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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:46

 

le vendredi 7 juin 2013 à 19h à la maison pour tous de fontbarlettes, débat  pison partenariat public-privé,nous invitonds Hafed Benotman pour parler de ce sujet entre autre avec lui. auteur de polar très  connu notapment à valence grace au travail de la "cambuse du noir" hélas disparue aujourd'hui.jnous nous profitons de cepost pour saluer toute l'équipe qui a permis de connaitre de nombreux auteur de polar la liste sera trop longue pour dire que grace à eux etnotament la persévérence de Serge et Jean claude animateur de la librairie URUBU 1. merci Serge et jeanclaude de votre ténacitépour faire connaitre la littérature noir et anarchiste.si tu  le permets "vive Ravachol"

 

 

La construction d'une nouvelle prison ( quartier briffaut) a déjà commencé depuis fin mai 2013. celle ci comportera 346 places alors que l'actuelle doit avoir moins de 100 places.

Un partenariat public – privé a permis son financement.

La ministre de la justice a signé l'accord pour cette construction fin décembre 2012.

le privé va gérer avec le GEPSA( GDF SUEZ EnergiesServices):

le GEPSA agit en France dans plusieurs prisons et dans deux centre rétentions administrative( enferment des sans papier) déjà une raison pour nous pour se poser la questions est ce c'est la continuation de l'europe barbelée

le privé va donc gérer en partenariat avec l'administration pénitentiaire. hotelerie,cantine, transport,

formation professionnelle, travail des prisonniers, accueil des familles,repas des prisonniers, restauration du personnel et cafétaria)

 

Pour toute cette nouvelle façon d'utiliser l'enfermement des prisonnières et prisonniers pour gagner l'argent pour toutes ces sociétés privées qui prennent le relais du mode de gestion de l'actuelle Maison d'arrêt 78 avenue de chabeuil. La prochaine prison sera une maison d'arrêt et un centre de détention., peut être une maison centrale elle est en construction à la fin du chemin de la forêt (en face de l'entrepôt Spie quartier Briffaut)

L'association 26 -07 solidarité aux sans papier et sans droit et le syndicat anarco syndicaliste SIAD

et le collectif le laboratoire appellent à une réunion débat sur les questions de privatisation de l'enferment ici ou ailleurs en France. Dans les financiers de cette nouveau lieu d'enfermement on retrouve le FIDEPPP fond géré par Mirova environement et infracstructure filiale de Natixis Asset Management qui a été avec la création en 2002 du FIDEME, le premier fonds d'investissement en énergies renouvelable

Est- ce que c'est la nouvelle société du développement durable? Est -ce que c'est la nouvelle société renouvelable?

L'actualité nous habitue à voir des financiers à obliger des entreprise à la délocalisation d'une entreprise vers de nouveau site . Le nouveau travail pour les licenciés c'est peut être l'emploi de surveillants? Mais parfois c'est la prison elle-même qui attire les financiers, comme dans le cas de la nouvelle prison de valence par exemple

Cette réunion va se tenir le vendredi 7 juin 19h à la maison pour tous de fontbarlettes 27 rue charles Gounot( derrière la maison des syndicats)

 

Syndicat Interco Ardèche Drome par mail:cntait.valence@yahoo.fr

par courrier: S.I.A.D.chez le laboratoire 8 place St jean valence26000

et coorganisateur l'association  26-07solidarité avec les sans papier et les sans droit

 

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 22:09

Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), des amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, de l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs amis (ANPNPA), de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO) et des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG) :
Au moment où s’ouvraient les négociations d’Evian pour mettre fin à la guerre d’Algérie, deux activistes, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres des sinistres commandos delta de l’OAS, participaient à l’assassinat de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1961. Condamnés à mort, Dovecar et Piegts ont été exécutés le 7 juin 1962. C’est précisément le 7 juin 2013 que le Collectif aixois des rapatriés – le CAR –, a choisi pour inaugurer à Aix-en-Provence un monument, de même nature que ceux de Nice, Toulon, Perpignan et Marignane, érigés à la gloire de tels assassins. La stèle sera installée dans la cour de la Maison du maréchal Alphonse Juin, propriété de la ville d’Aix, devenue véritable casemate de la « nostalgérie ». L’actuelle équipe municipale en a confié la gestion au CAR qu’elle subventionne abondamment. Coutumier des éloges de la colonisation et de l’OAS, le président du collectif, René Andrès, lance un appel pour l’inauguration d’un espace « appelé à devenir le haut lieu de la mémoire, et de la conservation, de la vérité du peuple Pied-Noir et Harkis ». L’Association de défense des anciens détenus de l’Algérie française (ADIMAD) soutient cet appel. Ces irréductibles de l’Algérie française ont prévu de se retrouver, comme chaque année, début juin autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet, dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le 2 juin 2013, a soulevé de telles protestations qu’il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix. Nous dénonçons avec force ces tentatives de réhabilitation des anciens tueurs de l’OAS, autant que les dérives idéologiques sur les aspects positifs de la colonisation et les nouvelles instrumentalisations du drame des Harkis et de leurs enfants. Il est indispensable que soient officiellement reconnus, simplement reconnus, les crimes et méfaits qui ont accompagné la colonisation et la guerre d’indépendance de l’Algérie. Indispensable pour bannir en France toutes les formes de racisme que ces dérives alimentent ; indispensable pour permettre le renforcement des liens d’estime et d’amitié entre les peuples algérien et français, l’établissement d’une coopération active et sincère entre la France et l’Algérie !

