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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:48

lu sur le cri du dodo,et publié

[Dernière édition le 10 Septembre 2012]

“C’est surtout dans l’administration de la chose publique qu’elle exerce son influence, son autorité et ses ravages, et nuit aux intérêts de la collectivité. Inutile en soit, il faut qu’objectivement elle cherche à légitimer son existence. De là, sa lenteur et ses caprices. Puissante dans son organisation, elle est la source d’une gradation de pouvoirs, d’une hiérarchie imbécile et incorrecte, devant laquelle sont obligés de se courber tous ceux qui sont en bas de l’échelle sociale.” 

Article “Bureaucratie” de l’Encyclopédie Anarchiste

“La bureaucratie est-elle l’apanage d’un système capitaliste ou même étatique ? Il semblerait en réalité que ce phénomène transcende les différentes catégories organisationnelles (de l’Etat aux partis, des entreprises aux associations et aux syndicats) et puisse désigner, dans chacune d’elles, un ensemble d’individus en lien avec les mécanismes de décision et d’administration, et témoignant par leur comportement, comme le pense Alfred Sauvy, d’une confusion entre délégation et exercice du pouvoir.”

Karim Landais

http://madamepickwickartblog.com/wp-content/uploads/2010/07/kafka26.jpg

La plupart des anti-autoritaires ou des anarchistes se sont habitués à penser que la bureaucratie était une maladie propre au corps des organisations formelles et permanentes, voir même uniquement à celles qui revendiquent un fonctionnement ouvertement hiérarchisé, voir pyramidal.

Aussi, les termes de “bureaucratie informelle” forment une expression qu’on aurait préféré ne pas avoir à employer et qui peut sonner comme un oxymore. Mais au delà des termes, porter la critique impose aussi souvent des analyses et des constats difficiles.

La bureaucratie n’est pas une chose aisée à définir. On pourrait dire que c’est avant tout l’art de la gestion et de l’administration le plus souvent exercées dans l’opacité, et parfois sans pouvoir apparent. C’est un peu l’antithèse de l’auto-organisation ou de l’autogestion. Après tout, la bureaucratie n’est jamais que la forme structurelle et le mode de fonctionnement même de l’Etat. Dans sa version formelle, légale, plus connue, elle peut être décrite comme un pouvoir fondé sur la compétence, un fonctionnement s’appuyant sur une réglementation impersonnelle, une exécution des tâches divisées en fonctions spécialisées et une carrière réglée par des critères objectifs (ancienneté, qualification).

Beaucoup de gens, pas nécessairement anarchistes, ont appris à se méfier des organisations permanentes (même et surtout anarchistes ou assimilées) et de leur tendance systématique à produire des intérêts qui leurs sont propres (le recrutement, le militantisme débilitant, les logiques d’appareil et leurs limites, la prétention à l’hégémonie, le rejet de la confrontation avec l’Etat et la contradiction entre volonté révolutionnaire affichée et opposition ou indifférence aux révoltes existantes, etc…), et aussi par conséquent à rentrer en concurrence avec toutes sortes de révoltes et d’initiatives de luttes autonomes, à les récupérer et évidemment à les pacifier. Une tendance inéluctable aussi à développer une bureaucratie politique ou syndicale, qui prend parfois une forme particulièrement pernicieuse et d’autant plus difficile à cerner qu’elle ne dit pas son nom ou se revendique même de l’auto-gestion ou de l’auto-organisation, mais se garde bien d’offrir quelque principe de précaution pour garantir cette “profession de foi”.

Plus précisément, elle donne généralement sa propre critique de la bureaucratie en offrant une définition très limitée de celle-ci, lui permettant ainsi de développer la sienne. La définition trotskyste de la bureaucratie n’est rien d’autre que l’expression idéologique de sa bureaucratie. Il en va de même pour la définition anarcho-syndicaliste, plateformiste ou démocrate radicale, etc. Nouvelle époque, nouvelle forme d’autoritarisme, cette bureaucratie a su s’adapter à la nouvelle donne d’une contestation qui s’est habituée à se maintenir à une distance raisonnable de la forme-parti ou même des organisations permanentes.

Ce brouillage des cartes nous oblige à redéfinir sans cesse le phénomène bureaucratique.

Mais qu’est-ce qu’un bureaucrate ?

Le bureaucrate est, par définition, un permanent indispensable, ou un indispensable permanent. A lui seul, il est à sa manière une forme de “subjectivité” (individuelle ou collective) en celà que chaque bureaucrate est en soi (de par ses pratiques et ses comportements) une forme de bureaucratie larvée.

Il est, de par son simple comportement, l’incarnation vivante de la médiation.

Dans le cadre d’une lutte sociale, le bureaucrate est en général facilement identifiable par le fait qu’il cumule les fonctions ou les tâches à “responsabilité”, qu’il monopolise la parole et recadre et dirige les débats même lorsqu’aucun “ordre du jour” n’a été préalablement ou clairement fixé (“non mais là c’est pas  le sujet” -et quel est le sujet ?-, ou “d’accord, mais, ça on en parle à la fin”… C’est à dire quand tout le monde sera parti), s’énerve parfois facilement (notamment lorsqu’il est contredit), aime être suivit, possède souvent de bons talents d’orateur (le bureaucrate tribun en a fait sa spécialité), et apprécie énormément toutes les joies de la médiation et de la négociation avec diverses formes d’autorité légale ou institutionnelle. Il présente souvent cette pratique comme un mal nécessaire, comme une possibilité exceptionnelle (“non mais tu vois, l’administration de la fac/les chefs de rayon/les délégués, on les connait, il y a moyen de parler avec eux, c’est pas comme ailleurs”), comme n’étant pas “la fin de toutes choses” mais “un moyen de faire pression pour obtenir des trucs”, une basse besogne que seul les braves gens comme lui ont le courage de faire.

Le fait aussi, par exemple, de se réunir en aparté pour préparer à l’avance et à huis clos la scène qui va se jouer dans telle assemblée, telle réunion, telle manif, et ce afin d’enfermer le cours des évènements dans ses perspectives étroites (“l’important, c’est pas de parler de tout les problèmes du monde mais déjà d’obtenir l’abrogation de la loi bidule-truc…”). Le fait de systématiquement enfermer une lutte dans des revendications catégorielles ou une situation particulière.

Bien sur, bien d’autres caractéristiques, sans doutes plus fondamentales, pourraient lui être attribuées. Le fait de recouvrir la parole d’autres individus. Une tendance à tout intellectualiser pour éviter certains problèmes ou certaines questions. Pour ce faire de toujours parler des autres avec un langage académique ou de spécialiste complètement hermétique à la majorité et en ne parlant jamais d’une position située (c’est à dire de soi et de sa situation, ses besoins, ses désirs, etc), ou au contraire (selon les interlocuteurs) en s’adressant à certaines personnes comme à des “débiles” ou à des enfants. Cela permet aussi de maintenir dans le langage la séparation entre les gestionnaires et les géré-e-s en se satisfaisant de cette situation (en ne faisant rien pour la changer, sinon quelques pétitions de principe. Un petit panneau indiquant par exemple “répartition de la parole”, “partage des tâches” fera par exemple l’affaire).

