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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 05:07
 
 
Rassemble contre le droit de vote des étrangers d'une partie de la section Troisième Voie d'Agen le 27 octobre 2012 à Marmande (47). (capture vidéo)

Rassemblement contre le droit de vote des étrangers d’une partie de la section Troisième Voie d’Agen le 27 o

 

 

 

 

Communiqué de l’Alliance Antifasciste Agenaise:

Depuis 39 ans, la prairie du pont canal accueille le Festival de la Prairie, plus vieux festival libertaire et alternatif de France. Chaque année, depuis maintenant cinq ou six ans, les agressions de l’extrême-droite lors de cet évènement et, hélas, lors d’autres manifestations culturelles (Agen ville anti-raciste, rassemblements RESF, …) , se multiplient.

Loin des coups de poing échangés les années précédentes, cette édition aurait put connaitre un drame.

Comme a leur habitude, ne brillant pas par leur courage, les milices d’extrême-droite attendaient les festivaliers vers 2h du matin dans les rues étroites du quartiers Jasmin à Agen. Un militant de l’Alliance antifasciste agenaise en a fait les frais, se faisant agresser par 4 personnes en quittant le festival.

Mais le pire restait à venir. Ce dimanche matin, alors que l’équipe du festival nettoie le lieu de la fête, un jeune homme d’une vingtaine d’année se présente à elle, le visage tuméfié de coups. Les dents cassées, minerve au coup pour tenter de réparer les vertèbres brisées par les coups de matraques. Le jeune raconte son calvaire et son attaque par un groupe armé car il “venait du festival anarchiste” comme l’ont dit ses agresseurs. La violence des coups n’est pas qualifiable: battes de base-ball, matraques téléscopiques, poings américains … les coups pleuvent sur un homme à terre pendant que les petites amies des nazis rient de la scène.

Nous vous tiendrons informés de l’état de santé de notre camarade qui a reçu plus de 15 jours d’ITT.

Une plainte sera déposé par la victime et par le Festival de la Prairie qui ne cesse de prôner son attachement aux valeurs de solidarité et d’égalité.

À Agen comme ailleurs, pas de place pour le fascisme, ni dans la culture, ni ailleurs.

Source

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:18

lu sur non fides

                                                                                                                                                                   

Toutes les versions de cet article : [français] [italiano]              

« Oh ! que l’obèse bourgeoisie soit maudite à jamais ;
qu’on sème le sel et le soufre sur l’emplacement de ses boutiques,
et que la miséricorde de son Dieu soit légère à son âme graisseuse !
Et cependant, il est encore des gens qui croient à l’esprit révolutionnaire de l’épicier !!! »

Ernest Coeurderoy, Jours d’exil, Tome I, 1854


Tourner autour

Plusieurs raisons nous ont longtemps incité à ignorer cet opuscule, malgré le mot clef de son titre : insurrection.

Comme le sait d’expérience n’importe quel voleur de la FNAC, c’est rarement pour son contenu qu’un bouquin mis en avant par ce supermarché est intéressant, mais plutôt parce qu’il se revend vite. L’automne 2007 étant passé, le « coup de cœur du mois » que lui a décerné cette enseigne est dévalué depuis un bail. Inutile donc de chercher un quelconque intérêt à L’insurrection qui vient du côté de sa valeur d’échange.

Par ailleurs notre voleur, tout lecteur qu’il soit, ne risquait pas non plus de se laisser tenter au hasard de ses vagabondages critiques : que pouvait en effet avoir de passionnant à proposer un texte sorti chez un éditeur de flic gaulliste (Erik Blondin, Journal d’un gardien de la paix, 2002), de médecin légiste (Patrick Chariot, En garde à vue, 2005), de fossoyeur de révolutions (Mao. De la pratique et de la contradiction, textes présentés par Slavoj Zizek, 2008), ou plus récemment de juges syndicalistes (Syndicat de la magistrature, Les mauvais jours finiront, 2010) ? Autre chose qu’un recyclage de la soupe post-gauchiste qui plaît tant au fondateur de La Fabrique ?

Cet opuscule voguait donc tout naturellement au gré des aléas du marché, quand c’est une toute autre actualité qui est venue nous rappeler son existence. En novembre 2008, le ministère de l’Intérieur prétend soudain avoir retrouvé un de ses auteurs anonymes parmi les accusés (et incarcérés) de l’affaire dite de Tarnac. Un procureur quelconque qualifie même le texte de « sorte de bréviaire de la lutte armée ». Diantre ! La ruse de l’histoire aurait-elle caché depuis plus d’une année un bouquin subversif au milieu des rayonnages de la culture de gauche ? L’incarcération d’un « épicier » ou d’une « étudiante », comme certains inculpés aimaient alors à se présenter, serait-il le fil pour se pencher un peu plus avant sur le pamphlet ? Suivrait-on les conseils littéraires d’un des accusés : « Le scandale de ce livre est que tout ce qui y figure est rigoureusement et catastrophiquement vrai, et ne cesse de le devenir chaque jour davantage » [1] ?

Notre curiosité malsaine n’a été titillée qu’un moment. Car tandis que la fine fleur de l’intelligentsia du pays se demandait si « les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité [sont] compatibles à long terme avec la démocratie » [2], la plupart des formes-de-vie sous accusation se répandront en interviews et en articles dans les médias, tout en menant collectivement une stratégie de défense innocentiste et frontiste (réunifiant la gauche d’un côté, les classes moyennes indignées de l’autre). Décidément, eux non plus ne réussiront pas à nous convaincre de feuilleter le petit livre vert. Mais peut-être ce racket marche-t-il mieux ailleurs, puisque plusieurs maisons d’édition étrangères de L’insurrection qui vient ont volontairement lié la répression de « quelques jeunes paysans communistes » [3] à leur traduction, afin de mieux vendre leur soupe. Faire de l’Etat et de ses réactions l’étalon du caractère révolutionnaire d’un livre, fallait y penser ! Si cela ne dit rien sur ce dernier, ça en dit par contre long sur ceux à qui ça profite…

En fait, notre brave anarchiste n’était en rien persuadé de l’intérêt d’une recension de la chose, et il a fallu toute l’insistance bienveillante des participants à cette revue pour le pousser à apporter cette pierre au dossier en cours sur le thème de l’insurrection. Conscients que d’autres, ici et ailleurs, ont déjà élaboré cette critique, et surtout de l’espace restreint imparti à cette note de lecture, nous nous contenterons ici de quelques points.

Lieux communs

En plus d’un prologue, ce livre est composé de sept cercles et de quatre chapitres. Dans une première partie, le Comité Invisible en costume dantesque nous fait traverser l’enfer de la société actuelle. Dans la seconde, on est enfin introduit dans le paradis de l’insurrection, qu’on pourrait atteindre par une multiplication de communes. Si la première partie a jeu facile pour rencontrer une certaine approbation à travers sa description d’un monde parsemé de désastres permanents, la seconde est beaucoup plus légère. Toutes deux se rejoignent pourtant sur un point : un certain flou, bien enserré par un style sec et péremptoire. Peut-être n’est-ce même pas un défaut, mais bien au contraire un ingrédient fondamental à l’attrait de ce petit livre.

Pour asséner son discours, le Comité n’a en effet pas besoin d’analyses. Il préfère les constatations. Assez de ces critiques et de ces débats qui prennent la tête, place à l’évidence et à l’objectivité béton qui saute immédiatement aux yeux ! Faisant mine de modestie, les rédacteurs précisent même d’emblée qu’ils ne font que « mettre un peu d’ordre dans les lieux communs de l’époque, dans ce qui se murmure aux tables des bars, derrière la porte close des chambres à coucher », c’est-à-dire qu’ils se contentent de « fixer les vérités nécessaires » (p12). Ils ne sont d’ailleurs pas les auteurs de ce livre, mais « se sont faits les scribes de la situation », car « c’est le privilège des circonstances radicales que la justesse y mène en bonne logique à la révolution ». Il fallait y penser : les lieux communs sont les vérités nécessaires qu’il faut retranscrire pour réveiller le sens du juste, qui lui-même mènera logiquement à la révolution ! Evident, non ?