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 22:35

lu sur le site cettesemaine.free.fr. le compte macabre des émeutiers  a augmenté depuis la publication de ce post lire aussi celui q'on a publié. Solidarité aux révoltéEs

explication du titre:.

on ne peut pas dire le printemps turcs ça frerait trop plaisir aux nationalistes Turcs

Turquie : nouveaux affrontements entre police et manifestants, un bureau de l’AKP incendié
(Le 3 juin 2013)

En Turquie, la place Taksim à nouveau occupée par les manifestants

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 03.06.2013 à 20h31

La police est à nouveau intervenue lundi 3 juin au soir à Istanbul pour disperser avec du gaz lacrymogène des centaines de manifestants dans le quartier de Besiktas, situé non loin des bureaux du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Dans la soirée, des milliers de manifestants ont à nouveau envahi l’emblématique place Taksim d’Istanbul, au quatrième jour de la contestation contre le gouvernement, sans précédent depuis l’accession au pouvoir, en 2002, du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur).

Plus tôt dans la journée, la même technique avait été utilisée pour disperser un millier de manifestants à Ankara, sur la place de Kizilay, centre névralgique de la capitale où les protestataires, pour la plupart jeunes et étudiants, s’étaient réunis.

Ces violences interviennent après les échauffourées qui ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi entre policiers et manifestants, dont certains ont incendié des bureaux du parti au pouvoir. Selon les médias turcs, environ 500 personnes ont été interpellées à cette occasion.

Partie de protestations contre un projet immobilier qui impliquait la destruction d’un parc au cœur d’Istanbul, la contestation s’est transformée en un vaste mouvement anti-AKP après la répression brutale par la police des premières manifestations. Les manifestants reprochent à M. Erdogan son autoritarisme et l’accusent de vouloir "islamiser" la société turque.

Un mort et près de 200 blessés

Selon les organisations de défense des droits de l’homme et les syndicats de médecins, les violences ont fait plus d’un millier de blessés à Istanbul et au moins 700 à Ankara. Un mort est également à déplorer : Mehmet Ayvalitas, un jeune Turc de vingt ans, a été tué dans une collision avec un taxi au cours d’une manifestation, selon l’Association des médecins turcs. L’automobiliste qui a provoqué le drame ne s’est pas arrêté "en dépit de tous les avertissements", suggérant qu’il s’agissait d’un acte délibéré, a précisé cette ONG dans un communiqué.

En représailles à la répression policière, qualifiée de "terreur d’Etat", la très politisée confédération des syndicats de la fonction publique Kesk (240 000 adhérents) a appelé à une "grève d’avertissement" de quarante-huit heures à compter de mardi.

Le premier ministre appelle au calme

Plus tôt dans la journée, Recep Tayyip Erdogan a lancé un appel au calme après ces violentes manifestations qui ont fait plusieurs centaines de blessés et plus de 1 700 arrestations : "Soyez calmes, détendus, et nous trouverons une solution à tout cela."

Déterminé à ne pas céder à la rue, il a invité ses compatriotes à ne pas céder à ce qu’il a qualifié de provocations d’"éléments extrémistes", avant de quitter sereinement la Turquie pour une tournée de quatre jours au Maghreb.

Le président turc, Abdullah Gül, a également exhorté lundi les manifestants à cesser leur mouvement, assurant qu’ils avaient été entendus. "Une démocratie ne signifie pas seulement [une victoire] aux élections. [...] Il est tout à fait naturel d’exprimer des opinions différentes [...] par des manifestations pacifiques", a-t-il dit, cité par l’agence Anatolie, ajoutant que "les messages de bonne volonté ont bien été reçus".

La presse montrée du doigt

A Istanbul, quelque 3 000 personnes ont défilé pour dénoncer le travail partial et la "soumission" des médias turcs au sujet du mouvement de protestation. "Presse vendue !", "on ne veut pas d’une presse soumise", a scandé la foule devant les locaux du groupe de médias Dogus Holding, qui détient notamment la chaîne d’information en continu NTV. La timidité de leur couverture des évènements est d’autant plus visible que les réseaux sociaux se sont massivement mobilisés dès vendredi pour relayer les appels à manifester dans tout le pays et dénoncer la brutalité des interventions des forces de l’ordre.

En Turquie, la presse écrite et télévisée est largement contrôlée par des conglomérats jugés proches du gouvernement. Seuls quelques journaux et chaînes de télévision affichent leur indépendance ou même leur opposition politique au pouvoir mais subissent, selon les organisations de défense de la presse, des pressions politiques et financières de sa part.


Turquie : nouveaux affrontements entre police et manifestants

AFP, 03/06/2013 à 07h54

De nouvelles violences ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi en Turquie entre policiers et manifestants, dont certains ont incendié des bureaux du Parti pour la justice et le développement (AKP), au pouvoir.

A Izmir, dans l’ouest du pays, des manifestants ont lancé des cocktails molotov sur la permanence de l’AKP. Le bâtiment a été partiellement détruit, avant que l’incendie ne soit éteint, rapporte l’agence de presse Dogan. De violents affrontements ont également éclaté à Istanbul, où les protestataires ont érigé des barricades avec du mobilier urbain et des pavés. Toutes les rues menant au bureau du Premier ministre avaient été bouclées et la police a tiré des grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants. Aucun bilan n’a été communiqué, mais du personnel médical a soigné des blessés dans une mosquée voisine.

Selon l’agence officielle Anatolie, environ 200 personnes ont été interpellées dimanche soir et amenées à bord d’autocars de la police à la direction de sûreté.

Les organisations de défense des droits de l’Homme turques et étrangères ont dénoncé la violence de la répression, faisant état de plus de mille blessés. Amnesty International a même évoqué la mort de deux personnes. Ces chiffres n’ont pas été confirmés de source officielle. Le ministre de l’Intérieur Muammer Güler n’a fait état que de 58 civils et 115 policiers blessés pendant les 235 manifestations recensées depuis mardi dernier dans 67 villes du pays. Selon M. Güler, la police a interpellé plus de 1.700 manifestants, pour la plupart rapidement relâchés.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 22:25

lu et copier sur le site de la CNT AIT. c'est une information pour les lecteurs du blog le laboratoire.

