asile ont dû sol­li­ci­ter l’auto­ri­sa­tion du tri­bu­nal pour pou­voir passer la nuit dans leur cam­pe­ment, mais aussi pour garder les tentes par­tiel­le­ment fermées, ce qui était abso­lu­ment néc­ess­aire étant donné le vent glacé qui souf­flait cet automne. Van Aartsen s’est refusé même à appro­cher du cam­pe­ment et a dénigré les deman­deurs d’asile et leurs sou­tiens au sein du conseil muni­ci­pal et dans la presse. Il a éga­lement res­treint le droit de mani­fes­ter. La police effec­tue régul­ièrement des contrôles. Seul le Haagse Stadspartij (Parti de La Haye, (2)) a posé des ques­tions durant les séances du conseil muni­ci­pal concer­nant l’action répr­es­sive menée par le maire qui appar­tient au VVD (Parti libéral conser­va­teur). Les autres partis représentés au Parlement ont gardé le silence.

Amsterdam

Les conseillers muni­ci­paux de tous les partis poli­ti­ques et des sou­tiens appar­te­nant à diver­ses cou­ches de la société ont plaidé pour une « asile digne », juste après l’ins­tal­la­tion du cam­pe­ment de pro­tes­ta­tion « Nous sommes ici ». Mais le débat poli­ti­que s’est rapi­de­ment centré autour de l’exi­gence de la régu­la­ri­sation des deman­deurs d’asile et des migrants sans papiers qui vivent au jour le jour dans des condi­tions inhu­mai­nes. Certains sou­tiens considéraient ce cam­pe­ment comme une tragédie huma­ni­taire et non comme une mani­fes­ta­tion mili­tante. Il était fort com­mode pour le maire d’Amsterdam Eberhard van der Laan que les sou­tiens du cam­pe­ment eux-mêmes tirent la son­nette d’alarme. Contrairement à son collègue de La Haye, ce membre du PvdA (le Parti social-démoc­rate) a rendu visite à plu­sieurs repri­ses aux « cam­peurs », et il a exprimé ses « inquié­tudes » dans une lettre au conseil muni­ci­pal. Dans ce cour­rier, il annonçait que le cam­pe­ment devait être évacué parce que la « santé phy­si­que et men­tale » des deman­deurs d’asile était, paraît-il, menacée. Rusé, le maire leur a offert de les aider finan­ciè­rement et de les héb­erger pen­dant 30 jours « pour qu’ils repren­nent leur souf­fle », ce qui a bien sûr semé le trou­ble chez les sou­tiens. De toute évid­ence, une telle mesure visait à obli­ger les deman­deurs d’asile à dém­onter leurs tentes. Ils ne se sont pas laissés abuser par cette manœuvre. Les deman­deurs d’asile refu­sent d’être dis­persés : à leurs yeux un refuge tem­po­raire n’est pas une solu­tion, parce qu’ils savent qu’ensuite ils seront de nou­veau jetés à la rue. Les auto­rités pré­fèrent qu’ils soient livrés à eux-mêmes dans la rue. Van der Laan a montré alors son vrai visage mal­veillant : il a fait évacuer le cam­pe­ment et arrêter plus d’une cen­taine de deman­deurs d’asile, et le même soir, la majo­rité d’entre eux se sont retrouvés à nou­veau à la rue, sans abri, sans tentes, sans cou­ver­tu­res. Certains citoyens engagés d’Amsterdam et d’autres mili­tants ont pro­posé leur aide, et les deman­deurs d’asile conti­nuent leur action de pro­tes­ta­tion en squat­tant une église pour rés­ister aux rigueurs de l’hiver.

À cette occa­sion, le VVD a montré sa face répr­es­sive et le PvdA sa face sour­noise, offrant ainsi une image assez exacte des partis poli­ti­ques natio­naux. Le PvdA, social-démoc­rate, est le parti qui a fourni le plus de minis­tres de l’Immigration au cours des der­nières années, et on peut, à juste titre, le considérer comme l’archi­tecte de cette poli­ti­que bru­tale de rejet et d’exclu­sion. La poli­ti­que consis­tant à offrir un droit de séjour et une pro­tec­tion tem­po­rai­res à des grou­pes de deman­deurs d’asile pro­ve­nant de pays frappés par la guerre a été abolie par le der­nier minis­tre socia­liste chargé de la ges­tion des migra­tions : le secrét­aire d’Etat Nebahat Albayrak. Parmi les vic­ti­mes de cette mesure de sup­pres­sion, on compte les Somaliens qui cons­ti­tuent la majo­rité des habi­tants du cam­pe­ment d’Amsterdam. La plus haute cour néerl­and­aise a inter­dit leur expul­sion, mais l’Etat refuse de les régu­la­riser.