Une autre pratique assez courante consiste aussi à s’approprier les initiatives proposées par d’autres (du type “moi ce que je propose c’est …” en répétant ce que quelqu’un d’autre avait dit avant). Le fait, tout simplement, de tout faire pour avoir une pratique excluante, inter-personnelle et non-collective des processus de décisions (lorsque des décisions sont prises) ou d’initiatives qui impliquent plus que le groupe (ou l’individu) qui les prends.

On l’aura comprit, qu’il s’ignore ou s’assume, seul ou en groupe, le bureaucrate est un autoritaire.

Le bureaucrate est d’ailleurs plus un phénomène qu’un sujet. Il ne se définie pas uniquement par son appartenance de classe ou son “capital culturel” ou militant (bien que ceci explique souvent celà), mais bien par ses pratiques. Même si elle est souvent le fait de militant-e-s traditionnels, ou d’hommes sur une majorité de femmes ou se caractérise par une “non-mixité blanche” par exemple, on aurait tord d’y voir un phénomène qui se limiterait aux organisations permanentes et formelles, ou comme n’étant que le produit de déterminismes sociaux pré-existants. Et d’abord parce que la bureaucratie s’étend et possède un pouvoir de détermination parfaitement autonome à partir du moment où elle a trouvé quelque chose à fagociter : un espace, une lutte, un mouvement, un collectif, etc.

De plus, elle se renforce aussi à mesure que les principaux chefaillons ou bureaucrates se trouvent des subalternes et font démonstration de leur mansuétude en intégrant publiquement certaines critiques (celles qui ne remettent pas en cause leur mode de fonctionnement).

L’expérience démontre aussi que le bureaucrate (en particulier lorsqu’il se trouve des pauvres à gérer ou une cause perdue à défendre) évolue aussi à merveille dans un cadre dépourvu de principes ou d’organisation (même informelle), ou vraiment rudimentaire (comme n’importe quelle réunion ou assemblée sans fonctionnement précis par exemple) ou simplement de toute éthique et de tout fonctionnement définit à priori. Ce qui ne signifie justement pas que l’informalité anarchiste doive ou même puisse se passer de tout principe ou de tout fonctionnement décidé et déterminé collectivement. Au contraire. Et ces constats le prouvent. Ce qui lui confère un avantage sur l’organisation formelle reste la fluidité organisationnelle et la possibilité d’une remise en cause  et d’une critique permanente.

Tout au contraire, le bureaucrate affectionne les stratégies d’évitement lorsque ses pratiques sont questionnées, voir plus simplement l’hostilité, mais plus souvent tout ce qui touche au pathos : “non mais tu comprends, en ce moment je vais pas bien, c’est pour ça”, “ma vie est très difficile”. Cette technique éprouvée permet de réduire les problèmes de fonds à des conflictualités inter-individuelles (et donc perçues comme sans enjeu, et sans importance) : “Tu t’en prends à moi personnellement !; “Tu en as après moi”; “tu es jaloux/se”; “tu es aigri-e”; “tu es un égoïste !”, “Et toi, tu ne vas pas bien en ce moment ?”… etc.

Par dessus tout, la bureaucratie tient l’un de ses arguments fétiches dans la dictature de l’urgence.

http://www.livingscoop.com/ls_content/images/Eschers_Relativity.jpgTout doit aller très vite, il faut rappeler que “là, on a pas le temps!”, ou “qu’il faut passer à autre chose!”, “qu’on ne va pas en parler toute la nuit”, “qu’il y a des situations qui exigent qu’on prenne des initiatives rapidement” (sous entendu, sans consulter personne) et utiliser ce climat pour endiguer préventivement toute critique en accélérant la cadence de manière à ce que seul un groupe réduit de personnes puissent suivre ou soient en mesure d’intervenir pour donner leur avis ou émettre une critique. Cette technique est aussi imparable pour justifier des décisions prises à la hâte et dans lesquels la majorité des individus impliqués ne se retrouvent pas : “Non mais là on avait pas le temps, il fallait réagir tout de suite” ou “c’était ça ou  rien”.

Aussi, la bureaucratie va consister à entretenir un monopole quasi-systématique des initiatives (d’actions, de rendez-vous, de commissions ou de réunions en petit comité composé des mêmes personnes…) et faire en sorte que ces initiatives soient elles aussi excluantes, c’est à dire qu’un minimum de personnes (toujours les mêmes) puissent y participer pleinement. Plus simplement, la plupart du temps, les autres individus vont être assignés à des tâches plus rebutantes, plus ingrates, moins prestigieuses ou moins glorieuses. Ainsi, la bureaucratie est avant tout une forme de division du travail (ici “militant” ou “activiste” … avec ou sans guillemets). En éloignant le plus de monde possible dans une infinité de tâches et de petits devoirs (du quotidien, ou dans une lutte) qu’on se débrouille pour faire consentir, tel un prof illusionniste, le bureaucrate distrait son monde.

Aussi, cette division du travail a pour effet de ne jamais s’opposer frontalement à aucun type d’initiative, mais simplement à les repousser vers un avenir improbable (“c’est pas une mauvaise idée, mais pour l’instant il y a plus urgent”), ou à les récupérer en les dénaturant.

En substance, à défaut de pouvoir s’accrocher à des règles strictes, le bureaucrate informel accumule dans une lutte ou un espace temps donné et de manière exclusive : la responsabilité, l’initiative, le prestige, une forte influence sur toutes les décisions, le monopole de la parole et du discours (tracts, affiches, etc…), le temps, et l’image à l’exclusion d’autres personnes qui y sont consciemment mêlées d’une manière ou d’une autre.

Une pratique rodée consiste aussi à minimiser et relativiser systématiquement les problèmes engendrés par ce type de fonctionnement (qui est nié pour ce qu’il est) en acculant dos au mur quiconque se permet de le remettre en cause : “non mais c’est pas grave, on fera mieux la prochaine fois” ou “OK, d’accord et tu proposes quoi à la place ?” ou encore “Et ben t’as qu’à le faire puisque tu critiques”. Le comportement du bureaucrate n’est pas juste idéologique, il est fonctionnel et répond à une logique qui lui est propre. C’est pourquoi il tentera la plupart du temps à la fois de nier en bloc et d’inclure dans son fonctionnement les individus qui le critiquent (par la proposition d’avantages quelconques, ou par la technique de la “main tendue”, du style “t’as qu’à faire l’action avec nous” ou “venir discuter avec nous après). Notons bien que ces “mains tendues” n’ont pas pour but d’inclure ceux à qui elles sont tendues dans le processus décisionnel mais uniquement à préserver la structure bureaucratique intacte, et que celui ci se fait toujours à l’exclusion d’autres individus, voir dans la plupart des cas de la majorité qui subit ou “reçoit” les décisions.

A travers toutes ces pratiques et bien d’autres, les bureaucrates (aussi appelés buross’, pour les intimes – exemple : “Ah ah, on est trop des buross’ !”) développent une influence suffisante pour justifier tout type de comportements et de pratiques d’autant plus “légitimées” par le fait que les bureaucrates bénéficient en général d’une “auréole militante” pour leur “participation à la lutte”, même lorsque celle-ci est complètement virtuelle ou spectaculaire.