En pénétrant dans les sept cercles qui divisent l’enfer social contemporain, on trouvera ainsi bien peu d’idées pour réfléchir, et beaucoup d’états d’âme à partager. Les auteurs/rédacteurs évitent à tout prix de baser leur discours sur une quelconque théorie explicite. Pour ne pas courir le risque d’être dépassés ou discutés, ils préfèrent enregistrer le vécu dans sa banalité, là où tout devient familier. Comme dans un alignement de lieux communs, justement, où « le Français », cette fiction, revient à tout bout de champ. Tant qu’on y est, on peut enfiler n’importe quelle platitude, jusqu’à faire du réel le reflet de la seule domination totalitaire, plutôt que le fruit d’une dialectique au sein de la guerre sociale. Mais il est vrai que cela nécessiterait d’aller un peu plus loin que d’en rester à des ressentis généralisés. Pour décrire leur monde imaginaire sans classes ni individus, la propagande du pouvoir devient une source non négligeable, et surtout crédible : les renseignements généraux (p29), le DRH de Daimler-Benz (p32), un officier israélien (p43), les blagues de cadres (p50) ou le premier sondage d’opinion venu (p51) font alors l’affaire. Dans L’Insurrection qui vient, tout est nivelé, écrasé par le contrôle et la répression. Ce n’est pas le monde qui est décrit, mais le désert auquel rêve le pouvoir, la représentation qu’il donne de lui-même. Cette quasi-absence de dialectique entre dominants et dominés, exploiteurs et exploités, n’est pourtant pas un hasard : chaque lecteur doit être en mesure de se retrouver dans la perception du cauchemar totalitaire, d’en être effrayé. Il ne s’agit pas de le convaincre, et encore moins de pointer les mécanismes d’adhésion ou de participation volontaire à notre propre asservissement. Lui faire partager l’enfer pseudo-universel, c’est pouvoir ensuite le sauver d’un bloc s’il adhère au grand Nous et à ses intensités subjectives.

En prenant acte de la fin imminente du monde sur un ton apocalyptique, en passant en revue les différents milieux où elle se consume, le Comité Invisible s’arrête sur les effets les plus immédiatement perceptibles du désastre, mais tout en en taisant les origines possibles. Il nous informe par exemple que « le malheur général cesse d’être insupportable dès qu’il apparaît pour ce qu’il est : sans cause ni raison » (p51). Sans cause ni raison ? Surtout pas d’analyses acérées de l’existant, ni celles plus communistes contre le capitalisme ni celles plus anarchistes contre l’Etat. Ce ne serait plus assez vague, et puis il existe d’autres textes pour cela, comme ceux réservés à un petit milieu (les deux numéros de la revue Tiqqun autodissoute en 2001, ou L’Appel, livre de 2003 dont un extrait constitue le 4e de couverture de L’Insurrection qui vient). L’impuissance politique ou la faillite économique, lorsqu’elles apparaissent dans ce pamphlet, ne débouchent ainsi jamais sur le développement d’une critique radicale de la politique ou des besoins, car ces thèmes ne sont que prétexte à un rapport de description nauséeuse destiné à valoriser la suite. L’insurrection qui vient, née sous forme de marchandise éditoriale, a tout simplement été pensée et écrite pour toucher le « grand public ». Comme ce « grand public » est composé de spectateurs avides d’émotions à consommer sur le moment, qu’il est réfractaire à toute idée qui pourrait donner du sens à une vie entière, donnons-lui des images faciles auxquelles s’accrocher sans trop se fatiguer.

Pour mieux le prendre par la main, il y a aussi besoin de l’inclure dans la construction d’un grand « Nous » collectif, dont on va faire l’apologie contre le vil Moi individuel. L’individu, qui c’est bien connu n’existe que comme mot d’ordre de Reebok (« I am what I am »), est vite liquidé comme synonyme d’« identité » (p14) ou de « camisole » (p90). Ce sont en effet les fameuses bandes qui doivent incarner « toute la joie possible » (p23). Elles ne sont plus le produit complexe de la débrouille et d’un enfermement, de l’entraide (ce qui est différent de la solidarité) dans la survie et de la compétition, mais la forme d’auto-organisation par excellence dont il faut s’inspirer. Dans un autre livre, cela pouvait donner encore plus explicitement : « La perspective de former des gangs n’est pas pour nous effrayer ; celle de passer pour une mafia nous amuse plutôt. » (Appel, proposition V).

Comme d’autres l’ont noté, les rédacteurs de L’insurrection qui vient « voient dès maintenant dans la décomposition de toutes les formes sociales une “aubaine” : de même que pour Lénine l’usine formait l’armée des prolétaires, pour ces stratèges qui misent sur la reconstitution de solidarités inconditionnelles de type clanique, le chaos « impérial » moderne forme les bandes, cellules de base de leur parti imaginaire, qui s’agrégeront en « communes » pour aller vers l’insurrection » [4]. C’est qu’aux aspirants bergers ne plaît que l’odeur de troupeau, « la réunion d’une multiplicité de bandes, de groupes, de comités » (p107), tout ce qui peut comporter un caractère suffisamment grégaire pour exercer un contrôle. L’unicité doit être rejetée, elle ne permet pas de disposer d’une masse de main d’œuvre suffisante.

Il est également dit et répété que cette société est devenue invivable, mais surtout parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses. Et dans le cas contraire ? Si «  le peuple » n’avait pas été refoulé hors de «  ses campagnes », « ses rues », « ses quartiers », « ses halls d’immeubles » (p97), si nous n’avions pas été expropriés de « notre langue par l’enseignement », de « nos chansons par la variété », de « notre ville par la police » (p20)… peut-être pourrions-nous encore vivre heureux dans notre monde ? Comme s’il avait déjà été à nous, ce monde, et que ces quartiers ou ces villes n’étaient pas justement un exemple de notre dépossession, quelque chose à détruire. Comme si la réappropriation de l’architecture carcérale par les pauvres n’était pas justement un des signes ultimes de l’aliénation. Personne ne peut « envier ces quartiers » (p20), et certainement pas parce qu’il y règnerait « l’économie informelle ». Nous laissons volontiers au Comité les distinctions jésuitiques entre la mafia et l’Etat ou entre les différentes expressions de la domination marchande, c’est-à-dire le petit jeu des préférences tactiques entre les différents visages du maître. Nous préférons pour notre part lutter contre l’autorité et l’économie, en tant que tels.

A force de négation d’une guerre sociale multiple qui n’est pas l’apanage d’un sujet (le jeune révolté des banlieues), on en vient parfois au fil des pages à se demander si les scribes du petit livre vert ne procèdent pas par ignorance, étant peut-être simplement à l’image des lecteurs auxquels ils s’adressent, de ceux qui ne voient dans toute la vie des « cités » que des policiers et de jeunes émeutiers, de ceux qui règlent son compte à la famille en maintenant des liens pour subventionner la subversion sociale (p26), de ceux qui peuvent « « circuler librement » d’un bout à l’autre du continent et sans trop de problème dans le monde entier » (p99), ou même participer à la foire électorale en ayant l’impression d’accomplir quelque geste subversif (« on commence à deviner que c’est en fait contre le vote lui-même que l’on continue de voter », p7).

L’insurrection comme multiplication de communes

Si l’enfer moderne nous est conté, c’est finalement pour en arriver où ? A quelle aurore mènerait la fin de cette civilisation en déclin qui n’a plus rien à nous offrir, civilisation supposée même produire comme une mécanique bien huilée «  les moyens de sa propre destruction » (ce n’est pas une référence à la catastrophe nucléaire permanente, mais à… « la multiplication des téléphones portables et des points d’accès à internet » !, p46) ?

En cherchant bien, l’insurrection semble venir dans ce livre sans autre finalité que de hâter le grand écroulement, sans son propre dépassement qui l’orienterait par exemple vers l’anarchie (ou le communisme, pour d’autres). Elle est son propre but, et se suffirait à elle-même. « Nous travaillons à la constitution d’une force collective telle, qu’un énoncé comme « Mort au Bloom ! » ou « A bas la Jeune-Fille ! » soit suffisant à provoquer des jours et des jours d’émeute », notaient déjà non sans ridicule les tiqquniens [5]. Plus que de nihilisme – au-delà de ce monde il n’y a que ce monde, sans futur ni possibilité –, il s’agit là d’un millénarisme revisité où l’avenir apocalyptique est déjà dissimulé dans le présent, où il semble totalement détaché de nos actions présentes et délibérées (ou involontaires). Il faudrait simplement être capables d’accueillir cette agonie pour en faire un moment libératoire et purificateur, prendre parti pour la grande insurrection destructrice en se constituant en force. Non seulement le réalisme catastrophile d’une telle position peut paraître douteux, mais dans l’hypothèse d’une telle situation, on pourrait aussi penser que cette insurrection n’amènerait que des restructurations de pouvoir, et pas forcément une transformation véritable du monde sapant toute domination. Ainsi, les « communes » ne semblent jamais être imaginées comme des bases d’expérimentation, comme une tension. Elles sont déjà là : « Toute grève sauvage est une commune, toute maison occupée collectivement sur des bases nettes est une commune », p90.