Madame « La Gêne » (3)

Actuellement, le très agres­sif Fred Teeven occupe le poste de minis­tre de la Sécurité et de la Justice. Dans le deuxième gou­ver­ne­ment Rutte formé le 5 novem­bre 2012, l’immi­gra­tion n’est plus un por­te­feuille dis­tinct. Les deman­deurs d’asile et les migrants relèvent dés­ormais du ministère de la Justice, ce qui signi­fie qu’ils sont cri­mi­na­lisés, avant même que l’illé­galité de leur prés­ence soit offi­ciel­le­ment cons­tatée. Freddie-le-Bagarreur ne veut pas céder d’un mil­limètre face aux reven­di­ca­tions des deman­deurs d’asile. Il n’est prêt à leur offrir un abri rudi­men­taire et tem­po­raire que si les deman­deurs d’asile accep­tent de retour­ner dans leur pays où sév­issent la pau­vreté et de la vio­lence. Il ne veut même pas dis­cu­ter de leur droit à être régu­larisés. De plus, les deman­deurs d’asile ne peu­vent atten­dre aucune aide de la gauche par­le­men­taire : la députée Sharon Gesthuizen, alias « Madame La Gêne », membre du SP (extrême gauche, ex-maoiste), a présenté une motion insi­pide dans laquelle elle appelle à ne sou­te­nir que les deman­deurs d’asile qui accep­tent d’être rapa­triés. L’ancien minis­tre de l’Immigration Gerd Leers (membre du CdA, parti démoc­rate-chrétien, dit de « centre droit », NdT) avait éga­lement fait une telle offre dans le passé.

Même si l’atti­tude des par­le­men­tai­res est lamen­ta­ble, la force des deman­deurs d’asile est une source d’ins­pi­ra­tion. Après avoir vécu pen­dant des semai­nes dans le froid et dans la boue, sans toi­let­tes ni dou­ches, ils conti­nuent à mener ce combat dif­fi­cile sans perdre leur convic­tion. Lorsqu’ils reç­oivent une lettre du Service de rapa­trie­ment à propos de leur départ « volon­taire », ils la déc­hirent imméd­ia­tement ; quand le minis­tre de la Justice Teeven leur a « tendu la main » pour les « aider » à retour­ner au pays, ils ont réso­lument rejeté sa pro­po­si­tion ; ils ont déd­aigné la pro­po­si­tion-piège du maire d’Amsterdam Van der Laan de leur four­nir un loge­ment tem­po­raire, et bien que leurs tentes (4) ne soient pas tota­le­ment fermées ils défient la répr­ession de Van Artsen, le maire de La Haye. Ce n’est pas à nous de décider à la place des deman­deurs d’asile. Ils doi­vent jouer un rôle cen­tral dans leur propre lutte. Nous devons les sou­te­nir, mon­trer notre soli­da­rité et sou­te­nir leurs reven­di­ca­tions pour une régu­la­ri­sation et un loge­ment immédiats !

Mariet van Bommel, 10 déc­embre 2012

1. Zwolle se situe à 80 km au nord-est d’Amsterdam ; Den Bosch à 77 km au sud d’Amsterdam, dans le Nord-Brabant (NdT).

2. Petit parti issu du mou­ve­ment des squat­ters. Même s’il n’est plus très radi­cal, il essaie de se faire l’écho des pro­tes­ta­tions popu­lai­res loca­les (NdT).

3. Cette députée d’ « extrême gauche » s’est dis­tin­guée en dénonçant « la gêne » occa­sionnée par les deman­deurs d’asile et leur mou­ve­ment. C’est pour­tant l’Etat qui met les sans papiers dans des situa­tions incom­mo­des. Ceux-ci ne cau­sent aucune gêne, ils la subis­sent puisqu’elle leur est imposée par l’Etat (NdT).

4. Depuis que cet arti­cle a été écrit, à Amsterdam comme à La Haye, les deman­deurs d’asile ont dû dém­onter leurs tentes, et ils se sont repliés dans des églises qu’ils occu­pent ou dont ils ris­quent d’être à leur tour expulsés (NdT)

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