La petite mise en scène auto-référentielle du bureaucrate comme “méta-militant” ou super-activiste des luttes et de la vie quotidienne toute entière faisant généralement son effet.

http://www.lesreflets-cinema.com/images/film/vignettes/la%20mort%20dun%20bureaucrate498abcf1cc8d5.jpgCette bureaucratie repose aussi de manière fondamentale sur une rétention de l’information, et de manière corrélative de décisions prises en amont des décisions collectives (si tant est qu’une décision puisse être considérée comme “collective” dans ces conditions). Le simple fait de prendre des initiatives qui impliquent tout le monde, tout en ne faisant pas circuler toutes les informations en mettant celà sur le compte de l’oubli ou de l’erreur technique. “Non mais attend, t’es parano ou quoi ? J’y  peux rien si t’as pas reçu le message” ou de la nécessité permanente “non mais fallait qu’on soit discret”. Bien sur, il ne s’agit pas de critiquer la nécessité de la discrétion et de la culture de la sécurité (si nécessaire, si méconnue, si ridiculement exagérée et si inutilement singée) ou simplement la volonté de ne pas se mettre en avant en général (ce qui est parfaitement compréhensible et n’a rien à voir), mais bien de la pose conspiratrice qui consiste à  jouer au jeu du secret en permanence pour absolument tout et rien en prenant les autres à témoin avec des airs d’affranchis.

En ces circonstances, l’immunité du bureaucrate vis à vis de la critique n’a généralement d’égal que son carriérisme et son arrivisme.

Mais la difficulté à définir la bureaucratie repose à la fois sur l’opacité de ses pratiques, sa tendance à nier l’évidence (“Comment ça il y a un éléphant au milieux de la pièce ? Mais non j’ai rien vu”) et le fait que l’erreur est humaine. C’est à dire qu’une de ces pratiques ne caractérise pas nécessairement un comportement de bureaucrate mais peut être simplement un manque de remise en question ou une carence de définition des principes d’auto-organisation par un groupe ou un collectif au préalable.

En réalité, c’est bien la répétitivité de ces pratiques par un individu ou un groupe qui fait système. Lorsqu’ils sont réunis et défendus systématiquement, il n’y a pas de doute (et peu importe l’idéologie dont ils se revendiquent) : vous avez à faire à des bureaucrates…

Apprendre à les repérer, c’est apprendre à les combattre.

Ne nous laissons pas gérer, ne nous laissons pas balader…

Pour l’autonomie des luttes et l’horizontalité,

pour l’action directe et contre toutes les médiations :

Dégageons tous les bureaucrates et autres apprentis-politiciens !

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 04:06
on communique ce mail reçu sur la boite mail du laboratoire anarchiste
Salut !
> > Une petite bafouille pour te prévenir de la projection du documentaire > "Mouton 2.0 La puce à l'oreille" sur le métier d'éleveur-e-s, leurs luttes > et résistances à l'ère de l'industrialisation, des puces RFID et du > contrôle social du vivant... Ce sera suivi de discussions en présence > d'Antoine Costa, réalisateur, et Jocelyne Porcher, sociologue et auteure de > "Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXI° siècle". > > Ca s'organise par Caracoles de Suc, collectif paysan libertaire, et ça > s'organise notamment et aussi pour présenter et soutenir le collectif > anti-puçage art-dèche-oi! dont on fait parti - parce qu'on ne va pas la > boucler^^ ;o) ! > > Ca se passe le samedi 29 septembre à la salle polyvalente des Ollières, > dans la vallée de l'Eyrieux. On démarre à 19H00 avec une bonne soupe en > collation, le visionnage dudit docu à 20h00 et les échange & partage de > blablas à 21H30... : le tout à prix libre ! > Viendez viendez... Bienvenu-e-s, pour celleux qui peuvent, et pour info à > (faire) partager pour celleux qui ne peuvent pas !
>

moutonA3

  information sur le film diffuser aux Ollières (Eyrieux)20h

 

NOTE D’INTENTION                                                                                                                                   

La lutte des éleveurs contre le puçage RFID des moutons peut apparaître comme un combat de plus. Pour certains c’est un combat comme un autre, un combat contre les obligations (la dernière en date étant celle de l’obligation de vacciner contre la FCO[1].) Cependant comme nous l’avons constaté dans nos entretiens avec les éleveurs il ne s’agit pas d’une obligation supplémentaire. C’est une volonté à moitié camouflée d’industrialiser l’élevage ovin et caprin, une volonté de contrôle total afin d’amener l’élevage vers d’autres aménagements futurs, sur le terrain de la génétique notamment. (Voir à ce propos la loi sur les reproducteurs certifiés[2].) Camouflée, car selon ceux qui imposent la puce ( État, autorités sanitaires et vétérinaires ), la puce serait un outil de traçabilité, donc de sécurité pour le consommateur et diminuerait la pénibilité du travail pour l’éleveur.

Pour aborder cette problématique nous avons choisi le secteur ovin, les moutons, l’élevage des agneaux, des brebis… Là où l’imaginaire commun n’arrive pas à se représenter le métier de berger derrière un ordinateur équipé d’un lecteur de données pour contrôler ses bêtes, c’est pourtant cette réalité qui domine l’élevage moderne. C’est probablement ces hommes, éleveurs, bergers, qui historiquement ont le plus résisté contre l’industrialisation du secteur agricole et ce n’est pas anodin si ce sont eux qui se retrouvent moteurs de la lutte contre ces nouvelles obligations qui apparaissent.

Les RFID sont le point de départ du projet de ce film documentaire. Le puçage se généralise autour de nous, les informations se recoupent, la carte d’identité biométrique s’impose. À chaque fois avec de bon prétextes, de bonnes raisons, de bons arguments. Avec la directive européenne concernant le puçage obligatoire des cheptels ovins et caprins, nous assistons à la première obligation d’envergure de puçage du vivant. Une expérimentation grandeur nature dont les industriels se flattent.

C’est dans ce contexte que s’inscrit ce film, mais nous avons volontairement choisi de le laisser en toile de fond. Nous consacrerons la majeure partie du documentaire aux paroles d’éleveurs sans commentaires. Un peu à la manière des tribunes libres dans la presse nous écouterons les récits de ceux qui vivent ces transformations et luttent contre les obligations.

Nous revenons avec chaque éleveur sur les raisons qui les ont amenés à ce métier, à cette passion. Nous partageons avec eux leurs inquiétudes mais aussi leurs espoirs. A l’écoute des bergers, des éleveurs nous tentons de comprendre ce métier ; et à travers leurs regards, nous ouvrons les yeux sur le danger d’une société industrielle et frénétique.


[1] Fièvre Catarrhale Ovine – Le gouvernement français impose la vaccination contre la FCO en 2009/2010 puis retire l’obligation suite à de nombreux effets secondaires sur les bêtes et une forte mobilisation des éleveurs.