Les compagnons de la nouvelle revue de réflexion anarchosyndicaliste internationale "Adarga" sont venus nous la présenter à Pau le samedi 18 mai 2013.

Pourquoi une nouvelle revue ? Adarga n’est pas une revue officielle de l’Association Internationale des Travailleurs et n’appartient à aucune organisation. C’est un projet anarchiste et anarchosyndicaliste dans lequel ce sont investis des militants de l’AIT et d’autres qui n’en font pas partis. Adarga estime qu’une grande confusion règne autour des concepts d’anarchisme et d’anarchosyndicalisme aujourd’hui. Toutes sortes de gens se réfèrent à ces concepts sans véritablement les cerner. Si l’anarchisme est hétérodoxe, il existe malgré tout une ligne minimale clairement définie par l’anticapitalisme et l’anti-étatisme. La revue veut participer à une clarification de ces concepts.

Pourquoi ce titre ? "Adarga" (le bouclier) était le titre d’une revue des années 80 qui voulait combattre le réformisme libertaire qui renaissait à cette époque en Europe. C’est à l’initiative d’un militant de longue date de la CNT espagnole, Gomez Casas, qu’était parue cette revue pour définir les idées forces de l’anarchosyndicalisme. En reprenant ce titre, les militants voulaient clairement se projeter dans cette trajectoire.

Les intentions de la revue. La revue veut combattre les thèses réformistes libertaires qui lui paraissent un écueil mais elle ne veut pas se limiter à cela. Sa volonté est également d’avoir une emprise sur les problèmes que posent les attaques que subissent les exploités aujourd’hui.

Au menu du premier numéro. La CNT espagnole est une référence dans le mouvement libertaire et le premier numéro se penche sur les attaques réformistes que subit cette organisation aujourd’hui. Mais il comprend aussi des articles qui analysent la situation économique du capitalisme. On peut également trouver une rubrique historique et un glossaire qui a pour but de clarifier les concepts de l’action directe.

Les perspectives de la revue. Les militants d’Adarga veulent faire une revue de qualité sur le fond et sur la forme. Le pari de la revue est de tenter de trouver des solutions à la tension qui existe entre le syndicalisme et l’anarchisme au sein de l’anarchosyndicalisme pour la dépasser au profit de l’anarchisme. A l’heure actuelle, le syndicalisme semble inconsistant face aux attaques du patronat et des Etats. Il est incapable de proposer aux exploités des solutions pour se défendre efficacement et dépasser le cadre de cette société. Les militants d’Adarga sont convaincus que pour remédier à cela, il faut introduire plus d’anarchisme dans le syndicalisme. Il faut donc répondre à la double exigence de contrer le réformisme libertaire tout en s’adressant aux exploités pour leur donner des outils qui leurs permettent d’anticiper et de comprendre les situations que nous imposent le système afin de leur permettre de se défendre.

Le premier numéro Le premier numéro de la revue est seulement sorti en castillan mais il s’agit d’une limite qu’il faut dépasser. C’est état de fait n’est bien évidemment pas un hasard. Il témoigne de l’urgence vécue par les copains espagnols de contrer le réformisme au sein de la CNT espagnole. Un comité de rédaction en langues française et anglaise est en cours de constitution. Tous les articles ne seront pas forcément traduits dans les trois langues, certains n’auront pas forcément un intérêt international, mais une partie le sera. La revue va également se doter d’un site internet où l’on pourra trouver les numéro déjà parus.

En Espagne, le premier numéro d’Adarga nouvelle version a reçu un écho favorable et assez large. C’est principalement dû au fait que la revue n’est pas élaborée par des anarchistes qui s’adressent à d’autres anarchistes, en dehors des réalités, mais par des militants impliqués dans les mouvements sociaux et qui s’adressent à d’autres militants qui y sont tout aussi impliqués. Adarga est un projet qui demande à être consolidé mais qui a le mérité d’exister. On peut se procurer le premier numéro en contactant le syndicat de Pau de la CNT-AIT.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:50

Le Consulat d’Italie à Bruxelles a été taggué en solidarité avec le prisonnier Gabriel, prisonnier anarchiste incarcéré en Espagne et à l’encontre duquel l’Italie a émis un mandat d’arrêt international.

Tag pour Gabriel à Bruxelles

Tag pour Gabriel à Bruxelles

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:19

le soutien et la solidaritépeut  s'emplifier ici. c'est une révolte contre ce pouvoir qui a dicidé de construire une centrale nucléaire .en partenariat aves AREVA celle ci  doit être construite à SINOP.   Nous n'avons pas envie de construire ici une solidarité sans penser à ce combat contre la centralre nucléaire de Sinop

 

Un manifestant de 22 ans est décédé lundi à l’hôpital après avoir été atteint par balle pendant une manifestation dans la province de Hatay, près de la frontière syrienne. Le jeune homme était mort plus tard à l’hôpital.

Lundi soir, dans le quartier de Kavaklidere d’Ankara, les unités antiémeute ont tiré des balles en caoutchouc en direction des manifestants, qui les ont attaquées à coups de pierres. A Istanbul, les policiers ont tiré plusieurs dizaines de grenades de gaz lacrymogène pour déloger du quartier de Gümüssuyu manifestants qui y avaient érigé des barricades.

L’une des plus grandes centrales syndicales du pays, la Confédération des syndicats du secteur public (KESK), a décidé d’apporter son soutien à la contestation en entamant mardi une grève de deux jours. "La terreur exercée par l’Etat contre des manifestations totalement pacifiques se poursuit de telle façon qu’elle menace la vie des civils", a jugé la centrale qui revendique 240.000 adhérents.