D’ailleurs, cette question est si floue pour le Comité qu’il avoue qu’une « insurrection, nous ne voyons même plus par où ça commence » (p82). Par des émeutes, serait-on tenté de répondre. Ou par une révolte qui, bien que minoritaire, se généralise socialement. Mais non, c’est déjà trop engageant pour eux. Mieux vaut laisser la question ouverte afin d’attirer le plus de curieux possibles, mieux vaut éviter les sujets sur lesquels les esprits s’animent et se divisent. Mieux vaut continuer à simplifier la réalité de l’antagonisme en la présentant comme un Tout qu’on ne peut attaquer qu’à partir d’un hypothétique ailleurs, par une « sécession », en le « doublant » (p98) ou en constituant « un ensemble de foyers de désertion » (Appel, proposition V). Ne pas voir l’insurrection comme un processus particulier avec l’ensemble de ce qui la précède, cela évite surtout de réfléchir à comment lutter pour la destruction de ce système, dans et à partir de lui, tout en portant déjà, dans la manière de le faire, la projectualité d’un autre monde. Car cela supposerait de partir de l’hypothèse inverse de celle des rédacteurs du livre. Une hypothèse révolutionnaire qui ne soit ni alternativiste (on peut bâtir des niches dans l’existant, et d’ores et déjà « élaborer une nouvelle idée du communisme » dans le capitalisme [6]) ni messianique (la fatalité de la civilisation qui s’écroule et à laquelle il faut se préparer). En réalité, il n’existe pas d’en-dehors qui pourrait échapper aux rapports sociaux de la domination et constituer ainsi des bases d’appui pour élaborer une force vers l’insurrection. Ce n’est que lors de moments de rupture qu’on peut les subvertir. Comme le disait déjà un vieux texte, « aucun rôle, si risqué soit-il légalement, ne peut substituer le changement réel des rapports. Il n’existe pas de raccourci à portée de main, il n’existe pas de saut immédiat dans l’ailleurs. La révolution n’est pas une guerre. » [7].

Une autre question qui se pose habituellement avec l’insurrection, est celle des rapports et de l’affinité (le partage d’une perspective générale et d’idées), qui n’est pas la même chose que l’affectivité (un partage momentané de situations particulières et de sentiments, comme la rage). Là encore, ne redoutez pas d’obtenir une réponse, car le Comité s’en tire avec une pirouette : « toute affinité est affinité dans une commune vérité » (p86). Le truc est simple. Plutôt que de partir de désirs individuels, désirs par la force des choses multiples et divergents, il suffit de partir de situations sociales facilement perceptibles comme communes, et nommées « vérités ». Car le Comité n’est pas intéressé par les idées qu’on développe, il préfère les vérités qui nous possèdent. « Une vérité n’est pas une vue sur le monde mais ce qui nous tient liés à lui de façon irréductible. Une vérité n’est pas quelque chose que l’on détient mais quelque chose qui nous porte » (p85). La vérité est messianique, extérieure et objective, univoque, hors de toute discussion. Il suffit de partager le sentiment de cette vérité pour se retrouver ensemble sur des banalités du type « il faut s’organiser ». Pour ne pas rompre l’enchantement, un exemple de vérité qui nous faut avaler est que l’impasse dans laquelle se trouve l’ordre social va se transformer en autoroute pour l’insurrection, et qu’un prolongement de cette agonie est par exemple impossible. Et comme tout cela est inéluctable, chacun peut donc agréablement éviter de se poser des questions comme « s’organiser de quelle manière », « pour faire quoi », « avec qui », « pourquoi » ?

Ainsi disparaîtrait également le vieux débat entre penser la destruction du vieux monde comme un moment inévitable et préalable à toute authentique transformation sociale, ou être persuadé que l’émergence de nouvelles formes de vies réussira en soi à expurger les vieux modèles autoritaires, rendant superflu tout affrontement direct généralisé avec le pouvoir. Le Comité Invisible, lui, est en effet capable de concilier sans problème ces tensions opposées depuis toujours. D’un côté, il souhaite « une multiplicité de communes qui se substitueraient aux institutions de la société : la famille, l’école, le syndicat, le club sportif, etc. » (p90), et d’un autre préconise de « ne pas se rendre visible, mais tourner à notre avantage l’anonymat où nous avons été relégués et, par la conspiration, l’action nocturne ou cagoulée, en faire une inattaquable position d’attaque » (p102). Là encore, il y en a pour tous les goûts, pour les alternatifs qui tentent l’expérience de s’installer tranquillement à la campagne (pour lesquels la Commune est l’oasis de bonheur dans le désert du capitalisme) et pour les ennemis de ce monde (pour lesquels la Commune est synonyme du Paris insurgé de 1871).

A la manière des défenseurs modernes de la « sphère publique non-étatique » (des militants anarchistes les plus sidérants aux « désobéissants » négristes les plus habiles), le Comité invisible soutient que « l’auto-organisation locale, en surimposant sa propre géographie à la cartographie étatique, la brouille, l’annule ; elle produit sa propre sécession. » (p98). Mais tandis que les premiers voient dans la diffusion progressive d’expériences d’auto-organisation une alternative à l’hypothèse insurrectionnelle, le Comité propose une intégration stratégique de voies jugées jusqu’alors incompatibles. Ce n’est plus le sabotage ou le petit commerce, mais le sabotage et le petit commerce. Planter des patates le jour et abattre des pylônes la nuit. L’activité diurne est justifiée par l’exigence d’indépendance de services fournis par le marché ou l’Etat et le fait de se garantir une certaine autonomie matérielle (« comment se nourrir une fois que tout est paralysé ? Piller les commerces, comme cela s’est fait en Argentine, a aussi ses limites », p116). L’activité nocturne est posée par l’exigence d’interrompre les flux du pouvoir (« le premier geste pour que quelque chose puisse surgir au milieu de la métropole, pour que s’ouvrent d’autres possibles, c’est d’arrêter son perpetuum mobile », p47). Les scribes se demandent alors « pourquoi les communes ne se multiplieraient pas à l’infini ? Dans chaque usine, dans chaque rue, dans chaque village, dans chaque école. Enfin le règne des comités de base ! » (p90). Pourquoi, en effet, la vieille illusion des années 70 de « communes armées » qui ne s’accrochent pas seulement pour défendre leur propre espace libéré mais partent aussi à l’assaut des espaces restés aux mains du pouvoir ne serait-elle pas réalisable ?

La réponse se trouve dans la contradiction que prétendent dépasser les auteurs de l’opuscule : en dehors d’un contexte insurrectionnel, une commune ne vit que des interstices laissés par le pouvoir. Sa survie reste liée à son caractère inoffensif. Tant qu’il s’agit de cultiver des carottes sans dieu ni maître dans des jardins biologiques, de proposer des repas à bas prix (ou gratuitement) dans des cantines populaires, de soigner des malades dans des dispensaires autogérés, tout peut encore aller bien. Au fond, que quelqu’un s’occupe des carences des services sociaux peut être utile, la création d’une aire de garage pour les marginaux, loin des vitrines de la métropole, peut être commode. Mais à peine en sort-on pour aller débusquer l’ennemi, et voilà que les choses se gâtent. Un jour ou l’autre, la police frappe à la porte, et la commune s’éteint, ou est redimensionnée. La seconde raison qui rend vaine toute tentative d’une généralisation de « communes armées » en dehors d’une insurrection est due aux difficultés matérielles dans lesquelles se débattent de telles expériences, qui voient surgir une myriade de problèmes et un manque chronique de ressources. Vu que seuls quelques privilégiés sont en mesure de résoudre toute difficulté avec la rapidité nécessaire pour signer un chèque, les participants des communes sont presque toujours contraints de dédier tout leur temps et leur énergie à son « fonctionnement » interne.

En somme, pour rester dans la métaphore, d’un côté l’activité diurne tend à absorber avec ses exigences toutes les forces au détriment de l’activité nocturne ; de l’autre, l’activité nocturne et ses conséquences tend à mettre en danger l’activité diurne. Et cette tension éclate un jour ou l’autre. Cela ne veut pas dire qu’il faille nier l’importance et la valeur de telles expériences, mais cela signifie qu’on ne peut leur donner un contenu et une portée qu’elles n’ont pas : celui d’être déjà le moment de rupture lui-même, qui en s’étendant formerait l’insurrection. Comme le notait déjà Nella Giacomelli en 1907 après l’expérience d’Aiglemont, « une colonie fondée par les hommes d’aujourd’hui et obligée d’exister en marge de la société actuelle comme de puiser dans ses ressources est fatalement destinée à ne rester rien d’autre qu’une imitation grotesque de la société bourgeoise. Elle ne peut nous donner la formule du demain, parce qu’elle reflète trop en soi la vieille formule du présent, dont nous sommes tous inconsciemment pénétrés jusqu’à en être défigurés » [8].