[2] Une loi prévoit pour 2015 l’obligation pour les éleveurs de faire certifier ( homologuer ) leurs béliers.

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Télécharger le dossier du film

 

Télécharger l’affiche du film

        

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:23
Le colectif le laboratoire:On publie à nouveau les appels à solidarité pour les prévenu-e-s de Valognes,car les collages précédents ont été  arrachés, il reste seulement les affiches du NPA:"arrêtons le nucléaire".il faudra recoller .

Texts in English : La justice atomise and Un train vaut mieux que deux tu l’auras

Texte in deutscher Sprache : wir haben mit einem zug angefangen…

LA JUSTICE ATOMISE
Solidarité avec les inculpés de la presqu’île du nucléaire

En novembre 2011, un appel lancé par le collectif Valognes-Stop-Castor invitait à venir s’opposer au régime ordinaire de l’industrie nucléaire. Ce texte annonçait un campement pour perturber le passage d’un train CASTOR (transport de déchets nucléaires hautement radioactifs) en provenance de l’usine de la Hague et à destination du site de stockage de déchets de Gorleben, en Allemagne, où l’attendaient des dizaines de milliers de contestataires, comme chaque année à la même période depuis une vingtaine d’années. Au même titre que les trois personnes qui seront jugées à Cherbourg le 9 octobre 2012, nous sommes plusieurs centaines à avoir répondu à cette proposition et à nous être rendus dans le Cotentin, cette presqu’île du nucléaire, pour vivre une opposition concrète au nucléaire. La lutte antinucléaire semblait en effet à beaucoup coincée dans une impasse. A coups de slogans simplificateurs, de manifestations ritualisées jusqu’à l’ennui, de contre-expertises sans conséquences et d’alternatives dérisoires, elle s’est vue réduite au fil des ans à un simple marketing. Le désastre de Fukushima nous a brusquement rappelé que le nucléaire est d’abord terrible en ce qu’il nous dépossède durablement de nos conditions d’existence et étouffe toute aspiration à la liberté. Quelle vie reste-il à mener un dosimètre autour du cou ?
En visibilisant la banalité des transports de matières radioactives, l’action de Valognes a voulu rappeler qu’en France nous vivons tous à bout portant du nucléaire, notamment dans le Cotentin1. Et qu’il est encore possible de renouer avec des actions directes collectives et publiques comme le mouvement antinucléaire en menait lors des luttes contre l’installation des centrales (Plogoff, Chooz, Golfech, SuperPhénix, Flamanville, Le Carnet pour n’en citer que quelques-unes). Le campement de Valognes s’est donc accompagné d’un effort d’explicitation afin de désamorcer une figure médiatique et policière -le casseur masqué- et afin de rendre le plus largement public ce type d’action. Mais pris au jeu d’un coup d’éclat spectaculaire, on est passé de la réunion publique au communiqué de presse, de la presse locale aux caméras du « 20heures » et, en chemin, de l’explicitation à la publicité. Ce glissement a amené à désigner des porte-parole. Trois personnes durent endosser ce rôle inconfortable au cœur d’un dispositif simpliste et abêtissant où l’efficacité de l’action politique et l’existence d’un mouvement se mesurent à l’aune de la couverture médiatique.
Cette exposition médiatique a offert les images dont la justice s’empare à présent pour fabriquer des chefs. Le raisonnement du parquet est le suivant : le rôle qu’ont joué les inculpés dans les médias prouverait leur implication dans le collectif Valognes-Stop-Castor et les rendrait responsables de l’organisation du campement, de la coordination des actions sur le terrain et, par là-même, des dégradations. La justice achève ici de faire disparaître le caractère collectif d’actes dont le code pénal fait des délits. Pour instruire cette affaire et fabriquer ces trois coupables, elle atomise et attribue des responsabilités individuelles comme elle le fait jour après jour dans tous les tribunaux de France. Il s’agit moins de criminaliser une parole publique que de protéger la propriété privée et les intérêts de l’Etat. Rien de nouveau sous le soleil vert d’une société entre autre nucléarisée. Dans cette histoire, c’est la SNCF qui veut se voir rembourser 163 000 euros de dégâts sur une ligne. Et c’est l’Etat français – producteur et exportateur d’énergie nucléaire à l’échelle mondiale – qui voudrait retrouver le calme et la soumission qui accompagnent d’ordinaire son florissant commerce.
Tentant de fissurer cette chape de plomb, Valognes se voulait un début. Quelques mois plus tard, un rassemblement s’organise au Chefresnes, dans la Manche. Il invite les opposants au nucléaire à rejoindre la résistance à la construction de la ligne électrique à très haute tension Cotentin-Maine. Cette fois l’action est brutalement réprimée, faisant des blessés graves et une arrestation entraînant une condamnation à trois mois ferme. Dans le même temps, les membres de l’assemblée du Chefresnes sont inculpés les uns après les autres ; inculpations répondant manifestement aux multiples perturbations qu’ont connu les chantiers durant des mois et tout particulièrement depuis Valognes… Ces tentatives d’organisation collective n’ont pas ralenti le rouleau-compresseur de l’industrie nucléaire et le nouveau gouvernement français n’a d’ailleurs rien perdu de son arrogance2. Elles ont néanmoins jeté quelques bases pour recomposer une opposition antinucléaire en France. D’une part, l’expression d’un mouvement excluant toute illusion citoyenne et refusant toute reconnaissance à l’Etat pour négocier une quelconque sortie du nucléaire. D’autre part, le souci d’horizontalité et l’absence de hiérarchie dans la prise de décisions qui ont offert la possibilité d’une action directe collective.
Le petit théâtre judiciaire et son rythme usant ne nous feront pas oublier les raisons du rassemblement de Valognes, dans cette région rongée par les cancers et le silence où plus qu’ailleurs encore, le nucléaire, on en vit et on en crève.

Solidarité avec les inculpés de la presqu’île du nucléaire et rendez-vous au tribunal de Cherbourg avec les inculpés de Valognes, pour que ce procès ne reste pas enfermé dans le huis clos judiciaire.

Collectif de soutien aux inculpés de la presqu’île du nucléaire
lajusticeatomise@yahoo.fr

1 Le Cotentin est une des régions les plus nucléarisées du monde : à La Hague, une usine de retraitement des catastrophes quotidiennes qui stocke le combustible d’une soixantaine de réacteurs ; à Flamanville, un EPR, étendard mondial et déjà mité des centrales nucléaires françaises ; à Cherbourg, un arsenal militaire consacré à la terreur atomique mondiale ; à Digulleville, un centre de stockage de déchets radioactifs qui contaminent la nappe phréatique ; partout autour, ces territoires quadrillés, assujettis et balafrés par ces lignes « très haute tension » (THT) destinées à alimenter le marché concurrentiel et international de l’énergie.
2 En quelques mois, il aura nommé comme porte-parole du gouvernement Cazeneuve -député Cogema dans la Manche depuis des lustres-, relancé la recherche sur le surgénérateur Astrid de quatrième génération, acté le maintien du parc nucléaire actuel, annoncé l’ouverture de la plus grande mine d’uranium du monde à Imuraren au Niger, validé le développement de l’EPR en France et à l’international, poursuivi la construction de la ligne THT Cotentin-Maine etc.
Les trois inculpés sont convoqués le 9 octobre 2012 à 10 heures au tribunal de Cherbourg pour les chefs d’inculpations suivants :
  • Complicité de destruction de biens d’autrui par l’effet d’un moyen dangereux pour les personnes.
  • Incitations directes ayant provoqué un attroupement de plusieurs centaines de personnes dont certaines étaient armées.
  • Organisation d’une manifestation sur la voie publique ayant été interdite.
Coordonnées pour envoyer les soutiens financiers :
Chèque à l’ordre de APSAJ – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes
ou IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207 Code BIC : CCOPFRPPXXX
Contacts : legalteamvalognes@riseup.net