Un nouveau rassemblement est prévu ce mardi soir à 18H00 place du Luxembourg.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:44
reçu par mail de résistons rezo. Nous ne revenos pas sur l'abscence de 
manifestants vendredi 31 mai lors de la venue de jean marc Ayrault
pour soutenir les inculpés



Nous sommes déjà soutenus par:
La Coordination des Opposants au Projet d'Aéroport de NDDL qui
regroupe

entre autres l'ACIPA, le Collectif d'Elus Doutant contre la Pertinence de
l'Aéroport (CEDPA) et ACCV, ADECA, AEI, Agissons pour l'avenir à l'est de
l'Erdre, ANDE, ATTAC, Breizhistance, BVV Bretagne vivante, CAP 21, Collectif
Anti marées noires, Confédération paysanne, DLR, EELV Ecologie Solidarité,
FASE, Faucheurs volontaires FNAUT, GAB 44, Gauche anticapitaliste, Gauche
unitaire, GND, Greenpeace, les alternatifs, les désobéissants, LPO, Malice,
MEI, MOC, MODEM44, Natur-action, Nature avenir, Nature et progrès, NPA, PG,
Solidarités écologie, SDNLeV Union syndicale solidaires, VAS, VAT, VES
et par ATTAC, les Amis de la Confédération paysanne, le Collectif 5-13e
de

soutien à NDDL, les Alternatifs, Alternative libertaire, Gauche
anti-capitaliste, SUD-PTT, CNT Bâtiment, « souriez-vous-êtes filmés », la
brigade activiste des clowns, Catherine Bourgain, généticienne
n'hésitez pas à nous transmettre vos lettres de soutien...

Pour participer à la caisse de soutien : envoyez vos chèques à l’ordre
de

Les Ami-e-s de Clark Kent» en spécifiant bien au dos du chèque« Soutien
la lutte contre l’aéroport de NDDL » à l’adresse suivante : 9, rue

François Debergue / 93100 Montreuil.


Depuis sa création, le collectif est la cible d'une répression systématique.
Le 27 janvier dernier, 15 personnes se sont invité.e.s dans le parc du

château familial des multi-miliardaires François et François-Henri Pinault
-actionnaires du groupe VINCI- pour dénoncer leur responsabilité dans la
construction du futur aéroport de NDDL. Un pique-nique, une banderole, des
slogans pour signifier que nous faisons fi de l' impunité dont bénéficient
Pinault et consorts qui exploitent, expulsent et bétonnent au gré de
manœuvres

politiques et de grands transferts financiers. La répression ne s'est pas fait
attendre, les visiteurs et visiteuses du
domaine ont été placé.e.s en
garde-à-vue durant 45 heures, inculpé.e.s de «
violation de domicile »,
« menaces de mort », « refus de se soumettre aux

opérations de relevés signalétiques » et « refus de se soumettre aux
prélèvements biologiques », ils/elles comparaîtront devant le Juge des
Enfants

au TGI de Paris (1 personne) et au TGI de Versailles (14 personnes).
Nous, collectif de personnes issues de divers horizons, militant.e.s de
tous âges, agissant en accord avec nos principes, exprimons toute notre
solidarité avec les inculpé.e.s et les personnes emprisonnées. Nous appelons
chacun.e à soutenir les inculpé.e.s, en se rendant à leur procès. Nous
appelons

chacun.e à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre VINCI et son
monde,

contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands
Projets Inutiles et Imposés !
Le collectif francilien de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
(toutes les informations sur http://nddl-paris.effraie.org//
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:37


P.-O. : elle meurt alors que l’huissier vient la saisir


Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi venait effectuer une saisie
chez une chômeuse handicapée à Canet-en-Roussillon, cette dernière s’est
effondrée, victime d’un malaise fatal. Elle devait 1 790 € depuis 2010.

"Nous sommes bien évidemment atterrés par ce décès." Pascal Blain, le
directeur régional de Pôle emploi, ne cache pas son émotion après le
drame survenu jeudi après-midi à Canet-en- Roussillon
(Pyrénées-Orientales). Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi
venait effectuer une saisie chez une chômeuse handicapée, cette dernière
s’est effondrée, victime d’un malaise fatal.

Selon plusieurs sources, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, a
vivement réagi en voyant arriver l’huissier, accompagné d’un serrurier
et de deux témoins, ainsi que la loi l’exige. Une altercation verbale
aurait alors éclaté entre elle-même et les trois personnes venues pour
effectuer une saisie-vente sur ses biens mobiliers.

Devant une équipe de télé

Devant la tournure prise par les événements, l’huissier se serait
réfugié dans sa voiture, pour appeler les gendarmes. À leur arrivée,
Stella Rakic a commencé à s’entretenir avec eux. Et puis, d’un coup,
"cette dame s’est effondrée dans les bras de l’adjudant-chef, qui l’a
mise en position de sécurité", indique une source proche de l’enquête.

La scène s’est déroulée en présence d’une équipe de télévision, qui
tourne actuellement un reportage sur la vie d’une brigade de
gendarmerie, destinée à être diffusée prochainement sur TF1. Et elle a
provoqué une vraie tension dans cette cité HLM des Canderelles, un
quartier populaire où les esprits, après la mort de la victime, se sont
rapidement échauffés.

"La procédure de saisie semble avoir été respectée", indique une source
judiciaire, qui précise qu’une autopsie a été demandée par le parquet de
Perpignan. Elle devrait être effectuée mardi, au service de médecine
légale de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier.

Selon Pôle emploi, la victime devait depuis 2010 une somme de 1 790 €,
correspondant à des prestations perçues alors qu’elle était en litige
avec son employeur, une entreprise de restauration.