Quant à étendre le concept de « commune » à toutes les manifestations de rébellion ou de révolte et faire de l’Insurrection la somme d’entre elles, c’est une autre trouvaille du Comité qui tourne autour du pot sans résoudre la question. Si l’ensemble des pratiques subversives est l’insurrection, alors elle n’est pas en train de venir : elle est déjà là. Vous ne vous en étiez pas rendu compte ? Ce confusionnisme lui permet de contenter aussi bien ceux qui visent à la satisfaction de leurs besoins quotidiens que ceux qui luttent pour réaliser leurs désirs utopiques, de caresser dans le sens du poil ceux qui se dédient à « comprendre la biologie du plancton » (p96) et ceux qui se posent des problèmes du type « comment rendre inutilisable une ligne de TGV, un réseau électrique ? » (p101). Le Comité peut bien poser dans l’absolu une sorte de complémentarité intéressée entre toutes les pratiques, il n’avance pourtant pas d’un pouce sur ce que ces formes développent, sur le pour quoi qui seul leur donne réellement sens, posant qu’un ensemble de contre suffirait. Un des objectifs de cette apologie de formes d’hostilité indépendamment de leur contenu réside peut-être dans la volonté explicite du Comité de tracer « des fronts à l’échelle mondiale » (p87), c’est-à-dire non pas d’approfondir la passion pour une existence débarrassée de toute forme de domination, mais de réaliser toutes sortes d’alliances que seule cette absence de contenu positif commun rendrait possible.

Enfin, un dernier point a piqué notre curiosité : si ce livre ne définit pas un pourquoi de l’insurrection, pouvait-il au moins affronter la question du comment ? Là encore, le style va permettre d’éluder l’obstacle : «  quant à décider d’actions, tel pourrait être le principe : que chacun aille en reconnaissance, qu’on recoupe les renseignements, et la décision viendra d’elle-même, elle nous prendra plus que nous la prenons » (p114) ! Inutile de perdre son temps en d’ennuyeux débats sur la méthode à adopter et l’objectif à atteindre, ils présentent en plus l’inconvénient de provoquer des désaccords. Allons à la pêche aux infos, et la décision viendra toute seule, belle, lumineuse et valable pour chacun. Vous avez besoin de quelques précisions supplémentaires ? Jetez un coup d’œil aux références historiques de l’Appel et de L’insurrection qui vient, et faites preuve d’un peu d’imagination. Si «  l’incendie de novembre 2005 en offre le modèle » (p102), ce n’est qu’en paroles, car l’action qu’ont en tête les scribes ressemble plus à celle d’un Parti des Black Panthers guidé par Blanqui (soit peut-être la construction du « parti de l’insurrection » ou de «  l’organisation collective permanente » [9]). Ce fourre-tout autoritaire complété par des notions aussi évanescentes que la « densité » relationnelle ou « l’esprit » communautaire (p90) vient parachever le caractère confus du livre, ce qui, comme on l’a déjà noté, ne constitue pas son défaut mais son atout majeur. L’insurrection qui vient est en accord avec le temps présent, parfaitement à la mode. Il possède les qualités du moment, une flexibilité et une élasticité qui peuvent s’adapter à toutes les circonstances en milieu rebelle. Il présente bien, a du style, et semble sympathique à chacun parce qu’il donne raison à tous sans mécontenter totalement personne.

Retournons maintenant au point de départ de cette recension, et prenons au pied de la lettre, une fois n’est pas coutume, un opuscule que ses rédacteurs ont choisi de faire publier chez un éditeur commercial gauchiste et de faire distribuer dans les temples de la consommation. S’il est clair que « la tâche des milieux culturels est de repérer les intensités naissantes et de vous soustraire, en l’exposant, le sens de ce que vous faites » (p89), nous devons laisser aux opportunistes l’hypocrisie de faire passer leurs incursions en territoire ennemi comme de la saine tactique, alors qu’il ne s’agit à l’évidence que de spéculations politiques. Quelle étrange idée serait en effet celle d’une sécession ou d’une autonomie vis-à-vis des institutions qui s’organiseraient pour y prendre volontairement pied et y participer sans remords !

Un mouvement révolutionnaire animé par la volonté de parvenir à une rupture avec l’existant n’a pas besoin de la confirmation de l’ordre social qu’il critique. L’insurrection qui vient dans les vitrines de toutes les librairies n’est que la caricature et la marchandisation de cette insurrection qui pourrait les briser toutes.

Des insurgés sans bandeau

[Paru dans A Corps Perdu n°3, revue anarchiste internationale, Paris, août 2010.]

Notes

[1Interview exclusive de Julien Coupat au Monde, 25 mai 2009.

[2Agamben, Badiou, Bensaïd, Rancière, Nancy et autres vrais démocrates : « Non à l’ordre nouveau », Le Monde, 28 novembre 2008.

[3Comité Invisible, Mise au point, 22 janvier 2009, p.4.

[4René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Encyclopédie des nuisances, juin 2008, p. 41-42.

[5Tiqqun, postface de mars 2004 à l’édition italienne de la Théorie du Bloom, Bollati Boringhieri, novembre 2004, p. 136. On notera par ailleurs à l’occasion le petit jeu de correspondances entre les frères siamois de Tiqqun, L’Appel et L’Insurrection qui vient : dans cette postface, Tiqqun recommande au « public italien » la lecture de L’Appel, tandis que L’Insurrection en a fait son quatrième de couverture. Enfin, le second texte du Comité Invisible, Mise au point, comportait discrètement en bas de sa troisième page un site internet qui rassemble ces différents écrits, et d’autres encore auxquels ils se rattachent (comme ceux du Comité de la Sorbonne en exil).

[6Comité Invisible, Mise au point, 22 janvier 2009, p.3.

[7A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques, Typemachine/Mutines Séditions, octobre 2007 (1998), p. 38.

[8Ireos, Una colonia comunista, Biblioteca de la Protesta Umana (Milan), 1907.

[9Proposition 14 du Comité d’occupation de la Sorbonne en exil, juin 2006 & proposition du Jardin s’embrase, Les mouvements sont faits pour mourir, Tahin Party (Lyon), août 2007, p. 114.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 08:18

 

A voir sur le site http://www.mehadrindegage.org/mehadrin_news_3.html

 

Ne ratez pas la marche !!! Le 29 juin tous à Avignon ! Mehadrin dégage !!!





 

Le Comité National Palestinien BDS soutient la mobilisation “Mehadrin Dégage”

Palestine occupée, 14 juin - Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de syndicats, campagnes, ONG et partis politiques palestiniens qui représente la référence palestinienne pour le mouvement global de boycott, désinvestissements et sanctions, soutient pleinement la mobilisation qui aura lieu en France les 28-29 juin 2013 contre Méhadrin, la première entreprise agroalimentaire israélienne exportatrice qui est profondément complice de l'occupation d'Israël et des colonies illégales.

Les boycotts des produits agricoles israéliens et les campagnes contre les entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices ont été un élément clé du mouvement BDS, en particulier en Europe. La production agricole est une des export

ations israéliennes vers l'Europe les plus importantes et les plus visibles. La Coalition française contre Agrexco a joué un rôle central dans la campagne européenne contre Agrexco, et fut un facteur majeur dans l'effondrement de l'entreprise en 2011.

La complicité incessante des entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices dans la destruction de l'agriculture palestinienne et le potentiel d'une mobilisation de masse efficace contre l'agro-industrie israélienne ont conduit toutes les organisations agricoles palestiniennes à lancer un appel pour une nouvelle série d'actions de la société civile contre les entreprises agroalimentaire israéliennes le 9 février de cette année. La brochure qui accompagnait l'appel, "Cultures d'injustice", montre qu'alors qu'Agrexco n'est plus un acteur majeur, des entreprises agroalimentaires israéliennes continuent d'opérer sur la terre palestinienne volée, en se servant de l'eau palestinienne volée et sont constitutives de l'occupation et de la colonisation israéliennes ininterrompues.

Appelant  à une interdiction totale du commerce avec les compagnies israéliennes complices des crimes d'Israël, les organisations agricoles et de fermiers palestiniennes ont déclaré :

"La contribution la plus honnête et la plus efficace à notre lutte et à notre développement durable est de nous aider à briser les chaînes de la dépendance en exigeant que les sociétés israéliennes rendent des comptes et en travaillant avec nous pour que nous puissions exporter dans le monde via des compagnies socialement responsables et se conformant au droit international."