 

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 UN TRAIN VAUT MIEUX QUE DEUX TU L’AURAS

Le 23 novembre dernier, aux alentours de Valognes dans la Manche, 800 personnes se mettaient en tête de retarder un train CASTOR de déchets radioactifs et y réussirent. Pour la première fois depuis longtemps en France, le mouvement anti-nucléaire reprenait le chemin de l’action directe de masse. Il faisait entendre une voix qui ne tremble pas. Il répondait aux dizaines de milliers d’allemands qui bloquent ce même train chaque année depuis vingt ans. Dans la région la plus nucléarisée du pays le plus nucléarisé du monde, ce n’était pas chose acceptable. Et puisqu’on a coutume de passer sous silence les incidents qui ponctuent l’existence des centrales et des installations dites de retraitement, on voudrait aussi faire taire les opposants.

Ainsi, sur le terrain et six mois plus tard, on a lâché toute bride à la police et le camp anti-THT de Montabot se terminait avec vingt-cinq blessés dont trois graves. Ensuite, c’est une véritable déferlante de procédures judiciaires qui s’abat sur tous ceux qui résistent au nucléaire dans la région : neuf inculpés pour Valognes ; le maire du Chefresne gardé à vue qui démissionnait en même temps que son conseil municipal ; plusieurs procès et condamnations, dont une de prison ferme, pour participation à la lutte contre la THT Cotentin-Maine ; pléthore de convocations intimidantes. Cet acharnement judiciaire n’est autre que le masque d’une attaque politique contre les ennemis du nucléaire.

Un nouveau procès aura lieu le 9 octobre 2012 à Cherbourg, contre trois des personnes qui ont pris sur elles d’expliquer aux médias le sens de l’initiative du camp de Valognes. Ce serait un précédent pour toutes les luttes politiques que le simple fait de répondre à des journalistes soit condamné sous de tels chefs d’inculpations : provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé, organisation d’une manifestation interdite et complicité de destruction du bien d’autrui. Et quelles preuves pour étayer un tant soit peu de si lourdes accusations ? Deux ou trois interviews à BFM TV, Le Figaro ou France Soir, qui suffiraient à les désigner comme des sortes de leaders auto-proclamés ordonnant à une armée d’obéissants moutons.

L’opération est donc grossière. On voudrait faire en sorte que des événements comme celui de Valognes ne puissent pas être accompagnés d’un discours assumé publiquement. On voudrait que ceux qui y participent soient des criminels sans phrase ou des fous irresponsables. On voudrait absolument qu’il y ait des chefs pour nier la possibilité qu’il existe des manières de s’organiser qui ne soient pas hiérarchiques. Ce qui est recherché, c’est d’empêcher toute formulation intelligible d’un engagement collectif et offensif. Ce que nous recherchons, c’est à rendre possible l’insolente coïncidence entre des gestes et des pensées.
Ce procès ne pourra jamais paraître vraisemblable ailleurs que dans le huis-clos ronronnant d’une salle de tribunal. C’est pourquoi nous appellons à le déborder par le plus large soutien des trois personnes inculpées et vous invitons à vous rendre devant le tribunal lors du procès :

RENDEZ-VOUS DEVANT LE TRIBUNAL DE CHERBOURG
LE 9 OCTOBRE A 10 H

Collectifs de soutien aux inculpés de Valognes
legalteamvalognes@riseup.net.

Pour du soutien financier :

chèque à l’ordre de APSAJ – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes – France
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207 Code BIC : CCOPFRPPXXX

———————————

 


U
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:53

Da una parte l’arte della fuga, un atto quasi etologico che concerne la difesa della vita: Sonja e Christian che per 33 anni sfuggono alla cattura e vivono sotto falsa identità.

Dall’altra la “punizione infinita”, la vendetta implacabile della giustizia di Stato tedesca che non si accontenta dell’esilio forzato ma pretende il pentimento e la collaborazione di tutti.

La storia di Sonja Suder, 79 anni, e Christian Gauger, 72 anni, racchiude tutto questo.

A raccontarcela, in un’intervista a due voci, sono Oreste Scalzone, a suo tempo impegnato in Francia nella campagna contro la loro estradizione, e l’avvocato Detlef Hartman, sentito in merito al processo iniziato a Francoforte il 21 settembre scorso.

c'est possible d'écouter sur radio canelink

pour approfondir

http://www.stopextraditions.org/

traductiondu texte d'informa azione

d'un côté c'est l'art de la cavale,un acte presque éthique qui concerne la défense de la viede Sonia et Crhistian qui pendant 33 ans échappent à la capture car ils vivaient sous une fausse identité.

d'un autre côté la "punition infinie "la vengeance implacable  de la justice de l'état allemand qui refuse leur exil. cet état les oblige  d'être repenties et la collaboration de tous

l'histoire  de Sonja Sunder, 79 ans et Christian Gauger, 72 ans .

Pour raconter cette histoireune interview  à deux voix, d'un côté Oreste Scalzone, qui en son temps a lutté en France dans la campagne contre leur extradition, et l'avocato Detlef Hartman, enregistré au procés de Frankfort le 21 septembre 2012

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:46

on vous conseille la lecture de ce livre.Les textes publiés sont importants pour construire une critique pour dévaster ceux qui ont choisi d'être les horlogers de la sociale à venir

."jamais une société n'expire avant d'avoir déchainé toutes ses possibilités qu'elle contient"

Le diable au corps, recueil d'articles de la revue Diavolo in corpo (1999-2000), novembre 2010, 102 pages, [6 euros]

Certes, la domination ne s'effondrera pas toute seule, et nous ne sommes pas en train de dire qu'il faudrait attendre on ne sait quelle masse ou majorité pour agir. Mais ce qui fait en réalité toujours plus défaut dans la guerre sociale, c'est la capacité à redonner du sens à une liberté pour tous basée sur l'individu, au-delà du simple accompagnement plus ou moins critique des formes toujours plus ambiguës qu'emprunte l'antagonisme social. Cette petite sélection de textes souhaite y contribuer à sa mesure, sans rien promettre ni proposer d'autre que de tout interroger, afin que nos mouvements désordonnés aillent enfin "toucher toutes les profondeurs".
Nous pensons toujours que l'arme de la critique peut inspirer de joyeux révoltés, et que les idées peuvent nourrir des pratiques, et vice-versa, en un mélange explosif.