"Nous n’avions plus de contact depuis 2011"

"Elle avait ensuite perçu une forte somme d’argent de son employeur, et
la procédure de recouvrement avait été lancée. On était passé au
tribunal, on lui avait proposé de régler des échéances de 150 € par
mois, mais elle n’avait rien payé. Nous n’avions plus de contact avec
elle depuis juillet 2011", précise le patron de Pôle emploi.

Stella Rakic, qui avait de sérieux problèmes de santé et souffrait d’un
lourd diabète, n’était plus affiliée à Pôle emploi, mais à Cap emploi,
l’organisme chargé de l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

http://www.midilibre.fr/2013/06/01/elle-meurt-alors-que-l-huissier-vient-la-saisir,708415.php

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:25
heraklion-crete

banderole de solidarité sur la place Liontaria à Heraklion, Crète (Grèce)

Quelques slogans entendus dans les rues d’Istanbul :

faşizme karşı omuz omuza / Soyons unis contre le fascisme

hükümet istifa / démission du gouvernement

katil Erdoğan / Erdoğan assassin

Taksim bizim, İstanbul bizim / Taksim est à nous, Istanbul est à nous

direne direne kazanacağız / nous gagnerons en résistant

her yer Taksim, her yer direniş / Taksim est partout, la résistance est partout

Tayyip’in piçleri, yıldıramaz bizleri /  les bâtards de Tayyip ne nous font pas peur

bu daha başlangıç, mücadeleye devam / Ce n’est que le début, la lutte continue

salonica

banderole de solidarité à Thessalonique (Grèce): “Solidarité avec les rebelles en Turquie. Révolte maintenant et pour toujours.”

Au cours du 1° juin les flics ont abandonné le parc Taksim Gezi pendant quelque temps et les gens se sont rassemblés pour réoccuper le parc. Peu de temps après la police a attaqué la zone pour expulser les manifestants.

Des heures après des compagnon-ne-s qui étaient dans les rues d’Istanbul ont envoyé ce message ” Nous l’avons fait, la place Taksim et le parc Gezi ont été réoccupés. Les flics reculent. Les gens célèbrent cette victoire dans le parc Gezi. Une voiture de flic a été retournée et brûlée …”.
Et la nuit dernière les engins de construction qui étaient dans le parc ont aussi été brûlés.

 Il y a aussi une information qui circule au sujet du liquide orange/rose qu’on peut voir sur certaines photos ou vidéos et qui atteste que ça serait de la lacrymogène mélangée à de la peinture orange ou rouge (cela varie selon les différentes zones de la ville) qui sers à marquer les manifestants afin de pouvoir les identifier ultérieurement.
Il est important de clarifier que ça n’est pas l’agent orange, comme une rumeur très répandue le laissait entendre. L’agent orange n’a pas de couleur, il tient son nom des rayures oranges dessinées sur les barils dans lesquels il était transporté.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 23:27

 On a  cherché sur le blog des nouvelles du front..le 2 et 3 juin le quotidien le monde publie un article "ces900000 jeunes inactifs décoragésde tout"Pour cette raison, cette article ci dessous a été choisi.

Evolution du travail précaire en France et au Japon

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le pourcentage d’emploi précaire au Japon est beaucoup plus fort que celui qui existe en France. Il est pour 2008, et en attendant les dernières statistiques de décembre, de 13 pour cent en France et de presque 35 pourcent au Japon.[print_link]
Le graphique ci-dessous, qui m’a demandé un temps pas possible, permet de mettre en évidence l’évolution sur une période de près de 20 ans.

Graphique 1 – Evolution des pourcentages de la population précaires au sein de la population en âge de travailler en France et au Japon

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les pourcentages indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne trimestrielle. France : INSEE, présenté par l’observatoire des inégalités.

La lecture du graphique peut se faire ainsi :
Entre 1990 et 2000, il y a une poussé à peu près équivalente dans les deux pays de la population de précaires : un peu moins de 4 pourcent pour la France, et un peu plus de 5 pourcent pour le Japon. On passe ainsi en France de 8.7 pour cent à 12.6 pour cent. Du côté japonais, on passe de 20.2 pour cent à 26 pour cent.
Entre  2000 et 2008, les courbes suivent des tendances opposées. En France, le taux d’emploi précaires baisse légèrement dans la première moitié des années 2000 avant de remonter légèrement à partir de 2005. Conclusion,  le taux demeure quasiment identique et passe de 12.6 pour cent à 13 pour cent. En revanche, au Japon, le taux d’emploi précaire augmente rapidement et passe sur la même période de 26 à 34 pour cent, une croissance de plus de 8 pour cent en moins de 8 ans.
Le Japon de l’emploi à vie n’est plus, et lorsqu’on regarde les statistiques des années précédentes, on se demande s’il a bien existé un jour (il faudrait remonter dans les années 70 probablement).

Evolution du travail précaire au Japon

On a pu voir dans le billet précédent que le nombre de travailleurs précaire au Japon avait augmenté de 15 pour cent sur 10 ans, passant de 20 à 35 pour cent. Pourtant, s’intéresser uniquement au pourcentage, ne résume pas nécessairement bien l’évolution sévère de la situation en ce qui concerne cette catégorie d’employés. Le problème du pourcentage est qu’il s’agit d’un instantané. Il ne fait qu’établir un rapport entre employés précaires et non précaire pour une année donnée. Par exemple, si en 1990, il y avait 1 employé précaire et 1 employé non précaire, le rapport serait, exprimé en pourcentage, de 50/50. L’année suivant, s’il y avait 100 employés précaires et 100 employés non précaires, le rapport serait toujours de 50/50. Pourtant, il y a bien plus d’employés précaires que l’année précédente, mais le pourcentage ne prend pas en compte cette évolution d’une année sur l’autre, mais seulement le rapport, pour chaque année prise séparément entre employés précaires et non précaires.
Il est donc intéressant de jeter un oeil sur l’évolution en chiffres absolus de l’emploi précaire, et on s’aperçoit que la courbe est beaucoup plus agressive (tableau 2). En effet, la population de précaire au Japon a  presque parfaitement doublée en 18 ans, passant de 8 810 millions à 17 790 millions. Pour reprendre la distinction entre les deux périodes, on passe entre 1990 et 2000 de près de 9 millions à près de 13 millions de précaires. Ensuite, de 2000 à 2008, on passe de près de 13 millions à près de 18 millions. Pour comparaison, en France, pour la première période on passe de près de 2 millions à 3 millions puis dans la seconde période on reste à moins de 3 millions.