A travers l'Europe, des groupes de la société civile mènent des actions en solidarité avec les fermiers palestiniens et en opposition au commerce européen avec les entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices. L'objectif des militants est de mettre en évidence la complicité de ces entreprises et de faire pression sur davantage de détaillants pour qu'ils suivent l'exemple de la chaine de supermarché britannique Co-Operative, qui refuse de faire du commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes qui opèrent dans les colonies israéliennes illégales. Bien que limité jusqu'à présent à l'étiquetage, des gouvernements commencent à agir pour modifier leur politique en matière de commerce avec des entreprises opérant dans les colonies, montrant l'impact que la pression des organisations de la base issues du mouvement BDS commence à avoir.

Nous saluons nos partenaires des réseaux français de solidarité, syndicats et ONG qui organisent cette mobilisation à grande échelle contre Mehadrin. Le BNC espère que cette mobilisation sera un succès et que les défenseurs des droits de l'homme et de la lutte palestinienne contre l'apartheid de toute la France s'y joindront. Alors que le mouvement BDS continue de croître, persuadant artistes, entreprises et institutions de modifier leurs attitudes envers le régime israélien d'occupation, de colonisation et d'apartheid, travaillons ensemble pour faire en sorte que cette mobilisation soit une étape décisive vers la construction d'une campagne forte et visible en solidarité avec les fermiers palestiniens et contre Mehadrin en France.


Comité national palestinien BDS




 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Samedi 29/06,
 12h30 gare d’Avignon:
Marche « Mehadrin dégage » 
d'Avignon à Chateaurenard.


BUS ET COVOITURAGE :
OÙ QUE VOUS SOYEZ CONTACTEZ :
mehadrindegage@gmail.com





MARSEILLE : BUS
   Un départ en bus de 50 places sera organisé depuis Marseille

Départ prévu à 10h Porte d'Aix - Retour prévu à 19h. Coût : 10€

Pour le départ en bus, contactez-nous rapidement : gpmarseille@gmail.com

Le nombre de places est limité ! Toute inscription ne sera définitive qu'après paiement.

___________

Nîmes : CO-VOITURAGE

contacts :
Nicole 06 24 09 23 70
Janie 06 15 33 61 73

Rendez-vous à 11h samedi 29 juin 2013 au parking des 7 Collines (ancien Casino) vers le Crédit Agricole
 
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MONTPELLIER : BUS
Départ 9h, parking Géant Casino (av. du Mas d'Argelliers - près autoroute) côté cafétéria). 10€ A/R, retour vers 20h.
contact : ccippp34@protection-palestine.org

 

 

 

Vendredi 28/06 19h- 22h

Malgré l'interdiction
l'alternative s'organise en plein air...
Le concert de solidarité aura lieu
 
RDV devant la MTP Champfleury 2 rue Marie Madeleine
  
Hebergement

 Pour toute personne qui souhaite être hébergée à l'occasion du week-end "Mehadrin dégage" à Châteaurenard du 28 au 29 juin,
merci de nous en faire part le plus rapidement possible.
Ci-dessous le contact à retourner par mail votre demande.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 


 
PRATIQUE :
- Bonnes chaussures, casquettes, chapeaux, crème solaire…
- Finalement pas de tee shirt spécial (trop cher), nous distribuerons un autocollant "Marche"
(ci dessus) 14x15cm à coller sur votre tee shirt devant.
- Amenez vos banderoles (précisez votre ville)
- Des drapeaux palestiniens seront vendus (5€) avec hampe (roseaux) au départ de la manif
(Gare).
- Il y aura des véhicules pour se reposer en cours de marche si besoin,
- Il y aura un véhicule sono, slogans et musique...
- Il y aura de l'eau
- A la fin de la marche, distribution de sandwiches
- Le retour sera assuré par les véhicules des amis avignonnais (pour ceux-celles qui ne sont
pas venus-es en bus).
On ne laissera personne
revenir à pied !!!



 

 

 

Omar Barghouti du BNC
 (Comité national palestinien BDS)

appelle à renforcer le boycott
contre les entreprises agroalimentaires
israéliennes



  
Cliquez sur l'image...


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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:42

Pour ceux et celles qui ne sont pas encore au courant, qui préfèrent s'organiser à la dernière minute ou qui ont oublié, voici une piqûre de rappel :

 

 

"Un été sur terre"

Samedi 6 juillet

Soirée festive et artistique

 

 

17h00 : ballade-spectacles autour de la colline 

Chants près d'une clôture, diabolo déjanté au clapier, guitare et bruyère, solo circassien sous le noyer, danse impromptue sur musique expérimentale…

 

19h15 : apéro musical avec Kléber Ti Serge

Musique décomplexée sur accords endiablés

 

20h00 Faucon Folk

Ça va guincher !

 

21h00 Le roi des sables

Colectivo Terron, conte de sable et d'eau...

 

22h00 Lilith

Cie Les Fées rosses

« La légende raconte que je fus créée de terre pour être la première femme d'Adam ..."

 

23h00 : DJ Guingette is not dead

Dance-floor jusqu'au soleil levant

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 10:46

Pour continuer le débat du 7 juin sur le débat du partenariat public public-privé pour construire la prison de valence.

Les PPP? Une, bombe à retardement! » par Cristina Conrad et Denis Dessus

Dans une tribune adressée au Moniteur, Cristina Conrad (architecte, urbaniste) et Denis Dessus (architecte et expert en marchés publics), dénoncent le recours massif aux partenariats public-privé, un outil « désastreux » pour les finances publiques, utilisé au profit de quelques-uns, au détriment de l’intérêt général et de l’architecture.

Le contrat de partenariat public privé (PPP) permet de confier en un seul marché, conception, construction, entretien, maintenance et gestion d’un équipement public. Celui-ci est financé par le groupement privé attributaire du contrat, et payé par l’Etat ou la collectivité sous forme de loyer (sorte de « leasing ») sur des durées de 15, 30, voire 40 ans. Les règles de la comptabilité publique ont été adaptées pour que la majeure partie du montant du marché, n’apparaisse pas en investissement, mais en fonctionnement, masquant ainsi à l’Europe, la réalité de la dette contractée. Le groupe parlementaire voulait même une loi généralisant cette procédure et envisageait sérieusement une clause pour que le délit de favoritisme ne puisse s’appliquer.

Surendettement
L’intérêt du PPP c’est qu’il permet de lancer de vastes programmes, sans argent, en reportant à plus tard, leur paiement. Il s’agit d’un comportement de ménage surendetté qui triche sur la déclaration de ses finances pour continuer à emprunter. Pire, le gouvernement Sarkozy, après avoir garanti l’investissement du groupement privé dans le cadre du plan de relance, a voulu permettre la titrisation des créances des banques. Les premiers PPP ont été mis en œuvre en 1980, par Margaret Thatcher (« Private Finance Initiative ») et de nombreuses études ont montré les taux de profits élevés pour les privés et les risques encourus par les finances publiques. Entre autres, 60 hôpitaux anglais sont en état de faillite annoncée. Le gouvernement britannique freine désormais ce type d’initiative.

Calamiteux
Les PPP ont été voulus par les gouvernements Chirac et Sarkozy et développés au départ, pour la réalisation des prisons, en invoquant l’urgence et la contrainte technique puis, généralisés à des programmes plus complexes et évolutifs comme l’hôpital Sud-Francilien, le « pentagone » français à Balard, l’université de Paris-VII Diderot ou l’autoroute L2 à Marseille ou le Palais de Justice à Paris. Les collectivités locales ont pris le relais en lançant des programmes en PPP, calamiteux pour les finances territoriales : le grand stade de Lille (qui a doublé l’endettement de la communauté urbaine de Lille de 1 à 1,9 milliard d’euros), tous les collèges et gymnases de Seine-Saint-Denis, (département le plus endetté de France) réalisés en un seul PPP, le palais des Congrès surdimensionné à Chalons-en-Champagne, l’aéroport de Nantes, la rénovation des 600 écoles de Paris (en CPE, ersatz du PPP), etc. La liste serait longue…

Service public ou produit financier ?
L’Etat et de multiples collectivités utilisent cet outil en justifiant de la nécessité de relancer l’économie et la construction. Ils prétendent pouvoir réaliser des PPP « vertueux » qui n’intègrent pas la maintenance, maîtrisent les coûts, imposent des artisans locaux, contrôlent la qualité des réalisations, mais pour un contrat vertueux, combien de contrats pernicieux! Les architectes, les artisans et PME du bâtiment ont toujours dénoncé ces pratiques très onéreuses car réduisant la concurrence aux trois ou quatre majors du BTP, (Bouygues, Vinci, Eiffage). Le conseil constitutionnel en a par deux fois limité l’usage. Les faits aujourd’hui confirment ces propos et de multiples voix dénoncent une formule qui creuse la dette des générations futures (le pentagone français, dont le coût initial était de 745 millions d’euros, coûtera à l’Etat… 3,5 milliards d’euros), transforme le service public en produit financier au profit de quelques banques et grandes entreprises et dont les risques sont supportés par les contribuables.