Lire l'introduction

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:16

Invitation à se rassembler le 30 Septembre font size decrease font size increase font size Print Email Rate this item 1 2 Invitation à se rassembler le 30 Septembre En ce début d'automne, les feuilles vont commencer à tomber. Mais pas la lutte que mènent de nombreux militants dans et autour d'Abesse. Le 30 septembre les Loups et Alternative Abesse organisent une journée de soutien au "Sans Droit ni Titre" d'Abesse, c'est à dire nous et nos camarades occupant aussi un bout de terrain. Retrouvez nous pour une belle journée avec au programme visites guidées, débats, conférences, repas tous ensemble, stands militants, etc. A bientôt !

Invitation à se rassembler le 30 Septembre

Invitation à se rassembler le 30 Septembre

En ce début d'automne, les feuilles vont commencer à tomber. Mais pas la lutte que mènent de nombreux militants dans et autour d'Abesse. Le 30 septembre les Loups et Alternative Abesse organisent une journée de soutien au "Sans Droit ni Titre" d'Abesse, c'est à dire nous et nos camarades occupant aussi un bout de terrain. Retrouvez nous pour une belle journée avec au programme visites guidées, débats, conférences, repas tous ensemble, stands militants, etc. 
A bientôt !

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 21:11

on publie ceci car le combat pour la libération de christian et sonja est important avec tout celà induit.Un an après leur expulsion de l'hexagonele procés a  commencé le 20 septembre

  Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

  sur www.verdammtlangsquer.org

 

La mobilisation est au rendez-vous.


20 septembre, 8 heures du matin, devant le tribunal de Franfort: plusieurs banderoles, en français, en allemand, des ballons, des camarades de différentes villes d'Allemagne et de France, la mobilisation est au rendez-vous.

 

L'entrée dans la salle d'audience

 

Par une petite porte dérobée sur le côté, nous rentrons dans le tribunal.Nous savons qu'il n'y a qu'une vingtaine de places, donc nous convenons de faire un roulement.

 

Le contrôle à l'entrée: un peu de sexisme, ou un manque de personnel féminin (?) - on devrait présenter notre candidature - il n'y a qu'une femme pour assurer les fouilles contre deux hommes. Cela amène une peu d'animation supplémentaire.

 

Les journalistes même accrédités doivent attendre leur tour, pas de passe-droit, certains, peu habiles en profitent pour essayer de soutirer des informations.

 

On rentre donc à l'unité, on dépose, pour ceux qui en ont, ses affaires dans des consignes, n'est autorisé que de quoi écrire.

 

Fouille à corps, assez précise (mais assez tranquille ! Enfin, parce que nous restons zen). L'essentiel est d'entrer.

 

La salle d'audience est ultra-moderne. Mais le public" est séparé du tribunal par une vitre continue!!

 

Christian

 

9 heures, Christian rentre.

 

Ils le font bien entendu rentrer avant Sonja et ce sera donc à lui de devoir assumer ce premier moment, si délicat pour des accusés.

 

Des photographes de presse sont autorisés à oeuvrer de l'intérieur! Ils sont égaux à eux-même, éminemment irrespectueux et atrocement intrusifs.


image-404040-galleryV9-uuqt.jpg

 

Christian s'en sort bien mais on a envie d'hurler de lui fiche la paix.

 

A l'entrée de Christian, nous nous levons comme à l'entrée de Sonja. Et  nous nous rasseyons quand le tribunal rentre. Des articles de presse citent le fait et parlent de désobéissance civile et volontaire.

 

Les requêtes en récusation contre les juges.

 

Le procès commence. La juge veut procéder aux interrogatoires de personnalité. L'avocat de Christian demande auparavant de pouvoir déposer une requête en récusation des juges.

 

Elle est donc obligée de surseoir. L'avocat de Christian puis celui de Sonja développent leur argumentation par rapport aux témoignages qui constituent de fait  le fondement quasiment unique de l'acte d'accusation.

 

Ils démontrent que les juges ont fait preuve de partialité en acceptant d'inscrire dans l'acte d'accusation ces témoignages sans même en examiner les conditions et le caractère peu fiable.

Celui de Hermann Feiling acquis dans des conditions inimaginables et contraires à la légalité et aux droits humains

Et celui de Klein, repenti, dont les déclarations lui ont valu une peine très réduite, qui s'est maintes fois contredit et dont le témoignage a déjà été reconnu, dans un autre procès, comme non fiable.

(L'article suivant reviendra sur le contenu de ces requêtes)

 

Ces requêtes prendront toute l'audience finalement, obligeant la juge à reporter les interrogatoires de personnalité et la lecture de l'acte d'accusation. Certains commentateurs y ont vu une volonté de faire traîner l'audience. En fait les raisons sont tout autres:

 

D'une part, il était indispensable que ces requêtes soient déposées avant le début du procès puisqu'elles remettent en cause la composition même de la cour. Si la requête est acceptée, ces juges ne sont donc pas habilités à mener le procès. Le procès ne pouvait donc commencer avant la décision sur ce point. C'est une autre instance qui décidera.

 

D'autre part, il était essentiel que soient indiquées dès le début du procès, les conditions dans lesquelles les témoignages, qui fondent l'accusation, ont été acquis et que ce soit fait avant lecture de  l'acte d'accusation.

 

Enfin, il était important que ces éléments concrets soient connus dans le détail de tous, et en particulier de la presse et de tous ceux qui sont amenés à suivre le procès.

 

Et les compte rendus dans la presse, même la plus conservatrice, montrent un réel malaise par rapport à un acte d'accusation fondé sur ces seuls témoignages et sur ces témoignages acquis de manière si discutable.

 

Une très belle solidarité durant l'audience

 

En dehors de cet acte de nous lever à l'arrivée des accusés, nous avons pu manifester d'une autre façon, particulièrement heureuse, notre attention et notre solidarité.

 

Deux courtes interruptions étant nécessaires à la fin de chacune des requêtes présentées par l'un des accusés pour savoir si l'autre accusé se joignait à la demande, nous avons lors de ces interruptions entonné des chants révolutionnaires: BellaCiao, les Moorsoldaten, Mackie Messer, un camarade a siffloté l'Internationale.

 

Et le sourire est revenu peu à peu sur le visage de Christian. Sonja a chanté avec nous.Beaucoup de chaleur ont rendu plus sensible et plus humaine cette première audience, nous l'espérons, pour les deux camarades.

 

Une de nos tâches essentielles maintenant: Etre présent à chacune des 38 audiences

 

Et c'est convaincu de l'importance d'être présent à chacune des 38 audiences déjà prévues que nous ressortons de cette audience.

 

Peu importe que nous comprenions ou non la langue.

Peu importe que nous soyons un ou beaucoup.

Nous devons être là pour qu'ils aient toujours des visages amis en face d'eux, de l'autre côté de la vitre.

 

Attention, danger

 

Pour les camarades, qui ont connu les procès politiques en Allemagne ou ailleurs, pour les camarades d'ailleurs qui ont été eux-mêmes accusés en Allemagne, il est vrai que ces chants, que ces contrôles relativement légers, que l'on ait autorisé sans évacuer la salle, que nous ne nous levions pas à l'entrée de la cour, comme cela se fait souvent en Allemagne, pourraient tromper.