Graphique 2 – évolution du nombre de travailleurs précaires au Japon

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les chiffress indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les chiffres de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

La distinction par sexe (graphique 2) permet de signaler la sur-représentation des femmes dans les emplois précaires. En 1990, 2000 puis 2008, elles sont passées respectivement de 6,5 à près de 10 puis plus de 12 millions. Du côté des hommes, on est passé de 2,3 millions à 3,3  et désormais près de 6 millions. La hausse est quasi constante d’année en année pour les deux sexes.
Néanmoins,un retour sur les pourcentage permet de signaler une hausse plus rapide du pourcentage d’hommes qui sont employés dans les emplois à temps précaires (graphique 3). On remarque en effet qu’au début des années 2000, ce pourcentage  est passé durablement en dessus de la barre des trente pour cent pour s’établir à 32 pour cent au troisième trimestre 2008. Cette tendance ne peut être interpétée comme une baisse du nombre de femmes qui travaillent sur des emplois précaires, puisqu’au contraire, l’augmentation de leur nombre est constant depuis le début des années 90. On peut donc en conclure que le nombre de travailleurs précaires hommes augmente plus rapidement que celui du nombre de travailleurs précaires femmes.

Graphique 3 – évolution du rapport homme femme dans les emplois précaires 1990 – 2008

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les pourcentages indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les pourcentages de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

— mise à jour 15 décembre

le graphique 3 n’est pas très parlant donc j’en ai fait un autre qui montre de manière plus évidente l’évolution du rapport homme femme dans l’emploi précaire :

graphique 4

L’emploi précaire « traditionnel » et l’emploi précaire « nouveau » au Japon

Au Japon, les catégories d’emploi précaire se sont complexifiées au tournant des années 2000.
Jusqu’alors, il y avait seulement deux catégories (officielles) d’emploi précaire :la première correspond aux emplois à mi-temps en France. Il s’agit des pâtotaimu, de l’anglais part-time, caractérisés donc par un temps de travail  inférieur à un emploi « normal ». la seconde correpond aux Contrat à Durée Déterminée (CDD) en France. Il s’agit des aurbaito, ou baito, de l’allemand, arbeit, caractériés par une période travaillée déterminée.
Au début des années 2000, deux réformes sont introduites dans le droit du travail. La première légalise le recours à l’emploi intérimaire – hakenrôdô – (1999) et les entreprises d’intérim, la seconde légalise les emplois contractualisés – keiyaku shain – (2001), c’est-à-dire des emplois nécessitant souvent un fort savoir technique ou spécialisé mais sur la base d’un contrat à durée déterminée.
Le graphique 1 permet de mettre en évidence l’évolution de l’emploi précaires par catégorie et de souligner l’impact de cette nouvelle législation.
Graphique 1

Source : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les chiffress indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les chiffres de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

La hausse régulière des temps partiels et des CDD – les deux catégories « traditionnelles » de l’emploi précaire – connaît un pic en 2001, puis stagne ou s’inverse après cette date. Ainsi, en ce qui concerne les CDD (en rouge), le pic de 2001, soit près de 4 millions de travailleurs CDD, n’a toujours pas été dépassé. On est à la fin de 2008 à « seulement » 3,21 millions. Pour les temps partiels, le pic de 2001 – 7,7 millions – est dépassé en 2005 et stagne depuis 2007 légèrement au dessus des 8 millions. Ainsi, en nombre absolu, les emplois précaires « traditionnels » évoluent ainsi peu depuis les réformes du début des années 2000.
En revanche, les « nouveaux » emplois précaires – intérims et contractuels – connaissent une croissance rapide. Le travail intérimaire est introduit à partir de 1999. Ce n’est qu’à partir de 2003 que le nombre de travailleurs intérimaires augmente de manière brusque. En 2005, le chiffre d’un million d’imtérimaires est dépassé. Aujourd’hui, leur nombre est de près de 1,5 million. L’actualité récente révèle qu’il s’agit d’emplois particulièrement précaires, notamment lorsque les contrats ne sont pas renouvelés et que les personnes qui avaient un logement d’entreprise (dortoirs) se retrouvent directement à la rue.
La catégorie des contractuels est un plus difficile à analyser parce qu’il s’agit d’une catégorie un peu fourre-tout qui ne représente pas les mêmes personnes en fonction de la période considérée. On constate néanmoins, après la création de la catégorie des employés contractuels en 2001, le doublement du nombre de personnes qui sont recencés dans cette catégorie d’emploi l’année suivante, soit 3,5 millions de personnes. Fin 2008, le nombre de contractuels est de près de 4,5 millions.

Au Japon, en 2008, plus de 17 millions de personnes travaillent sous une forme de travail « atypique ». Les emplois précaires « traditionnels » – mi-temps et CDD -, s’ils sont toujours majoritaires et concernent 11 millions de personnes, tendent cependant à stagner depuis le début des années 2000.  La hausse du nombre d’emploi précaire apparaît surtout le fait de l’introduction de nouvelles catégories qui représentent désormais près de  6 millions d’individus (les intérims 1,5 million, les contractuels 4,5 millions) .