Puissance publique captive
En octobre 2011, la cour des Comptes a analysé les PPP pénitentiaires. Cette analyse fait froid dans le dos : elle constate un coût indolore dans les 2 ou 3 premières années, coût qui augmente de façon exponentielle avec des loyers multipliés  par 7 dès 2017 et un coût global de 23,8 milliards d’euros en 2044. La cour des comptes pose clairement la question de la soutenabilité financière de la politique PPP et constate que le ministère n’a aucune politique budgétaire à long terme permettant de répondre aux engagements pris. En clair, personne ne s’est posé la question de savoir comment on allait payer dans 10 ans les loyers des PPP, d’autant plus que, s’agissant de programmes qui doivent évoluer dans le temps comme les hôpitaux, la puissance publique se retrouve captive du groupement privé!

Surenchères
Mais, les PPP ne produisent pas que des effets catastrophiques pour les finances publiques, ils ont aussi des conséquences graves pour l’appareil de production du bâtiment et pour la qualité urbaine et architecturale. En réduisant le nombre d’acteurs à 3 ou 4, toujours les mêmes, à l’appétit aiguisé par des marchés pesant plusieurs centaines de millions d’euros, il est évident que le lit est fait pour la surenchère et les négociations occultes. Les mêmes causes produisent généralement les mêmes effets et l’histoire récente est jalonnée de condamnations pour entente, comme ce fut le cas pour les travaux publics, les ascenseurs, les vitrages etc. Ces procédures dites «ensemblières» ont été responsables, avec les METP d’Ile-de-France, des très nombreuses mises en examen des années 1980-1990, à tel point que leur usage avait été fortement limité.

Hors-jeu
Ce choix politique se fait de plus, au détriment des entreprises artisanales et familiales, qui constituent la vitalité économique d’un pays et créent de la main d’œuvre fidélisée. La globalisation nous fait oublier que l’avenir est dans le local! Ces PME sont mises hors-jeu car, sans surface financière, juridique et administrative suffisantes, elles ne peuvent répondre à ces appels d’offres. Cette structuration du bâtiment engendre un coût de construction, parmi les plus élevés d’Europe. Les grands groupes ne créent pas d’emplois stables, ils étranglent les sous-traitants et engendrent une déqualification des métiers locaux et la perte des savoir-faire. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit, avec des équipements, de satisfaire un service public. Or, avec une concurrence architecturale limitée et souvent laissée au libre choix du financeur, la qualité du projet, donc la qualité du service, devient un critère très secondaire de choix. Le faible niveau de prestation est démontré par les retours d’expérience anglais et les premières réalisations françaises.

Dérives nombreuses
En annexant l’architecte et son équipe à l’entreprise, le rôle de la maîtrise d’œuvre est perverti car subordonné au « payeur ». Elle ne travaille plus pour faire le meilleur projet et l’obtenir aux meilleures conditions pour le maître d’ouvrage public, mais pour aider le groupement privé à obtenir la marge maximale. Les dysfonctionnements des prisons de Roanne ou Montauban, les malfaçons et surcoûts de l’hôpital Sud-Francilien et le sous-dimensionnement des ferraillages des planchers de l’université Paris-VII Diderot, en sont des exemples. Or, la triangulation existant traditionnellement entre maître d’ouvrage/architecte et entreprise permettait d’éviter de nombreuses dérives. Néanmoins, les signes d’une prise de conscience de la réalité des PPP sont multiples au sein du nouveau gouvernement, que ce soit pour les travaux de la justice, le plan Université ou les futures lignes à grande vitesse du réseau ferré. Louons Christiane Taubira et le frein du programme des prisons, et ses réticences devant le contrat de 1,7 milliard pour le nouveau palais de Justice. Mais, même si les travaux n’ont pas commencé, la rupture de contrat coûterait 80 millions d’euros à l’Etat! Apparemment ces contrats ont été négociés pour préserver les intérêts du partenaire privé et non ceux du contribuable!

Gribouille
Plus que de vertu, il faudrait parler d’éthique ou de responsabilité. Les mandats passent, mais les conséquences des mauvaises gestions financières vont peser sur les prochaines générations. L’Etat et les collectivités publiques sont un moteur économique essentiel. Avec les PPP et l’illusion d’une activité immédiate, ils s’enfoncent dans l’endettement à long terme et plombent d’ores et déjà les capacités futures d’investissement et de relance économique. Les collectivités locales endettées sur 30 ans, pour réaliser un programme «payant électoralement», risquent de se retrouver en faillite. Exsangues, elles ne pourront plus financer dans les années à venir, les programmes prioritaires, par exemple du logement social. Cette vision à court terme est, en période de crise, extrêmement grave. C’est une politique démagogique, une politique de Gribouille. Initiée – nous le répétons – par les présidents Chirac et Sarkozy, elle se doit d’être contrecarrée par l’actuel gouvernement, assis sur une solide majorité. Lequel, avec clairvoyance et courage politique, doit procéder à un virage sur l’aile vis-à-vis des anciennes pratiques et limiter et encadrer les PPP, cet outil désastreux.

Rédigé par JFD dans Actualité, Architecture

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Source :
http://moniblogs.lemoniteur-expert.com/detours_architecture/2013/03/les-ppp-une-bombe-%C3%A0-retardement-par-cristina-conrad-et-denis-dessus.html
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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:20

lu sur le net.

"Solidarité avec les peuples en lutte en turquie"

le collectif le laboratoire

Dans la nuit du 25 au 26 juin, plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans le quartier de Dikem a Ankara pour dénoncer le régime autoritaire d’Erdogan et la brutale répression policière. Rapidement les forces de répression sont intervenues pour disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

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Forces de répression, Ankara, 25 juin

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Forces de répression, Ankara, 25 juin

Face à la répression, les manifestants ont érigé des barricades pour se protéger. Il est à noter qu’un camionneur est venu apporter son soutien et celui de son véhicule pour construire des barricades. Les protestations ont continué jusqu’à 2 heures du matin environ.

 

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Mise en place d’une barricade, Ankara, 25 juin

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Manifestation à Ankara, nuit du 25 au 26 juin

Dans la nuit du 26 au 27 juin, de nouvelles manifestations ont éclatées dans le quartier de Dikem à Ankara. Là encore, les manifestants ont résisté aux forces de répression jusqu’à deux heures du matin.

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Manifestation à Ankara, nuit du 26 au 27 juin

Ce matin on apprenait qu’au moins 23 personnes avaient été arrêtées. Des témoignages font part de graves violences dans les commissariat, en particulier contre les femmes, certaines ayant été menacées de viol par des policiers. Un nouvel appel à manifester est diffusé pour aujourd’hui, 18 heures, devant le Palais de Justice.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 18:24

lu sur le blog de laurent, nous publions volontier. A la question qu'on a posé le délégué syndical (du syndicat qui a porté plainte pour violence pour l'évasion de christophe, voir l'envolée sur l'évasion de la prison de moulin izeure)celui-ci a répondu que i était pour le retour de la fouille à nue au retour des parloirs. Voilà c'est en tout cas une prison labellisée par sécuritas( label européen).on vous rappel le message qu'on a diffuse actuellement  devant la taule . l''association qui assure l'accueil des familles interdit de diffuser  l'information à l'intérieur du local. point!!!

j'ai été détenu pendant 25 ans, je ne peux pas les plaindre

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Mécontents de leurs conditions de travail et de sécurité, les gardiens de prison expriment leur ras-le-bol depuis le mardi 18 juin. Principale cause de ce mouvement ? La surpopulation carcérale, le taux d'occupation des prisons atteignant 120 à 130% en France.

Ne comptez pas sur moi pour plaindre les gardiens de prison. Comparée à celle des détenus, leur situation n'a pas de quoi faire pleurer. Eux, ils bossent six heures par jour. Ça va, hein !

 

Une opinion publique manipulée

 

Ceci dit, le fait qu'ils soient "en grève" ne me surprend pas. Au contraire, c'est quelque chose de typique, chez eux. Ils ont une de ses facilités à prendre la vague pour défendre leurs intérêts que le succès médiatique de leur mobilisation est facile à comprendre. C'est ce qu'il s'est passé au moment de l'évasion de Redoine Faïd ! Ils s'en étaient servis pour réclamer plus de sécurité et de meilleures conditions de travail.