 

La juge qui a autorisé tout cela est:

celle qui a accepté les témoignages sans même examiner de nouveau leur recevabilité,  

c'est elle qui n'a pas été ébranlée par les conditions dans lesquelles Hermann Feiling a été interrogé,

ce qui démontre une remarquable et terriblement inquiétante froideur.

 

Tout faire pour faire comprendre ce que sont ces témoignages qui fondent l'accusation

 

Aussi, attention danger, nous devons tout faire

 

pour faire comprendre ce que signifie d'accepter ces témoignages et ce que sont ces témoignages.

 

C'est avec la présence aux audiences, notre tâche la plus urgente et la plus indipensable. D'autant qu'il est possible qu'Hermann Feiling soit appelé dès le mois d'octobre. (Concernant Hermann Feiling, il ne s'agit en aucun cas et bien au contraire de demander à ce qu'il ne soit pas présent s'il est convoqué comme témoin, mais bien de se mobiliser pour que ses déclarations ne soient pas jugées comme recevables). Nous n'avons aucune minute à perdre.

 

Concernant les accusation de Klein, de même, la presse allemande a bien entendu et comme on pouvait le craindre insisté tout particulièrement sur l'action contre l'OPEC. Or celle-ci vaut à Sonja Suder une accusation pour meurtre à trois reprises. On mesure donc l'importance, la gravité des accusatrions de Klein pour Sonja, et là encore l'importance de remettre en cause la décision de la juge de reprendre dans l'acte d'accusation ses déclarations.

 

linter, le 22 septembre 2012

 


Pour lire en allemand les requêtes déposées par les avocats. La traduction sera disponible rapidement. 

Befangenheitsantrag der Verteidigung: “Wie kann jemand überhaupt noch auf die Idee kommen, eine Beschuldigung gegen die Angeklagte Suder allein auf die Angaben des Kronzeugen zu stützen?”

Befangenheitsantrag der Verteidigung: “Sie nehmen damit die Gefahr einer gravierenden körperlichen Beeinträchtigung von Herrn Feiling bewusst in Kauf.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 23:05

 on fait suivre le texte trouvé sur non fides avec un petit commentaire prisdans le livre " Angry brigade "ce livre édité en italie dans les années 1995.

extrait choisi :"Entendons nous bien . Je ne suis pas en train de dire que celui qui n'approuve pas l'usage de la violence  dans les temps et les manières  qui selon lui sont erronés  doit s'abstenir  de manifester publiquement  de manifester publiquement  son opinion . Mais une chose est d'exprimer les raisons de son désaccord  de façon raisonnée et même polémique , une autre de se dissocier publiquement  à travers des communiqués écrits avec l'air  de celui qui semble avoir pris rendez -vous avec la révolution, desquels transparait la présomption  de savoir  quand il est juste de recourir à la violence"

Alfredo et Nicola sont toujours incarcérés à la prison turinoise des Vallette. Le 18 septembre, le GIP [juge équivalent du JLD en france], a confirmé l’incarcération du premier et repoussé celle du second, c’est dire à quel point ce dossier est de bric et de broc, comme d’habitude, c’est-à-dire monté à l’envers en partant des suspects pour les encastrer avec des faits. Le parquet a alors immédiatement émis un nouvel ordre de détention provisoire contre Nicola, pour "risque de fuite", qui a été accepté par le juge. Les journaux parlent d’un transfert à la prison d’Alessandria, avec les autres anarchistes, mais on ne sait pas quand, vu qu’Alfredo était convoqué à l’audience de l’opération Shadow à Pérouse, renvoyée finalement du 25 septembre au 30 octobre.


En attendant, est arrivé un autre petit fait malheureusement significatif. Malgré que le procureur-chef de Turin lui-même, Gian Carlo Caselli, ait explicitement précisé que les deux inculpés n’avaient aucun rapport avec le mouvement NoTav, un journaliste connu pour son acharnement contre les protestataires du Val Susa a sauté sur l’occasion pour publier un article où il évoque des liens fantomatiques entre les "très rares" qui tirent dans les jambes d’un manager d’Etat et les "très nombreux" qui lancent des pierres contre un chantier de l’Etat. Il n’en a pas fallu plus pour qu’un site, lié à l’autonomie turinoise et qui sert de référence "au mouvement" de cette lutte transversale, fasse sonner les cors de chasse. De quelle manière ? En rappelant au journaliste que dans cette histoire même les infos directes du parquet, qu’il recopie d’habitude très professionnellement avec un zèle servile, démentent ses mensonges ? Non, malheureusement, non. Le site Notav.info est allé beaucoup plus loin dans un article du 14 septembre titré "Tra sciacalli, provocatori e egoismi" [entre chacals, provocateurs et égoïsmes", NdT], en arrivant même à proclamer : "ce qui est certain, c’est que les mouvements de lutte n’ont rien à voir avec les gestes individuels, produits par la culture démente, nihiliste et égoïste de ceux qui pensent avoir toujours à enseigner quelque chose à toutes et tous et mènent des actions sans se préoccuper des effets qu’elles pourraient avoir sur les luttes et le besoin d’opposition qui commence à couver à travers tout le pays".

Ainsi, après s’être dissociés des sabotages survenus en Val Susa contre la grande vitesse, après s’être dissociés des sabotages survenus en Italie contre la grande vitesse, après s’être dissociés des sabotages survenus en Europe contre la grande vitesse, les administrateurs du site NoTav.info s’associent à présent à la meute réactionnaire qui se déchaîne dans la chasse à l’anarchiste. Tout cela, pour en finir avec les démons de la révolte individuelle, c’est-à-dire cette révolte qui ne demande la permission à aucun comité, à aucune assemblée, avant de faire ce qu’elle estime juste de faire. Comme l’ont fait en leur temps ces saboteurs anonymes vers la moitié des années 90, en attaquant les chantiers du Tav en Val Susa, sans savoir si leur action donnerait naissance à un mouvement de masse, mais en se fiant uniquement à leur rage. Le coeur rempli de rêves, pas de besoins ; d’espoirs, pas de garanties. C’est aussi grâce à ces gestes individuels -"démentiels, nihilistes et égoïstes- qu’on respire aujourd’hui en Val Susa un autre air que celui de la résignation silencieuse.

Pour écrire aux compagnons :
NICOLA GAI ALFREDO COSPITO
C.C.VIA PIANEZZA 300
10151 TORINO

Infos d’informa-azione (Mar, 18/09/2012 - 21:24) et finimondo, 18/9/12 Repris de Brèves du désordre .

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:20

on a reçu ce message on diffuse

Genres et Classes, Incendo hors série vient de sortir !

INCENDO hors série « GENRES & CLASSES, l’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes », vient de sortir   !

A l’origine, Incendo est un journal avignonnais créé en 2007 principalement pour relayer l’info sur les luttes locales. Depuis quelques années, notre équipe mène un travail de réflexion sur le rapport hommes/femmes dans le mode de production capitaliste, dont voici le fruit aujourd’hui.