On voit de manière plus claire le passage du pourcentage du nombre de femme précaire en dessous de la barre des 70 et le passage du nombre d’homme précaire au dessus de la barre de 30 pourcent.

La précarité au Japon
vendredi 31 octobre 2008 par Japon

Nous assistons actuellement dans ce pays à la montée d’une nouvelle précarité, touchant surtout la jeunesse .Ainsi le phénomène des « NEET » (Not in Education, Employment or Training) et des freeters (free arbeiters, travailleurs vivant de petits boulots) est apparu pendant l’éclatement de la bulle financière, au début des années 90. On compterait environ 800 000 NEET et presque 2 millions de freeters. « Génération sacrifiée », mais pour qui la réponse au mépris qu’elle reçoit commence à prendre des formes inattendues et radicales. « Le monde des possibles m’a toujours été plus ouvert que celui de la contingence réelle (Marcel Proust) »

Un cliché a la vie dure : celui d’un Japon monolithique, englué dans le fatalisme, l’absence de contestation, la résignation à l’ordre établi. Un Japon qui aurait intériorisé le respect de la hiérarchie, de l’autorité, de l’Impératif Catégorique en accord avec une hypothétique “japonité” . On en oublierait presque les belles années 60 et leurs nombreuses manifestations. Si ce conformisme japonais existe, il est faux de le généraliser. Faux car c’est consolider le mythe d’une « japonité » fictive, en ce qu’elle est faite d’éléments disparates et instables. Raisonnement violemment idéologique également, car il revient à bâillonner d’emblée toute dissidence, en la faisant culpabiliser de trahir l’âme de la papatrie. Devant l’insistance du discours visant à chosifier les japonais en en faisant un groupe homogène aux propriétés transhistoriques, il me paraissait nécessaire de faire ce petit rappel préliminaire. L’hétérogène comme l’hétérodoxe existent au Japon.

Pour s’en rendre compte, il suffit d’aller dans le quartier de Kôenji, à Tokyo. Sous l’impulsion de l’activiste Hajime Matsumoto, « La grande fronde des pauvres » voit le jour en 2001 dans ce quartier bien connu pour être depuis longtemps le lieu magnétique des pauvres, des marginaux, de la culture underground et du rock. Un texte explique leurs intentions : « des rassemblements sauvages ont été organisés, consistant à improviser un grand banquet dans la rue et, tout en impliquant les passants, à créer dans les faits une zone libre ». Amener les citoyens japonais à la prise de conscience, faire voler en éclats un certain discours responsabilisant (du genre : « chacun peut s’en sortir s’il le souhaite ») et « créer dans les faits une zone libre » ouverte, comptant sur le ressentiment plus ou moins conscient des freeters, mais aussi des “inclus”. Dans une rue du nord de Kôenji, on peut trouver des petites boutiques d’objets recyclés, de fripes pas chères tenues par les NEET, ainsi qu’un bistrot aux tarifs imbattables, le « Café des amateurs » ou NEET, freeters, sympathisants et curieux se réunissent.

Dans ce café, la facilité à communiquer avec des inconnus sur des sujets importants est remarquable. Parallèlement à la Fronde existe depuis 2005 l’Union des NEET de Kôenji, rompant la logique de l’isolement acritique et résigné telle qu’elle est voulue par l’oligarchie . L’Union réclame la restitution gratuite des vélos confisqués pour stationnement illégal et demande la gratuité des logements, protestation face à la cherté du logement à Tokyo, très difficilement accessible à un freeter.

Mais en plus de ces légitimes demandes, ils luttent sur le terrain existentiel. Il s’agit pour eux de « jouir de leur pauvreté » (dixit), d’expérimenter d’autres façons de vivre, de récuser l’idéal bourgeois de ceux qui se sont intégrés au monde de l’entreprise, au prix parfois de mort par surmenage (en japonais karôshi), et de nombreux suicides. Les NEET de Kôenji, et c’est là ce qui fait la valeur exemplaire de leur action, ne militent pas pour l’intégration à la société de leurs aînés. Ils savent que si, par improbable, ils pouvaient devenir employés permanents d’une entreprise, cela équivaudrait à de nouvelles aliénations. Le tout pour une dérisoire reconnaissance sociale et quelques satisfactions marchandes tout aussi insignifiantes. Cette vie hors de portée a cessé d’être enviable.

Ils revendiquent donc un « besoin imminent de changer de plan » (Roger Gilbert-Lecomte). Ils répondent à l’exclusion par un surcroît d’exclusion et visent la déstabilisation du système et de ses valeurs. L’enjeu de ce mouvement est donc autant existentiel que politique, et c’est ce qui le distingue de la gauche parlementariste, des syndicalistes autant que des mouvements associatifs logiquement très répandus dans ce pays à la démocratie fantoche . Ils militent pour une autre façon de vivre – on pense au socialisme utopique. Il n’est pas question de « défendre les droits des travailleurs et des consommateurs », sur un mode syndical, mais de récuser ce vieux couple : le moins de travail possible, le moins de consommation possible. Un refus de l’existence aliénée. Leur extériorité consciente est leur force ; ainsi ils évitent l’écueil du statut de péripétie interne au système qui ne fait souvent que le renforcer.