 

Mais quelles conditions de travail ? Souvent, ce sont les agressions dont ils sont victimes qui sont pointées du doigt. Alors oui, il y en a de temps en temps, mais à l'extérieur aussi, non ?

 

Mais, comme souvent, les médias ne donnent pas la parole à toutes les parties concernées et finissent immanquablement par raconter n'importe quoi. Il faudrait connaître un minimum le monde de la détention avant de discuter des conditions de travail difficiles des matons.

 

Dans les prisons, ce sont les matons qui font la loi, pas les détenus

 

Sait-on à quel point tout, dans l'univers carcéral, tourne autour du personnel de surveillance et administratif ? Qui sait combien, du gardien au directeur, ces personnes font respecter les règles qu'ils veulent ?

 

Rien qu'un exemple : récemment, le tribunal administratif de Dijon a interdit les fouilles des prisonniers. Mais dans les prisons, c'est une pratique qui continue d'exister ! C'est inhumain, c'est indigne, et tout le monde, Christiane Taubira comprise, peut bien dire ce qu'il veut, ils n'écoutent personne.

 

On pourrait aussi évoquer le nombre de fois où ils interdisent les prisonniers de parloir, de promenade, pour n'importe quel motif. Et si les détenus ou leur famille avaient l'idée de s'en plaindre un peu trop fort, les visites sont très facilement annulables. Pour le dire clairement : nous sommes les otages des matons.

 

La surpopulation concerne d'abord les prisonniers

 

La question qu'ils soulèvent, c'est celle de la surpopulation carcérale. Un sujet important, évidemment,puisque le taux d'occupation dans les prisons françaises est d'environ 120% (57.000 places pour 68.000 détenus). Mais ils ne sont pas les premiers concernés. Comment voulez-vous ?

 

En tant qu'ancien détenu, je peux vous assurer que le fait d'être à trois, quatre ou plus par cellule ne change rien à leur travail. Forcément, on est enfermé dans nos cellules…

 

Pour une diminution de la population carcérale

 

On est même plutôt dérangé qu'autre chose quand ils commencent à manifester leur mécontentement. Comme ils n'ont pas le droit de faire grève, ils se mettent en arrêt maladie, ça diminue le personnel et nous oblige à rester d'autant plus dans les cellules.

 

Autant dire que ce mouvement ne m'attire aucune sympathie. Il pose une bonne question, celle de la surpopulation carcérale. La seule façon d'y répondre, c'est de réduire le nombre de prisonniers. Et si, par exemple, Hollande rétablissait les grâces présidentielles du 14 juillet supprimées par Sarkozy en 2007… En voilà une solution simple pour faire baisser la surpopulation pénale !

 

Laurent JACQUA 

Pour tout contact :  laurentjacqua@yahoo.fr

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 00:35

notre bref passage dans lze collectif notre dame des landes valence, autorise à donner cette information

 IAD et le laboratoire

[NDdL] Les porcs citoyens travaillent sur la ZAD – 21 et 22 juin 2013

Allez les gars? Combien on vous paye? Combien on vous paye pour faire ça?

Les forces du désordre n’ont pas réussi à expulser les zadistes désignés comme “incontrôlables”. Des paysans du “ COPAIN 44”, des verts, des orga. légalistes dont l’ACIPA, aidés par leurs nouveaux amis d’intérêts: certain-ne(s) occupants de la ZAD ; se chargent de le faire!!!

Cela ressemble vraiment à la formation d’une “milice” qui expulsent ce qui ne convient pas à la stratégie interne de ces composants basés sur des intérêts extérieurs à la lutte!!!

Ainsi, des camarades libertaires résistants depuis plus d’un an au projet de VINCI, ont été traqués dans leurs cabanes, vendredi soir, par un vingtaine de personnes, leur demandant de quitter les lieux, sinon ils se chargeraient de les virer!!!

Ceci afin de libérer le passage pour la culture des terres par des paysans cumulards!!!

En effet, certain-ne(s) zadistes ont choisi l’allégeance aux légalistes et, ont ainsi pu obtenir la garantie d’obtenir du terrain et la tranquillité à condition qu’ils virent les “incontrôlables” qui sont parmi les plus résistants lors des barricades de l’automne 2012 favorisant la venue des 40 000 personnes présentes lors de la manif de réoccupation du 17 novembre 2012!!!

Ces résistants sont en grande partie toujours présents sur la lutte mais, sans rien demander en contrepartie…

Pourquoi en arrive t’on à cette situation?

  • Trop proche du PS, certaines orga. paysannes engagées dans la lutte militent pour favoriser les intérêts personnels de quelques paysans-copains exploitant déjà sur la ZAD et autour et, qui profitent de cette situation pour obtenir plus de terre et de primes PAC,
  • Les politiques comme toujours pour faire parler d’eux et, récupérer les luttes,
  • l’ACIPA et l’ADECA de NDDL, pour protéger uniquement les intérêts financiers d’ habitants locaux.

Où est donc passé l’esprit militant et la solidarité des grandes luttes paysannes passées (Bernard Lambert et les travailleurs-paysans)? A quand une lutte honnête et transparente?

Cette attitude est aux antipodes des combats menées par les zapatistes du Chiapas et les paysans sans-terre du Brésil, qui ne se reconnaîtront pas dans cette lutte, par ces méthodes de “karchérisation” d’une partie de la ZAD (côté Est)!!!

Où sont donc passées les luttes de partage de la terre et de la protection de la biodiversité, alors que la majorité des “paysans” présents sur la zone sont des agriculteurs chimiques et accaparateurs de terres libérées en ne laissant que quelques miettes à certain-ne(s) zadistes

Nous avons le sentiment qu’une certaine forme de MAFIA s’installe sur la ZAD, aves nombre de staliniens!!! (exemple de discours entendu: “la zone Est vous nous faites chier, dégagez!”)

En deux jours, deux expéditions punitives ont été menées avec préméditations:

Le capitalisme a de beaux jours devant lui et, est encore bien présent sur la ZAD!!!

Où est la cohérence entre les discours et les actes? Sinon, chasser et créer des frontières entre les “bons” et les “mauvais” occupant-e(s) et militant-e(s)…

Quand ces “braves gens” qui prêchent l’ouverture et la tolérance mais, qui mènent des expéditions punitives contre des individus désignés comme “indésirables” selon leurs critères, sur la ZAD, serions-nous retourner au temps du moyen-âge???

En fait, des accords ont été négociés dernièrement avec AGO-VINCI à la CUMA de NDDL, via le groupe “C.O.P.A.I.N. 44” afin, de partager les terres libérées entre leurs copains-paysans et, ceux de la FNSEA (syndicat agricole majoritaire de droite).

Ainsi, nous comprenons mieux l’attitude de certain-ne(s) paysan-ne(s) sans scrupules qui prennent les moyens pour servir avant tout leurs intérêts personnels financiers et, qui à force de méthodes fachos risquent de dégoûter nombre de personnes de lutter!!!

La pression exercée sur certain-e(s) zadistes et de leurs soutiens se réalise depuis quelques temps déjà, à travers des actes de violences verbales et physiques (bastonnades et tentatives d’écrasements avec tracteur), et de propagation de rumeurs fausses et diffamatoires!!!

Nous craignons pour leurs vies! Nous appelons à les soutenir sur la zone Est!

Demandez des comptes aux protagonistes!

Stop, ça suffit!!! Honte à eux!!!

Un comité de soutien aux zadistes et au paysan est en cours de constitution

Mail reçu par:

Des soutiens aux zadistes et aux libertaires.

NB: De nombreux-ses paysan-ne(s) et, leurs ami-e(s) engagé-e(s) dans la lutte sont dans une démarche honnête

Source: blog du collectif de lutte contre l’aéroport de NDdL, 23 juin 2013

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 15:02

Nous relayons cette information paru sur un blog d'un camarade

Soutien à Cheick Kouyaté”, le mot d’ordre tourne en boucle sur les réseaux sociaux ces derniers jours pour demander le retour en France de ce jeune Malien de 18 ans expulsé vers le Mali le 15 juin dernier (notre édition du 20 juin). Un mouvement de solidarité qui s’est constitué à l’initiative du lycée Armorin où il est scolarisé depuis deux ans en 1 ère Bac professionnel Comptabilité.

Élève sérieux et parfaitement intégré -il est d’ailleurs admis en Terminale l’an prochain où sa réinscription est déjà enregistrée- le jeune sans papiers, arrivé en France il y a trois ans avec le rêve de devenir footballeur professionnel, a été arrêté le 10 juin dernier dans un train entre Pau et Tarbes alors qu’il suivait un stage de formation en entreprise.