Quels liens entre capitalisme et patriarcat? Entre genres et classes?
S’agit-il de deux systèmes distincts? l’un a-t-il engendré l’autre ? Où en est le rapport hommes/femmes aujourd’hui? Les genres sont-ils des classes?
Peut-on abattre la domination masculine? Abolir les genres? Comment? Sans abattre le capitalisme? Et la révolution? Le communisme et les genres feraient-ils bon ménage?

INCENDO hors série « GENRES & CLASSES, l’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes », vient de sortir   !

A l’origine, Incendo est un journal avignonnais créé en 2007 principalement pour relayer l’info sur les luttes locales. Depuis quelques années, notre équipe mène un travail de réflexion sur le rapport hommes/femmes dans le mode de production capitaliste, dont voici le fruit aujourd’hui.

Quels liens entre capitalisme et patriarcat? Entre genres et classes?
S’agit-il de deux systèmes distincts? l’un a-t-il engendré l’autre ? Où en est le rapport hommes/femmes aujourd’hui? Les genres sont-ils des classes?
Peut-on abattre la domination masculine? Abolir les genres? Comment? Sans abattre le capitalisme? Et la révolution? Le communisme et les genres feraient-ils bon ménage? Etc.

Avec ce numéro spécial « genres et classes », nous ne proposons pas de réponses définitives à ces questions. Nous livrons plutôt l’état actuel de nos discussions sur ce sujet, comme un ensemble de notes et de pistes de
réflexion, comme une contribution à ce nécessaire débat.

AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO :

_ Éditorial

_ Capitalisme, genres et communisme.
L’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes.

_ Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ?
Sur le travail domestique, les femmes et le capitalisme.

_ Un demi siècle de chamboulement. Quelle famille aujourd’hui?

_ La famille sens dessus dessous?
Sur la reproduction de la force de travail au XIXème siècle.

_ Paternalisme patronal.
Les phalanstères capitalises.

_ Sur le mouvement de libération des femmes des années 1970.
Notes et pistes.

_ Ne me libérez pas, je m’en charge !
Brèves sur les femmes et les luttes.

_ Non-mixité et lutte armée, le torchon brûle.
Note de lecture critique sur « En catimini, histoire et communiqués des Rote Zora »

_ Grève des loyers et grève des mères. Walbrzych (Pologne)

_ Des parents d’élèves contre une fermeture de classes.
Ou quand des mères s’organisent…

_ Mauvaise blague…
Je ne veux pas d’enfants…

_ Petit lexique et petite bibliographie

« GENRES ET CLASSES, l’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes », Incendo hors série, octobre 2012, 208 p., 22 cm, prix libre/3 euros en librairie (frais de port pour un exemplaire : 3,10 euros).

À commander auprès d’Incendo:
incendo(at)no-log.org, ou Incendo c/o les Chemins non tracés, BP 259, 84011 Avignon cedex 1, FRANCE
(si vous voulez faire un chèque, c’est à l’ordre de « les Chemins non tracés »).

Disponible aussi dans de nombreuses bonnes librairies et bons infokiosques près de chez vous.

Pour les PDF des anciens numéros, textes et documents complémentaires, textes critiques,etc., voir sur internet (à partir d’octobre) :
http://incendo.noblogs.org

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 08:55

du lundi 17 septembre 2010 les spahis régiment de valence  ont eu l'occasion de faire la promotion d'un immense jeu vidéo dans la second vie. c'est à dire  dans l'espace urbain. On s'est étonné q du peu de réaction localement; il faut replacer  cette manoeuvre en ville dans la perpective du texte ci dessous

Le lien entre les jeux vidéo et le monde militaire n’est pas nouveau, et explique en partie pourquoi ils semblent les produits d’une « culture de violence ». Ce divertissement est né au sein du complexe militaro-industriel américain en pleine guerre froide, dans le contexte de la course à l’espace avec l’URSS. Une époque où le Pentagone dope de crédits le milieu de la recherche en informatique – dont font partie les hackers, inventeurs des jeux vidéo.

Apparu en 1962, Spacewar, le premier jeu vidéo simulant un combat spatial a servi avant tout à mesurer la puissance de calcul des ordinateurs. Dans les années 80, Battlezone, une simulation de tank vectorielle très célèbre a été utilisée par l’armée américaine comme support à l’entrainement. Mais c’est au cours des années 90, que cette collaboration, profitant d’une massification du marché, va déboucher sur une véritable synergie entre le Pentagone et l’industrie des jeux vidéo, le premier injectant des dépenses de recherche et investissement dans la conception de simulateurs militaires qui ont fini par être adaptés pour le commerce. Des jeux comme Harpoon, Rainbow Six et Full Spectrum Warrior sont les fruits de cette collaboration. Le recours au jeu vidéo comme outil de recrutement ne s’est amorcé qu’en 2002 avec America’s Army, un jeu multijoueur online qui a réussi à attirer jusqu’à présent près de 10 millions de joueurs.

En 2006, l’armée française s’est décidée à suivre le modèle américain à l’aide d’une version transformée de Ghost Recon Advanced Warfighter (GRAW) baptisée Instinct, jeu commercial dont la rhétorique est proche de la guerre contre le terrorisme. Une synergie s’établit alors entre l’armée et l’éditeur du jeu Ubisoft puisque la première a fourni au second une expertise militaire afin d’améliorer le réalisme de la simulation dans l’optique d’une future version commercialisée. Les enjeux qui se profilent sont doubles. D’un part, les soldats peuvent s’entrainer à la guerre et se familiariser avec les armes et combinaisons futuristes dont les jeux militaires s’inspirent (les exo squelettes, muscles artificiels, senseurs etc. des soldats de GRAW) et qui ne sont pas encore introduits sur le terrain. En France par ex., pour répondre aux mutations de la guerre, l’armée française recourt au fantassin à liaison intégré (FELIN) pourvu des dernières nano-technologies de pointe, un combattant proche du cyborg (mi-humain, mi-machine) anticipé par GRAW. De l’autre, le public (jeune, masculin, issu de classe populaire) que l’armée cherche à recruter participe clairement à une « sensibilisation » militaire à partir du monde civil et se sensibilise à la rhétorique de la guerre propre et anti-terroriste. Cependant, la collaboration entre l’armée française et l’industrie des jeux ne s’est pas vraiment poursuivie par la suite. Elle se limite aujourd’hui tout au plus à l’insertion de publicités de recrutement dans les jeux de sport.

D’évidence, les jeux de guerre ne pourraient voir le jour sans la conjonction de plusieurs forces. Comme la préparation des guerres réelles (par ex., la recherche dans les nano-technologies est mise au service du monde militaire), la conception des simulateurs de guerre puise dans la technologie civile et les ressources des plus gros distributeurs de contenu culturel. A un niveau marginal, nous participons donc au développement des armées « en jouant », comme c’est le cas, depuis longtemps, en « regardant » les nombreux films de guerre réalisés avec l’aide du Pentagone.

Post-scriptum

Pour plus d’informations lire : « Comment les armées se sont emparées des jeux vidéo ? », Damoclès, n°127, 2009.

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