Cette singularité vise le principe même du social : ces jeunes précaires, créant ici et maintenant des espaces post-révolutionnaires, sont dans la position difficile mais exaltante d’inventeurs d’histoire. Ainsi leur volonté d’une joie affranchie des circuits marchands. Déserter pour commencer à vivre enfin. Se réapproprier la rue, en faire un lieu ludique plus que fonctionnel. Hajime Matsumoto l’écrit plaisamment : « organiser un pot-au-feu devant une gare est notre but principal – c’est-à-dire créer une zone libérée ». Aucune morosité, comme le souligne Karin Amamiya, animatrice d’une émission de radio et essayiste, prenant le parti de la cause des jeunes précaires : « L’action de la Grande Fronde est folle et amusante. Or, aujourd’hui, peu de jeunes pauvres mènent une vie aussi gaie.”. Nous ne sommes pas dans la “gauche mélancolique” chère à Bernard-Henri Lévy , mais dans un démenti flagrant aux cultures du report, une volonté de jouir de l’instant, envers et contre tout. Une preuve par l’exemple qu’une autre façon de vivre est possible, dès maintenant, sans cesser de contester radicalement le capitalisme. Espérons que le pouvoir de séduction de cette Fronde fasse de proche en proche croître ce mouvement et l’étende à d’autres villes !

Ce choc anthropologique s’expérimentant à Kôenji est enthousiasmant. Il montre qu’il existe une marge de manoeuvre, une brèche dans la tinette de TINA (« There is no alternative ») et que des réseaux de solidarité peuvent prendre forme et consister. Que la désertion est possible. Bien sûr certains se moquent de cette “révolte molle” de la jeunesse japonaise, l’estiment vaine, inoffensive, simple frémissement sans réel pouvoir. Nous voyons au contraire un phénomène, qui, s’il n’inquiète pas pour l’instant les puissants en raison de sa marginalité, pourrait devenir préoccupant s’il venait à se développer viralement. Une manière de défi. La Grande Fronde des Pauvres et l’Union des NEET de Kôenji pourraient ainsi servir de rappel au désordre, dans sa gaieté démissive, son désir de créer d’autres façons de vivre, sa volonté stratégique de vaincre l’isolement, aux précaires du monde entier.

http://neet.trio4.nobody.jp/

(site officiel de l’Union des NEET de Kôenji, en japonais)

http://trio4.nobody.jp/keita/

(site officiel de la Fronde des amateurs, en japonais)

http://www.jimmin.com/2001b/page_135.htm

(site officiel de la Grande fronde des pauvres, en japonais)

De la précarité à la révolte
Les jeunes au Japon
Ce texte est une synthèse de l’article « Les premières bourrasques de la colère » publié par Courrier International (n°870, du 5 au 11 juillet 2007).

Alors que le Japon est censé connaître une longue période de prospérité, de nombreux jeunes essaient de vivre tant bien que mal, dans la précarité et dans la misère. Après la longue période de récession des années 1990, beaucoup de jeunes, appartenant à la « génération perdue », vivent de petits boulots et sont surnommés les « freeters », contraction de l’anglais free et de l’allemand Arbeiter (travailleur). Les rares qui arrivent à s’en sortir en trouvant un emploi stable ont toutes les chances de se retrouver dans une entreprise où l’on fait faire à trois personnes le travail de dix ou dans laquelle le nombre de morts par excès de travail, de surmenage ou de suicide est élevé.

Quant à ceux qui travaillent comme intérimaires dans l’industrie, il ne leur reste plus grand chose quand ils ont payé leur loyer, le chauffage ou l’électricité. Et à tous ceux-là, il faut rajouter ceux qui vivent reclus, repliés sur eux-mêmes (les hikikomori) et ceux qui sont sortis du système éducatif et se trouvent sans emploi.

Quelles que soient leurs situations, les jeunes japonais ne connaissent plus la stabilité. Cette précarité qui n’est en rien liée à des problèmes psychologiques, est due « au désir malsain des entreprises, qui veulent continuer à profiter d’une main d’oeuvre jetable », afin de pouvoir conserver leur compétitivité au niveau mondial.

Et comme on leur a martelé depuis des années que « chacun est responsable de son sort », les jeunes reportent d’abord leur colère contre eux-mêmes plutôt que contre la société. C’est la raison pour laquelle le suicide est devenu la première cause de mortalité chez les 20 à 39 ans.

Depuis 2001, un groupe appelé La Grande Fronde des Pauvres veut, comme l’indique son manifeste, « faire voler en éclats cette vie normale qui nous voit obéir à la société ». D’où la nécessité de « passer à l’offensive et, à notre tour, imposer notre loi ». Depuis, le réseau s’est progressivement étendu. Diverses manifestations, prenant des formes variées ont eu lieu, notamment en faveur de la gratuité des loyers.

Pour le leader de La Grande Fronde des pauvres, Hajime Matsumoto, né en 1975, la cause structurelle du malaise existentiel des jeunes et des suicides est le « précariat », néologisme construit à partir des mots « précarité » et « salariat ». Il déclare : « C’est la société qui conduit les jeunes à la précarité. Je peux affirmer avec conviction à ces derniers qu’ils ne sont absolument pas en faute. Voilà une perspective d’avenir ! »

Hajime Matsumoto considère que le changement de la société ne se fera pas par une attaque frontale, mais en proposant aux jeunes de venir s’épanouir dans un « espace postrévolutionnaire », préalablement créé. Ainsi, le mouvement La Grande Fronde des pauvres possède cinq magasins dans une rue commerçante parmi lesquels une boutique d’objets recyclés, une friperie et un café qui, le soir, fait bistro. Ils invitent les jeunes à jouir au maximum de leur pauvreté, plutôt que de mourir surmenés ou épuisés.

Le gouvernement, pour sa part, s’est fixé pour objectif de réduire de 20% le nombre des « freeters » d’ici 2010. Et les 80% restant ?

Beaucoup de ceux qui ont cru aux chimères de la majorité, « une bonne école, une bonne entreprise », ont rapidement déchanté en entrant dans le monde du travail. Désormais, il y a ceux qui expriment leur souffrance par l’automutilation, la réclusion volontaire ou les violences familiales, et ceux qui ont compris que ce n’est pas contre eux-mêmes qu’il faut se révolter, mais contre cette société.

Pierre Tourev, 17/07/2007

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