« Cette situation est inadmissible à plusieurs égards », rapporte l’équipe éducative du lycée Armorin dans une lettre ouverte envoyée à Manuel Valls, ministre de l’intérieur, à Vincent Peillon, ministre de l’Education, et au recteur de l’académie de Grenoble. « Ce jeune sans problème n’a commis d’autre faute que de vouloir préparer et réussir le baccalauréat. Il nous a confié son désir de revenir en France pour terminer et réussir son baccalauréat. Il a besoin d’un visa de longue durée. »

Il y a deux ans, le jeune homme avait pris part aux entraînements du club de football de l’Entente Crest Aouste. « Il était au-dessus du lot, c’est sûr ! Mais très vite, on s’est heurté au problème de papiers », se souvient Yvan Lombard, président du club à l’époque.

Très embarrassé aussi par la situation, Pascal Broquet, le proviseur du lycée Armorin, déplore cette situation. « S’il obtient un visa, on l’accueillera volontiers à nouveau dans l’établissement.»

De son côté, Yvon Thomas le Guillerm, co-président de l’Asti (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés), s’est dit « prêt à apporter son aide afin d’ouvrir un compte pour payer son billet retour et son visa. »

Ses ami(e)s du lycée, eux, sont abattus mais veulent croire à un retour rapide de leur camarade. « Je suis arrivée à le joindre à plusieurs reprises là-bas, avoue une de ses amies. Il n’a qu’une envie, c’est de revenir en France. Dans son malheur, il a pu retrouver sa maman qui vit au Mali. » Un pays qu’il aimerait rejoindre définitivement une fois ses études terminées.

Julien Combelles - Le Dauphiné Libéré - 25 juin 2013

La pétition est par là :
http://www.educationsansfrontieres.org/article46927.html#sp46927


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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 13:45

 

lu sur le blog de caen sous la cendre:

Un article tré du site « Polemica cubana » (http://www.polemicacubana.fr/) qui contient plein d’infos libertaires sur ce pays toujours soumis à la dictature.

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Pour un socialisme participatif, démocratique, révolutionnaire et libertaire !

Découvrez le blog de l’Observatoire critique de La Havane :

http://observatoriocriticodesdecuba.wordpress.com

L’Observatoire critique de la Révolution cubaine est un vaste réseau qui inclut des militants de tendances diverses, socialistes démocratiques, libertaires, écologistes, non-violents, hackers, militants antiracistes, promoteurs culturels, rappers, activistes de quartiers et pédagogues libertaires. Ils sont parvenus à coexister dans le respect de leurs différences. Malgré les difficultés inhérentes à l’existence d’un régime profondément autoritaire, les uns et les autres tentent depuis quelques années déjà de présenter une critique raisonnée du régime en place et d’œuvrer à ce que l’après-castrisme ne ressemble pas, ou ressemble le moins possible, à ces divers « modèles » – qu’on devrait, en toute rigueur, qualifier plutôt de « contre-modèles » – qui, en Russie, en Chine et ailleurs, ont remplacé les régimes abusivement et improprement appelés « communistes » par les porte-parole de l’ordre (capitaliste) établi.
PROJETS FAISANT PARTIE DE L’OBSERVATOIRE CRITIQUE DE LA HAVANE
Ahimsa
Le mot Ahimsa, en sanskrit, se traduit par le mot non-violence. Le projet cherche à faire connaitre le sens profond de la non-violence en tant que conscience et par extension en tant que comportement humain et civique. Il faut insister sur la nécessité de cette pratique et de ses applications : la non-violence comme alternative individuelle possible. La non-violence comme un élément indispensable à la fondation d’une société qui cherche un développement complet et harmonieux, et plus encore : comme la seule option existant pour la survie de l’espèce.
BlackHat
C’est une communauté unie par sa passion pour l’informatique et les sciences connexes. L’objectif est de collaborer afin de créer des documents d’information et des logiciels pour résoudre les difficultés et les problèmes liés aux nouvelles technologies. Ses objectifs sont d’aider à développer la culture informatique à Cuba, promouvoir et encourager la création d’applications utiles socialement, et d’éliminer les tabous liés aux questions de l’informatique.
Confrérie de la Négritude
Le travail de la Confrérie de la négritude a été essentiel dans la critique du racisme à Cuba, en particulier après la dissolution de l’espace Color Cubano. Son activisme se traduit dans la création de différents espaces pour l’étude et l’analyse des questions raciales, les positionnements publics liées à ces questions, et la commémoration ou les hommages à des personnalités, des dates ou des événements communément passés sous silence ou oubliés dans la pratique et l’histoire officielle nationale. La défense des droits des hommes et des femmes noirs à Cuba fait partie de leur lutte.
Esquife
Projet de création, de promotion et de recherche culturelle ayant plus de 10 ans de travaux et qui édite un magazine du même nom, il publie des textes et de la musique de grande qualité, il est devenu un moyen de diffusion essentiel, avec une approche extrêmement démocratique, pour les auteurs cubains.
Groupe d’études culturelles “Notre Amérique”
Le groupe d’études culturelles “Notre Amérique” a été créé en avril 2007 par un groupe de jeunes intéressés par la sauvegarde du patrimoine indigène (indien et afro-cubain) sur le continent américain.
Cette aspiration, inhérente à tous les peuples originaires, est aujourd’hui déformée dans nos sociétés modernes, noyées par l’échec des « révolutions » et des « démocraties ». Elle représente pour nous un désir de décoloniser Cuba, l’Amérique et le monde.
Le Collectif est activement identifié avec la lutte des peuples indigènes pour revendiquer leurs droits, pour la conservation des ressources naturelles et la préservation de leurs cultures. Il est solidaire avec les luttes de tous les opprimés et de toutes les personnes déplacées. Nous partageons les conceptions autonomes et autogestionnaires, les initiatives libertaires qui partent de la communion avec la terre, l’idéal de justice sociale et de la transcendance. Le Groupe d’études culturelles « Notre Amérique » participe au débat actuel sur le présent et l’avenir de Cuba en essayant de faire reconnaitre le patrimoine autochtone en tant que source d’identité. Le collectif fait également partie d’un réseau horizontal de collectifs, associations et individus ayant des intérêts communs à Cuba et dans d’autres parties du continent.
Le Garde forestier
C’est un projet écologique qui a émergé à partir de la destruction d’un fromager centenaire à Saint-Augustin et de la déforestation croissante de la ville de La Havane. Depuis 2007, il édite un bulletin numérique du même nom qui dénonce les déprédations écologiques dans l’environnement urbain.
Le Garde forestier développe la réflexion sur l’environnement et participe à des actions de reforestation et d’éducation environnementale qui contribuent à une meilleure gestion des espaces verts. Le projet considère essentielle la « participation populaire » pour l’auto-libération.
Chaire Haydée Santamaria
La Chaire Haydée Santamaria (KHS) est un collectif de chercheurs en sciences sociales, d’universitaires, d’écrivains et de travailleurs de la culture, oùses retrouvent trois générations. C’est un espace ouvert, itinérant, pour la discussion, le partage des connaissances, la socialisation des expériences de création collective, la récupération des mémoires historiques liés aux expériences émancipatrices à Cuba et dans le monde.
La Chaire se caractérise par l’angle critique avec lequel elle tente de résoudre les problèmes de la réalité cubaine du moment, elle conjugue le regard « macro » avec le regard« micro » et le débat théorique comportant des expériences et des activités culturelles.
Salvadera
Projet environnemental communautaire qui opère dans le quartier de Reparto Eléctrico. Il implique différents acteurs sociaux, comprenant des institutions gouvernementales, des ONG, des groupes autonomes, des enfants et des habitants du quartier.
La protection des animaux et des plantes est la marque distinctive de ce projet, qui n’est pas séparé de l’analyse critique de la réalité dans laquelle il est inséré. Les échanges avec d’autres projets sont courants.
SPD
Socialisme participatif et démocratique. Collectif dédié à la réflexion et à l’élaboration des propositions pour un socialisme autogestionnaire, et à promouvoir des projets de ce type pour bâtir un avenir possible pour Cuba. Ses actions principales ont été la socialisation du texte « Propositions programmatiques pour un socialisme participatif et démocratique », et l’édition du bulletin numérique SPD.
El Trencito
Le Petit train est un projet familial et communautaire qui existe depuis 15 ans. Il développe une expérience active et enrichissante de travail avec les enfants, à partir de jeux non-compétitifs et non tournés vers les adultes qui renforcent la solidarité, la créativité et le travaille collectif.
Cela constitue une source d’inspiration et une référence essentielle pour multiplier les efforts dans cette direction, à un moment où les signes d’épuisement du système scolaire sont croissants dans un pays où prennent le pas les tendances à l’uniformisation, à la compétitivité et à l’autorité

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